TOUR DES HARAS - DOMAINE DE L’ÉTANG - Élise Drouet : « Le pessimisme n’est pas ma ligne de conduite ! »

Élevage / 08.08.2019

TOUR DES HARAS - DOMAINE DE L’ÉTANG - Élise Drouet : « Le pessimisme n’est pas ma ligne de conduite ! »

DOMAINE DE L’ÉTANG

72130 SAINT-AUBIN-DE-LOCQUENAY

Élise Drouet : « Le pessimisme n’est pas ma ligne de conduite ! »

Comme chaque année, les journalistes de JDG visitent les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire sur leurs lots 2019. Quinzième épisode : Élise Drouet, du Domaine de l’Étang.

Jour de Galop. - Comment jugez-vous votre lot pour ces ventes d’août ?

Élise Drouet. - Je ne juge pas mon lot. Il y a assez de personnes pour le faire (rires). Nous faisons de notre mieux, avec mon mari et associé David Salmon, à notre échelle.

Avez-vous un coup de cœur ?

Évidemment, nous en avons un. C’est un poulain par Intello [lot 225, ndlr] et la famille d’Aquarelliste (Danehill). C’est mon coup de cœur, car nous avons acheté la mère, Armure Bleue (Invincible Spirit), en Irlande, il y a trois ans maintenant. C’est notre première bonne souche. Elle était sortie de l’entraînement pour la faire remplir à Intello.

Comment jugez-vous l’état du marché des yearlings actuellement ?

Malgré la mauvaise impression générale, la qualité se vend. Tout a un prix, à sa juste valeur. Le pessimisme n’est pas ma ligne de conduite !

Quelles sont, pour vous, les particularités de la vente d’août ?

Le beau temps !

Comment décririez-vous le yearling idéal pour la partie sélectionnée ?

Nous avons tous un idéal mais qui a la vérité ? Je dirais un yearling bien né qui marche bien.

Quelle famille maternelle vous fait particulièrement rêver ?

La famille d’Aquarelliste, car c’est un pedigree chargé de bons chevaux et d’histoire.

Qui est le jeune étalon (premiers yearlings) en qui vous croyez le plus ?

Territories. Son fils que nous présentons est joli. Nous croyons en Territories car on l’aimait bien en course et il faut bien croire en un étalon ! Nous y sommes allés par rapport à son modèle et au caractère de la jument présentée.

Parmi les chevaux qui ont été préparés par vos soins, lequel vous a le plus marqué et pourquoi ?

Dans ma première carrière professionnelle, plusieurs, car j’ai préparé Zagora, Flotilla et bien d’autres… Mais à présent, c’est un autre sentiment car ce sont les miens. Je n’ai pas encore suffisamment d’années d’installation pour prétendre avoir un cheval qui m’a marqué. Mais j’ai la chance d’avoir déjà élevé Phocéenne [1re du Prix Rose de Mai, 2e du Prix Pénélope, ndlr]. Nous l’avons fait naître et élevée, mais nous ne l’avons pas préparée pour les ventes.

Quel est votre secret pour gérer la pression à la veille de ce rendez-vous majeur ?

Il n’y a pas de secrets, que du métier et se dire que rien n’est acquis.

En cette année électorale, quelle est selon vous la mesure la plus urgente à prendre pour la bonne santé des courses françaises ?

Reprendre du bon sens… Je dirais même du bon sens paysan et tout prend son sens.

La course d’une vie. Nous avons demandé aux éleveurs de nous commenter LA course qui a le plus marqué leur carrière, en nous décrivant l’histoire du cheval qui portait tous leurs espoirs.

Pour voir la vidéo de l’interview, cliquez sur l’image.

(lien https://www.facebook.com/jourdegalop/videos/519679105241427/)

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

# Sexe Origine

210 F. Fastnet Rock & Well Spoken

222 M. Territories & Amoa

225 M. Intello & Armure Bleue

238 F. Harzand & Chokhani

278 F. Olympic Glory & Iberica