L’Arc de Triomphe à Deauville

Courses / 07.08.2019

L’Arc de Triomphe à Deauville

L’Arc de Triomphe à Deauville

C’est LA course du meeting. Le sommet de l’été. L’Arc deauvillais, 1.600m en ligne droite, les 3ans face aux aînés : pas de malheureux possible, et un gagnant qui a toutes les chances de devenir le meilleur miler de l’année. Tout le monde attend le Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois. Les plus anciens se souviennent des victoires de Lyphard, Miesque, ou Hector Protector, signées Freddy Head ; les fans du cheikh Mohammed Al Maktoum de celles de Dubai Millenium et de son fils Dubawi, le plus grand nombre celle de Goldikova… Pourquoi une course prend-elle une telle importance dans l’imaginaire collectif ? Il y a le nom des champions qui l’ont gagnée, bien sûr. Mais il y a aussi d’autres éléments moins palpables. Une atmosphère. Presque une madeleine de Proust pour les passionnés qui ont eu la chance de gambader sur l’hippodrome deauvillais en culottes courtes. Leurs premiers émois sportifs coïncident avec ces silhouettes que l’on distingue à peine tout au bout de la ligne droite, et qui prennent enfin vie devant les tribunes.

Cette atmosphère, on la doit aussi au partenariat avec le haras de Fresnay-le-Buffard. La casaque Niarchos ne fait pas partie des plus anciennes de l’histoire des courses. Mais avec l’aide du magicien François Boutin, elle est devenue en moins de quatre décennies un objet de fantasme. « Quelle famille maternelle vous fait rêver ? », a-t-on demandé aux éleveurs qui présentent la semaine prochaine leurs yearlings chez Arqana. Beaucoup ont cité Miesque. Une championne en piste, et devenue peut-être encore meilleure au haras. Miesque, que l’on retrouve dans le pedigree d’Alpha Centauri (Mastercraftsman), la lauréate de l’an passé, et dans celui de Study of Man (Deep Impact), candidat au succès dimanche. L’édition 2019 vous semble un peu fade ? Songez que Study of Man, s’il s’imposait, apporterait un dixième succès aux couleurs bleu marine et bleu ciel. Soit autant que Marcel Boussac, à qui Stravos Niarchos avait acheté Fresnay-le-Buffard. Rarement une course s’est autant fondue à son partenaire…