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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Thomas Trullier, une étoile montante chez les jockeys

Courses / 16.08.2019

Thomas Trullier, une étoile montante chez les jockeys

Originaire d’Argentan, Thomas Trullier monte en course depuis un peu plus de deux ans et fait déjà partie du top 15 des jockeys. À 19 ans, il ne compte pas pour autant se reposer sur ses acquis…

Par Alice Baudrelle

Jour de Galop. – Comment avez-vous intégré le milieu des courses ?

Thomas Trullier. – J’ai toujours aimé les chevaux. Quand j’étais petit, je montais à poney dans un centre équestre et je faisais des concours. Mon père, Jacky Trullier, était entraîneur de trot et j’allais souvent voir ses chevaux le matin. Pour autant, je n’avais pas envie de faire carrière dans ce milieu : il y a beaucoup trop de matériel ! J’ai toujours aimé le galop, l’adrénaline, la vitesse… Un jour, j’ai eu envie de monter sur un galopeur et ça m’a plu. J’ai rencontré Nicolas Clément à Deauville durant l’été 2014. J’ai décidé d’entrer à l’école des courses hippiques à Gouvieux et j’ai entamé mon apprentissage chez lui au mois de septembre. Tout s’est passé comme je l’espérais. Il m’a fait confiance et il a commencé à me faire monter des courses école. Cela s’est très bien passé et, par la suite, il m’a fait prendre ma licence d’apprenti jockey. J’ai débuté pour lui par une troisième place, en novembre 2016. Tout s’est enchaîné et plusieurs entraîneurs ont commencé à faire appel à moi.

Vous réalisez actuellement une magnifique année 2019 : 39 victoires et 167 places, pour 402 montes. À titre de comparaison, vous avez franchi le poteau en tête à 11 reprises en 2018. Comment expliquez-vous cette réussite fulgurante ?

Mon patron me fait énormément confiance. Je dois aussi ma réussite à Bruno Barbereau, qui est mon agent depuis trois mois et qui gère très bien ma carrière. Nicolas Clément m’avait parlé de lui et c’est ainsi que je l’ai rencontré. Nous avions les mêmes projets et nous avons décidé de conclure un accord. Avant Bruno Barbereau, je m’étais attaché les services de Jules Susini, qui m’a lancé et m’a beaucoup fait monter pour l’extérieur. Beaucoup de personnes me soutiennent également, à l’image de Stéphane Pasquier, de ma mère…

Quels sont vos points forts, selon vous ?

Je fais beaucoup de sport. Je cours beaucoup et je fais du vélo, même si je n’ai pas de problème de poids. J’ai une bonne hygiène de vie. Mentalement, je pense que je suis assez fort et très compétitif.

Quel est, à ce jour, votre meilleur souvenir ?

Ma première victoire, à Clairefontaine-Deauville. C’était le 29 août 2017 avec un débutant, Smart Vendôme (Kendargent), pour le compte de Nicolas Clément. C’est un cheval que j’ai toujours aimé, un vrai cheval de cœur.

Quels sont vos plans pour l’avenir ?

Je vais partir aux États-Unis chez Christophe Clément cet hiver durant deux ou trois mois, afin d’apprendre l’anglais et de voir autre chose. Nicolas Clément m’avait proposé d’y aller il y a un an, mais j’avais préféré attendre un peu. Avant cela, j’espère gagner un Quinté : ça serait beau !