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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

La Fédération des éleveurs présentera une liste d’union chez les propriétaires

Élevage / 21.08.2019

La Fédération des éleveurs présentera une liste d’union chez les propriétaires

Par Adeline Gombaud

L’Assemblée générale de la Fédération des éleveurs s’est tenue ce mercredi à Deauville. Loïc Malivet a annoncé la composition des listes de la fédération pour les prochaines élections de France Galop. Par ailleurs, des représentants du PMU, de France Galop et d’Equidia ont exposé à un public nombreux la situation de leurs différentes entités.

Il faudra bientôt l’appeler Fédération du galop… Loïc Malivet a en effet annoncé que la Fédération des éleveurs présenterait une liste dans le collège des éleveurs aux prochaines élections de France Galop, ainsi qu’une autre dans le collège des propriétaires. Il a expliqué : « Avec la commission électorale de la Fédération, nous avons travaillé sur plusieurs axes. Des défis se dressent face à nous et 1.400 de nos membres ont aussi un agrément de propriétaires. C’est pourquoi la Fédération a décidé de présenter non seulement une liste de candidats dans le collège éleveurs, mais également de se rapprocher de l’Association des propriétaires du Sud-Ouest, de l’Afac et des Anglos pour créer une liste d’union dans le collège des propriétaires. Des thèmes communs aux éleveurs et aux propriétaires seront abordés. Nous proposerons la création d’une association transversale du galop. Cela permettra aux socioprofessionnels de se rassembler autour d’un grand projet et de parler d’une seule voix. »

À la question de savoir s’il se présenterait à la présidence de France Galop, Loïc Malivet a indiqué que ce n’était pas dans sa perspective, sans l’écarter tout à fait.

La composition des deux listes de la Fédération des éleveurs aux élections de fin d’année de France Galop

- Éleveurs :

Loïc Malivet

Nicolas de Chambure

Mathieu Daguzan-Garros

Pierric Rouxel

Céline Gualde-Sirven

Alain Régnier

Henry Roussignhol

Jean-Paul Larrieu

Suppléants

Patrick Davezac

Edwige Le Métayer

Benoît Jeffroy

Tangi Saliou

- Propriétaires

Antonia Devin

Paul Couderc

Gilles Lorenzi

Julian Ince

Yvette Pantall

Xavier Papot

Antoinette Tamagni

Alain Chopard

Patrick Chedeville

Géraldine Reille Villedey

Suppléants

Renée-Laure Koch

Jean de Cheffontaines

Sylvain Martin

Jean-Michel Carrié

Vous pouvez lire le discours de Loïc Malivet à la fin de cet article.

Cyril Linette : « La clé du futur, c’est le client d’aujourd’hui »

L’un des premiers discours de Cyril Linette à son arrivée à la tête de la PMU avait eu pour cadre cette même assemblée. Un an plus tard, il est revenu exposer les premiers résultats de son plan, accompagné de son Comité directeur. Morceaux choisis.

« Depuis un an, qu’avons-nous fait ? Je suis venu avec mon nouveau Comité de direction, parce qu’il était important de vous les présenter. J’ai voulu amener du sang neuf dans les équipes. Nous avons fait énormément d’économies sur les charges : 50 millions d’euros en un an, avec beaucoup d’ardeur. Ce n’est pas simplement une série d’économies. C’est surtout une volonté de changer le train de vie du PMU. Ces 50 millions d’euros d’économie, c’est l’équivalent de 400 millions d’euros de paris en plus. »

« Nous avons porté nos efforts sur le pari hippique en France et en points de vente. On ne peut pas assurer la pérennité du PMU si nous ne menons pas d’actions vigoureuses sur ce qui représente 85 % de notre activité, c’est-à-dire notre cœur de métier. Nous avons mis en place un certain nombre de mesures qui illustrent ce recentrage. Je citerai la réforme du Quinté, avec l’objectif d’en refaire le produit phare du PMU en termes de gains. Il fallait trouver un système permettant d’être plus rémunérateur. Nous avons aussi fortement réduit l’offre de courses, et les sociétés-mères se sont adaptées. L’objectif est de donner plus de temps aux parieurs pour réfléchir à leurs jeux et aussi reconstituer les masses d’enjeux. »

« Les résultats sont encore fragiles, mais l’activité commence à être moins négative. Elle est même positive depuis juin. Les mois d’été n’ont pas été aussi performants qu’on l’aurait espéré mais on ne note pas de décrochage. Les résultats du Quinté sont en dessous de nos espoirs, ceux de la réduction de l’offre largement au-dessus. Nous avons réduit l’offre de 20 % et enregistré 30 % d’enjeux en plus. Ça marche ! Pour le Quinté, des aménagements sont encore possibles pour rectifier légèrement le côté un peu sec du jeu. Nous sommes légèrement en avance sur nos objectifs. »

« Nous avons un cap, et nous n’allons pas y déroger. Le pari hippique n’est pas un pari très grand public, pas plus que les courses ne le sont. Il faut travailler la base de clients actuels. Dans notre activité, 10 % des clients font 80 % du C.A. Les oublier serait suicidaire !

La clé du futur, c’est le client d’aujourd’hui. C’est lui qu’il faut contenter, c’est lui qui parlera de sa passion, c’est lui qui ira chercher les abandonnistes, et peut-être aussi des nouveaux. Je ne crois pas à la conquête à 180°. Les JeuxDi, à ce stade, ce sont des sujets de communication. C’est important aussi, l’image. Il faut légitimer le pari. Très prochainement, nous mettrons en place une émission de télévision hebdomadaire pour expliquer les courses. »

« Nous avons pris des mesures très fortes contre les GPI*. Cela nous coûte très cher, mais il était important de protéger les parieurs français. Nous avons besoin des GPI mais avec nos règles et non les leurs. »

* Grands parieurs internationaux

Arnaud de Courcelles : « Arrimer Equidia à l’Institution »

Arnaud de Courcelles est arrivé à la tête d’Equidia fin février. Il a exposé sa stratégie pour la chaîne des courses.

« Les courses, c’est un univers que je ne connaissais pas. Je vais vous présenter mon rapport d’étonnement suite à mon arrivée chez Equidia. La chaîne fonctionne en grande partie sur le direct des courses (75 % de l’audience). Mes prédécesseurs ont voulu créer une vraie chaîne de télévision, une BFM des courses en quelque sorte. Mais on a fini par perdre notre ADN qui est le parieur. J’ai aussi voulu arrimer Equidia à l’Institution. Nous devons être son outil de communication et de marketing. Nous devons être au service du parieur. C’est pour cette raison que nous avons réalloué des moyens au Grand Direct. Nous essayons de développer la prescription du pari, le faire vivre, de mieux mettre en valeur le Quinté… Cela s’illustre dans une émission comme l’Avant-Course plus longue, et par l’apparition à l’écran de petits outils comme le total des enjeux… Nous devons aussi promouvoir la filière hippique, avec des émissions comme Top Région, Histoire de Pros, ou la diffusion des courses P.M.H. Nous voulons valoriser le spectacle. C’est le cas dans le Grand Debrief du dimanche. On doit apporter plus d’immersion et de transparence. Cela devrait se traduire par des micros HF sur les drivers ou les jockeys, d’une charte que l’on souhaiterait établir avec les commissaires pour éventuellement filmer leurs enquêtes… Cette valorisation du spectacle, c’est aussi traiter nos grandes courses comme il se doit. Le 25 septembre, nous proposerons un prime time d’1 h 30 sur le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe avec Christophe Soumillon, Yves Saint-Martin, Lanfranco Dettori… »

Tracking : d’ici la fin de l’année à ParisLongchamp

Olivier Delloye a fait le point sur le sujet du tracking au galop : « La solution déployée au trot et qui fonctionne à Vincennes, Enghien et désormais à Cabourg ne fonctionnait pas sur les courses au galop du fait du positionnement du boitier sur les tapis de selle et aussi à cause boîtes de départ. Ce boîtier ne captait pas suffisamment de satellites. Nous avons dû changer notre fusil d’épaule avec le même partenaire, et développer une technologie alternative. Elle n’assurera pas tout à fait la même précision que celle obtenue au trot, mais elle devrait nous offrir une précision de moins de 50 cm dans 80 % des cas. Elle a été testée à plusieurs reprises, et avec succès, en juin à ParisLongchamp. Maintenant on va rentrer dans une phase d’industrialisation pour pouvoir lancer le tracking au galop d’ici la fin de l’année, vraisemblablement à ParisLongchamp. »

Dopage : « On ne peut pas condamner sur des rumeurs »

Le sujet du dopage est intervenu parmi les questions qui ont animé le débat. Des produits comme l’ITPP ou le TB1000 ont été cités, et France Galop interpellé sur le fait que de tels produits n’étaient toujours pas détectés alors qu’ils étaient présents sur le marché depuis sept ans…

Le Docteur Paul-Marie Gadot a pris la parole pour expliquer : « Nous connaissons ces menaces et ces produits que vous évoquez. Notre laboratoire est capable de les trouver. Peut-être même avons-nous réussi à le faire avant le laboratoire de Hongkong. Il existe cinq laboratoires certifiés au niveau international, dont celui de la France. Nous travaillons dans un État de droit. Les rumeurs ne sont pas suffisantes pour condamner ! Les cas de dopage avéré ont donné lieu à des condamnations. Je pense à l’exemple de certains entraîneurs espagnols. Nous avons travaillé avec le Jockey Club espagnol et les entraîneurs du Sud-Ouest peuvent témoigner du sérieux de ce travail. Nous sommes extrêmement vigilants. Plus un entraîneur gagne, plus il est contrôlé, en course, à l’entraînement, en sortie d’entraînement… C’est un phénomène mécanique. »

Et le pari à cote fixe ?

Une question a porté sur la progression du chiffre d’affaires de la FDJ, « à deux chiffres », qui pourrait s’expliquer par le fait qu’elle propose des paris à cote fixe. Est-ce envisageable dans les courses ? Cyril Linette a expliqué : « Il ne faut pas se comparer à la FDJ car elle touche 52 % de la population française, contre 7 % pour le PMU ! Donc si l’on ramène les chiffres au taux de pénétration dans la population, c’est plutôt le PMU qui surperforme de façon incroyable depuis quelques années ! On ne parle pas de la même chose… On parle d’une activité grand public d’un côté, et d’une activité de spécialistes et de passionnés de l’autre… Pour la cote fixe, nous n’avons aucun tabou. Dans un cadre limité, sur les paris les plus simples, cela peut être un élément de pédagogie. »

LE DISCOURS DE LOÏC MALIVET À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA FÉDÉRATION DES ÉLEVEURS, LE 21 AOÛT 2019

« Chers éleveurs, chers amis,

Je vous souhaite la bienvenue à cette Assemblée générale de la Fédération des éleveurs.

Dans un premier temps, notre trésorier vous fera un bref rapport financier et interviendront ensuite les responsables des différentes commissions, je les remercie par avance pour le travail déjà effectué et pour leur implication dans les futurs projets.

À l’issue de ces interventions, nous aurons l’occasion de débattre sur la campagne électorale que nous allons mener dans les prochaines semaines afin que les éleveurs soient bien représentés dans les instances de France Galop.

Après ce débat, nos invités du PMU, d’Equidia et de France Galop viendront faire un bilan de la situation de l’Institution quasiment un an jour pour jour après notre débat de l’année dernière qui avait été très riche et fortement suivi, notamment sur les réseaux sociaux.

À l’occasion de nos dernières élections internes, le Comité de la Fédération a été fortement renouvelé. Jamais autant de jeunes éleveurs n’avaient intégré notre structure. Ils représentent l’avenir et avec l’implication de nous tous, notamment des femmes dont la représentation au sein de notre Comité n’a pas d’égal dans les autres associations du monde des courses, nous devons faire évoluer l’institution.

Ce mandat de 4 ans sera donc celui de la transmission à une nouvelle et jeune génération d’éleveurs et en cette année électorale, le terme Fédération va prendre tout son sens.

En effet, c’est sur cette idée d’union entre nos éleveurs, aux profils pourtant tellement variés, qu’il faudra s’appuyer durant la campagne qui, comme tous les 4 ans, démarre durant ce meeting de Deauville.

Face aux tentations partisanes ou orientées, notre force est de défendre l’intérêt général et de parler au nom de vous tous, que vous soyez éleveurs de pur-sang, d’AQPS, d’anglo-arabes ou d’arabes purs ; que votre production soit orientée vers le plat ou l’obstacle, ; que vous soyez éleveur-vendeur, propriétaire-éleveur ou éleveur sans sol.

Au lendemain des élections, il faudra en outre faire preuve d’ouverture en se rassemblant avec ceux qui, bien qu’adversaires pendant la campagne, ont des idées compatibles avec les nôtres ; aussi bien qu’en discutant et en essayant de convaincre ceux qui en sont le plus éloigné.

  1. Une Fédération active et influente

Comme vous le savez, le travail des élus de la Fédération ne se limite pas à gagner une élection mais se poursuit tout au long des 4 années que dure leur mandat.

La Fédération intervient au niveau national via nos relations avec les ministères de tutelle et nos contacts réguliers avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ou les élus locaux.

Bien évidemment, nos élus sont d’ores et déjà très impliqués au niveau de France Galop, que ce soit au sein du Conseil d’administration, du Comité, des Conseils du plat et de l’obstacle que de la commission des régions et des Comités régionaux ; cette présence indispensable doit être maintenue et renforcée.

Autre rôle que nous exerçons et qui revêt une importance capitale bien que parfois méconnue : la présidence de la Commission du Stud-book du Pur-Sang Anglais. Avec la vice-présidence du Respe qui nous a été récemment confirmée pour un nouveau mandat et notre présence dans les différents Comités et groupes de travail de l'Ifce et du Sire, ce sont autant d’activités qui traduisent l’implication de la Fédération dans les domaines réglementaires et sanitaires.

Au niveau européen, nos élus participent aux multiples réunions de l’Eftba et de l’E.H.N., organisant ainsi la défense commune de nos intérêts, ce travail prenant tout son sens dans la période d’incertitude actuelle liée au Brexit et aux menaces sanitaires auxquelles nous sommes régulièrement confrontés ces dernières années.

Suite au rapprochement opéré avec nos homologues irlandais, nous sommes en mesure de faire face à ces problématiques, nos sorts étant étroitement liés.

Les prochains mois seront déterminants en la matière et nous continuerons à travailler pour mettre en œuvre les solutions que nous avons imaginées avec nos homologues européens pour faciliter au maximum les formalités administratives et sanitaires liées au transport de nos chevaux.

Nous participons également aux congrès de l’I.T.B.F. qui ont lieu tous les 18 mois, donnant ainsi une dimension mondiale à notre action. La France organisera d’ailleurs ce congrès en 2020, ce sera l’occasion de montrer aux représentants des 40 pays présents notre savoir-faire.

Quelle autre association peut se vanter d’une telle présence et d’une si forte influence ?

  1. L’avenir/nos thèmes de campagne

Avec la Commission électorale de la Fédération, nous avons travaillé sur plusieurs axes qui nous paraissent essentiels à défendre.

Face aux défis qui se dressent et forte de plus de 1.400 éleveurs parmi ses adhérents ayant également un agrément de propriétaire, la Fédération a décidé de présenter non seulement une liste de candidats dans le collège éleveurs, mais également de se rapprocher de l’Association des propriétaires du Sud-Ouest, de propriétaires des autres régions, mais aussi de l’Afac et d’Anglo course pour créer une liste d’union dans le collège propriétaires.

Des thèmes communs aux éleveurs et aux propriétaires seront abordés :

Nous proposerons la création d’une association transversale du galop, en effet, dans cette période où se multiplient les listes électorales, cela permettrait de fédérer les socioprofessionnels autour d’un grand projet commun et de parler d’une seule voix.

Le projet de rapprochement trot-galop-(PMU) doit impérativement aboutir, c’est la clé du redressement de l’Institution et la condition sine qua non pour que l’État nous aide dans cette transition. À terme, ce sont des économies de fonctionnement importantes que nous pourrons aller chercher et ainsi relancer la croissance tant attendue.

Le maillage territorial des hippodromes est une force et il est nécessaire d’y investir du temps et des moyens dans le cadre d’un grand projet national qui permettra d’améliorer leur communication et leur rayonnement. Ce grand projet devra aussi être l’occasion de réfléchir à une mise en commun de moyens humains et techniques entre hippodromes lorsque cela est possible.

Les Grands Prix de province doivent avoir lieu le week-end à des horaires adaptés, pour attirer des spectateurs ils ne doivent plus être programmés sur d’autres créneaux.

Toujours au niveau des régions, après les évolutions des dernières années apportées aux conditions de courses, notamment pour les jeunes chevaux, il est plus que jamais nécessaire aujourd’hui d’adapter les programmes dans chaque région en fonction des effectifs et du niveau de celui-ci… une course pour chaque cheval !

S’agissant de l’obstacle, la Fédération a toujours défendu le 2/3-1/3 et continuera à le faire. Le galop doit profiter de la vitalité de cette discipline pour marcher sur ses deux jambes. Plat et obstacle, unis et solidaires, sont les deux pans de notre activité.

Souvent critiquée, la gouvernance de France Galop doit être réformée et se moderniser si l’on veut qu’elle puisse gagner en réactivité et en volonté d’évolution.

Autre sujet à défendre, la fiscalité des propriétaires, des éleveurs et la spécificité des éleveurs sans sol.

Sur le dossier de la T.V.A., nous militons pour qu’un taux réduit à négocier s’applique à partir du jour où le cheval est déclaré à l’entraînement, cette solution paraît acceptable aux yeux des élus et des représentants des ministères que nous avons interrogés, ce serait un bon compromis.

De plus en plus mis en avant, le bien-être animal sera un sujet incontournable de la campagne. Sur ce point, la Fédération a été la première à soutenir financièrement ADDP et continuera à être leader sur le sujet pour défendre l’image des courses par la promotion d’une image positive de notre sport. En outre, il faut souligner le travail effectué par la Fédération dans le cadre de la rédaction de la charte pour le bien-être équin, aujourd’hui reconnue comme texte de référence sur le sujet.

S’agisssant des propriétaires, il faudra améliorer encore l’accès à la propriété (notamment la promotion des écuries de groupe) et le suivi des nouveaux entrants. Pour cela et pour travailler à un meilleur accueil sur les hippodromes, il nous paraît indispensable de relancer la Commission propriétaires au sein de France Galop.

Recrutement, reconnaissance et réception (3R) seront les axes chantiers de cette Commission.

S’agissant des éleveurs, la Fédération continuera à défendre les 4 races d’élevage et leurs spécificités, elles contribuent à la richesse et à la diversité de l’élevage français.

De même, nous défendrons le retour des primes à l’éleveur pour tous, sans distinction d’âge. Cette position a été adoptée à très forte majorité par le nouveau Comité de la Fédération des éleveurs élu au printemps à l’issue de nos élections internes. C’est le fruit d’une réflexion collégiale et d’une large consultation.

Pour conclure sur une note positive, la réussite de l’étalonnage français, avec la hausse de qualité récente que l’on constate, aussi bien en plat qu’en obstacle, démontre qu’il est possible de se sortir d’une situation difficile avec de la volonté et de l’audace, sans pour autant renier ses valeurs fondamentales. C’est cette idée que nos candidats porteront lors des prochaines élections.

N’oublions pas également que les réformes déjà entreprises commencent à porter leurs fruits : après des années de baisse continue, la fréquentation des hippodromes parisiens et régionaux repart à la hausse, la réussite des Jeuxdi de ParisLongchamp est un modèle qu’il faudra décliner partout. Cette hausse de fréquentation a des conséquences positives sur les enjeux P.M.H.

De son côté, le travail du PMU commence à porter ses fruits, Cyril Linette vous exposera tout à l’heure un point d’étape sur le sujet. Il sera impératif de continuer à prendre en considération les suggestions des parieurs, ce sont nos clients et il faut les écouter.

Tous unis, continuons les réformes nécessaires à l’Institution des courses et nos efforts qui, associés un vrai plan de relance, permettront de retrouver le chemin de la croissance.

Je vous remercie de votre attention et je suis maintenant à votre écoute pour débattre de ces différents sujets.