Tour des haras - COULONCES SALES - Anna Sundstrom : « Nous avons réduit notre offre pour nous concentrer sur la qualité des chevaux »

Élevage / 06.08.2019

Tour des haras - COULONCES SALES - Anna Sundstrom : « Nous avons réduit notre offre pour nous concentrer sur la qualité des chevaux »

COULONCES SALES

LES GAINS

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Anna Sundstrom : « Nous avons réduit notre offre pour nous concentrer sur la qualité des chevaux »

Comme chaque année, les journalistes de JDG visitent les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire sur leurs lots 2019. Onzième épisode : Anna Sundstrom de Coulonces Sales

Jour de Galop. - Comment jugez-vous votre lot pour ces ventes d’août ?

Anna Sundstrom. - Je trouve que notre lot de yearlings est de très bonne qualité. C’est un groupe de chevaux homogène. Nous avons réduit le nombre de yearlings que nous présentons pour la vente d’août car nous voulions vraiment nous concentrer sur la qualité des chevaux. C’est quelque chose de très important que de réussir à emmener le bon cheval aux ventes. Nous en avons seize au total. Le but est aussi de faire du cas par cas. La météo au printemps nous a aussi aidés à avoir de la bonne herbe et nous devrions avoir du bon foin. En voyant les chevaux avec un œil objectif (rires), je pense qu’ils sont en super état.

Avez-vous un coup de cœur ?

Je les aime tous. C’est difficile à dire. Nous présentons des yearlings pour tout le monde, des plus petits portefeuilles aux plus conséquents. J’ai deux Siyouni (Pivotal) par exemple. Comment se tromper avec lui ? Plus sérieusement, ils sont tous spéciaux. Je suis fière de chacun d’entre eux.

Comment jugez-vous l’état du marché des yearlings actuellement ?

Il est très sélectif mais je pense que c’est partout pareil. Et c’est très bien car il doit l’être. C’est pourquoi nous avons de notre côté aussi sélectionné nos yearlings. Les gens font très attention aux chevaux qu’ils achètent. Ils veulent celui qui, dans leurs yeux, sera un cheval de course.

Quelles sont, pour vous, les particularités de la vente d’août ?

Encore une fois, c’est une vraie vente de sélection. Nous devons préparer nos yearlings pour cela. Cette vente est aussi très spéciale dans le sens où il faut des chevaux précoces et matures assez tôt dans l’année pour espérer les vendre en août. C’est une vente particulière car ils doivent être prêts autant physiquement que mentalement.

Comment décririez-vous le yearling idéal pour la partie sélectionnée ?

Un yearling très bien proportionné. Un très bon marcheur mais aussi très bien équilibré. Encore une fois, il doit avoir un très bon tempérament pour être manipulé et préparé facilement. Mais on remarque assez tôt lesquels seront prêts ou non pour la vente d’août.

Quelle famille maternelle vous fait particulièrement rêver ?

Celle d’Urban Sea (Miswaki) évidemment. Mais il y a tellement de lignes maternelles fantastiques. Tous les ans, on voit de nouvelles lignes apparaître.

Qui est le jeune étalon (premiers yearlings) en qui vous croyez le plus ?

Nous trouvons les Shalaa (Invincible Spirit), Pride of Dubai (Street Cry) et The Gurkha (Galileo) assez exceptionnels. Ce sont trois étalons très différents. Mais les produits issus de ces étalons avec lesquels j’ai travaillé ont tous été incroyables à préparer.

Parmi les chevaux qui ont été préparés par vos soins, lequel vous a le plus marqué et pourquoi ?

Il y a tant de chevaux qui m’ont marqué. Je citerai évidemment Le Havre (Noverre) mais aussi Home of the Brave (Starspangledbanner), Avenir Certain (Le Havre), Bathyrhon (Monsun), Our Last Summer (Zamindar), Bokan (Soldier of Fortune), Peace Envoy (Power), Camprock (Myboycharlie), Laurens (Siyouni), Noor Sahara (Lope de Vega), entre autres. Parmi les plus récents que nous avons vendus, nous avons eu beaucoup de succès en Scandinavie aussi.

Quel est votre secret pour gérer la pression à la veille de ce rendez-vous majeur ?

Je n’ai aucun secret. Je le recherche encore. Je vais me cacher pour que l’on me laisse tranquille (rires) !

En cette année électorale, quelle est selon vous la mesure la plus urgente à prendre pour la bonne santé des courses françaises ?

Nous devons attirer les propriétaires. En plus, nous avons tout ce qu’il faut en termes d’accueil et de gastronomie en France. Je trouve cela aberrant par moment. Il faut vraiment revoir tout cela. Ouvrir les courses à tout le monde. Les rendre plus accessibles, c’est primordial. Quand un propriétaire a un partant, il doit avoir la possibilité d’aller au restaurant par exemple. En France, il y a du bon vin, du bon fromage, de la bonne nourriture de manière générale, pourquoi est-ce que nous ne l’utilisons pas plus ? Nous avons besoin de nouveaux propriétaires, ça ne sert à rien d’aller voir comment cela se passe ailleurs, nous devons séduire notre clientèle à notre manière.

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot Sexe Père Mère

57 F Siyouni Baino Rock

65 M Camelot Chaiba

74 M Siyouni Dalamar

120 M Zoffany Magic America

156 M Acclamation Rock Exhibition

191 F Reliable Man Supernova Heights

229 M Acclamation Basilia

241 F Pride of Dubai Costa Rica

290 M Helmet Lakota Treaty

307 F Bobby’s Kitten Morning Bride

331 F Pride of Dubai Reverent

La course d’une vie. Nous avons demandé aux éleveurs nous commenter LA course qui a le plus marqué leur carrière, en nous décrivant l’histoire du cheval qui portait tous leurs espoirs. Pour voir la vidéo de l’interview, cliquez ici