Ce que les équipes de Deauville ont prévu pour la piste

Courses / 01.08.2019

Ce que les équipes de Deauville ont prévu pour la piste

C’est le début du meeting de Deauville et, dès le week-end du Prix Rothschild (Gr1), la piste montrait des signes de fatigue : les jockeys sont d’ailleurs restés un peu éloignés du rail, à la recherche de bon terrain. France Galop a pris des dispositions, parmi lesquelles le transfert de toutes les épreuves avec tournant (hors black type, inédits 2ans, maiden 2ans et Classe 2 de 2ans) sur la P.S.F.

Une semaine de courses supplémentaire. S’inquiéter de l’état de la piste de Deauville dès le dimanche du Rothschild, soit le premier week-end du meeting, est assez inédit. Cependant, comme le souligne Franck Le Mestre, directeur de l’hippodrome de Deauville, la piste a été sollicité par des circonstances exceptionnelles avant le début du meeting : « Nous avons récupéré les réunions de Maisons-Laffitte, la piste n’étant pas praticable, et de ParisLongchamp jeudi dernier en raison de la canicule. À Deauville, nous avons eu une journée de canicule lors de ce jeudi, où nous avions d’ailleurs retardé les courses. Cela fait donc une semaine de courses en plus. Or, quand il fait chaud, le cycle végétal n’est pas le même : cela ne pousse plus. Nous avons préféré prendre toutes les précautions nécessaires. »

Décordage à quatre mètres. Le déplacement de courses sur la fibrée n’est pas la seule mesure prise pour préserver la piste, comme Franck Le Mestre nous l’a expliqué : « Nous avons par exemple décidé de faire différemment concernant le décordage. En général, nous décordons dès la deuxième semaine du meeting, à 1,50m. Nous avons mis en place un décordage à quatre mètres. Nous avons un bon temps normand actuellement, pas trop chaud, et on remarque que le gazon réagit. Dimanche dernier, nous avons vu que les jockeys restaient un peu écartés de la corde dans le tournant, qui a un brin souffert, et dans la ligne droite. J’étais content de les voir le long de la corde lors de la réunion de mardi. Nous avons aussi eu de la pluie, ce qui nous a permis de rouler la piste. Nous nous sommes donné comme règle de faire un point systématiquement : nous connaissons notre piste, nous écoutons les retours des professionnels. Nous sommes vraiment à l’écoute. Les courses c’est de l’animal, avec le cheval, et du végétal avec la piste… nous avons donc une approche d’agriculteur, celle qui consiste aussi à suivre la végétation. »