Royan-La Palmyre veut poursuivre son développement

Courses / 08.08.2019

Royan-La Palmyre veut poursuivre son développement

Royan-La Palmyre veut poursuivre son développement

Redressée de main de maître par son ancien président, André Jirodineau, la Société de courses de Royan-Atlantique a considérablement évolué ces dernières années. Depuis le 16 mars dernier, c’est Philippe Gadreau ancien maire des Mathes, commune sur laquelle sont implantés l’hippodrome et le centre d’entraînement, et ancien chef d’entreprise, qui lui a succédé à la tête de la Société. Novice dans les mondes des courses, il nous dévoile ses ambitions.

Philippe Gadreau ne s’en est jamais caché, il n’est pas issu du sérail. « Pendant des années, mon seul rapport avec les courses était lorsque j’étais invité par mon prédécesseur à remettre le Prix de la commune », plaisante-t-il. Incité par André Jirodineau à se présenter à la présidence de la Société des courses, il explique : « Par le jeu des élections, celui à qui je succède n’a malheureusement pas été élu au conseil d’administration. Mais je m’appuie sur une équipe qui est en place depuis des années et qui maîtrise parfaitement les différents sujets. Moi, mon domaine, c’est vraiment le volet économique et commercial. »

Une communication accrue. L’hippodrome et le centre d’entraînement de Royan dépendent de la CARA, la communauté d’agglomération Royan Atlantique. C’est à la CARA que l’on doit, il y a une dizaine d’années, la construction du centre d’entraînement actuel. Des investissements menés par André Jirodineau ont contribué à faire de ce centre un haut lieu de l’entraînement en France, avec comme tête d’affiche, Guillaume Macaire, Arnaud Chaillé-Chaillé, Thomas Fourcy, ou encore Isabelle Gallorini. Philippe Gadreau poursuit : « Aujourd’hui, concernant les pistes ou le centre d’entraînement, nous devons maintenir ce qui a été fait. Et la situation financière laissée par l’ancien président le permet. L’accent doit être mis en revanche sur la communication si nous voulons poursuivre notre développement. Nous devons aussi coller à la politique menée par l’office de tourisme communautaire qui, je le rappelle, gère le site. » Et c’est là que cet ancien chef d’entreprise spécialisée dans le mobilier publicitaire intervient : « Nous devons conquérir une nouvelle clientèle sur notre hippodrome, ceux que j’appelle les novices. Pour cela, il faut mettre le paquet sur le marketing et passer des partenariats avec les différents acteurs économiques de l’agglomération en nous appuyant bien sûr sur nos atouts, dont les professionnels de la région font partie. Notre hippodrome est à la fois un outil économique et un outil touristique. »

Monter en gamme dans l’accueil. L’un des rôles d’une société de courses est d’organiser une réunion hippique. Philippe Gadreau, qui est par ailleurs conseiller à la chambre de commerce de l’agglomération Royan Atlantique, a son idée sur la question : « Pour qu’une réunion soit vraiment réussie, il faut que le public soit au rendez-vous. Et pour une meilleure fréquentation, nous devons améliorer l’accueil dans notre hippodrome, qui a été pensé en fonction du centre d’entraînement, mais pas assez pour le public. J’ai beau avoir la naïveté de celui qui débute, je me doute bien que nous n’allons pas améliorer les courses en France, mais, modestement, ce que nous avons réalisé ces premiers mois donne déjà des résultats satisfaisants en termes de fréquentation et d’enjeux sur l’hippodrome, comme cela a été le cas lors du Trophée Vert. Par exemple, nous avons mis en place un package qui donne accès à une visite du site suivie d’un repas et la possibilité d’apprendre à parier. Cela fonctionne bien. Idem, privatiser la salle de réception est un moyen de fidéliser des partenaires. Nous pouvons aussi améliorer l’offre de restauration et les animations. L’idée est vraiment que les gens qui découvrent l’hippodrome en sortent conquis. »

Unir les forces. Après quelques mois comme président, Philippe Gadreau estime qu’il est désormais temps de fédérer autour de l’hippodrome : « Toutes les communes de l’agglomération doivent se sentir concernées par l’hippodrome. Récemment, nous avons débaptisé un certain nombre de Prix pour qu’ils portent le nom de villes voisines. C’est un premier pas» Au sujet de l’éventuelle organisation d’une fête du cheval relayée dans un quotidien local, Philippe Gadreau répond : « C’est un projet et je ne sais pas s’il verra le jour. En tout cas, notre région est une région passionnée par les chevaux. Il y a des entraîneurs de renom et de nombreux artisans qui sont liés aux chevaux, des centres équestres et même un cabaret équestre. Cela représente beaucoup d’emplois. Si nous unissions tout cet écosystème qui gravite autour du cheval et qui ne s’est jamais rassemblé, cela serait magnifique. Tout le monde serait gagnant. »