Ce pays où les courses sont (presque) une religion

Le Mot de la Fin / 03.08.2019

Ce pays où les courses sont (presque) une religion

Le mot de la fin : Hommages

Au Japon, le sport hippique a atteint une nouvelle dimension, bien au-delà de la passion... On peut même parler de dévotion : l’impressionnante mobilisation qui a fait suite à la disparition de Deep Impact (Sunday Silence) en atteste. Le grand étalon s’est éteint mardi 30 juillet, à 17ans, devant être euthanasié des suites d’une fracture de la colonne cervicale. L’émotion a été grande au pays du soleil levant, où ce cheval était une véritable star. Ce week-end, les hommages se sont multipliés à travers l’archipel. Les passionnés ont ainsi pu se recueillir sur les hippodromes en activité, comme Niigata ou Sapporo, où des mémoriaux étaient installés. Les fans ont dit un dernier au revoir à leur champion, déposant des fleurs, priant même devant la photo de cette idole du sport hippique. La Japan Racing Association (J.R.A.) a aussi organisé des lieux d’hommage sur les hippodromes fermés l’été, comme Tokyo ou Nakayama. Des hommages vidéo ont par ailleurs été projetés sur les écrans géants, retraçant la carrière du plus célèbre des pur-sang japonais. À Hokkaido, où se trouve Shadaï Farm, le public a aussi pu venir se recueillir. De nombreux fans ont répondu présent un peu partout au Japon, preuve que dans son pays, Deep Impact était bien plus qu’un cheval de course.