À LA UNE - Soumi, Sumii, miracle et Foy

International / 05.09.2019

À LA UNE - Soumi, Sumii, miracle et Foy

L’information a été confirmée par nos confrères de la presse japonaise ce jeudi… Même s’ils se sont un peu trop emballés ! Christophe Soumillon sera en selle sur le japonais Kiseki dans le Qatar Prix Foy (Gr2), le 15 septembre à ParisLongchamp. Et il montera peut-être – nous insistons bien sur le peut-être – le cheval dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1).

Photo : Kiseki (à l'intérieur) - APRH

Comme nous l’a indiqué Steve Obry, agent de Christophe Soumillon, rien n’est encore décidé pour le Gr1 du premier dimanche d’octobre. Le jockey peut en effet avoir une autre option, lui qui a aussi accompagné le tchèque Nagano Gold (Sixties Icon) lors de ses deux dernières sorties. Vaclav Luka, son entraîneur, a confirmé que Nagano Gold irait bien sur le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, malgré sa tentative décevante dans le Lucien Barrière Grand Prix de Deauville (Gr2). « Pas assez de rythme », a-t-il expliqué ! Et cela tombe bien… Dans l’Arc, il devrait trouver du rythme, avec la présence annoncée de deux rouleaux compresseurs : Ghaiyyath (Dubawi) et Kiseki (Rulership). Reste à savoir si Nagano Gold a le niveau… et cela reste à prouver.

Kiseki, traduisez le miracle. Kiseki, en japonais, veut dire "miracle". Peut-être un signe du destin. Autre signe du destin : le dernier candidat japonais à avoir gagné le Qatar Prix Foy n’est autre qu’Orfèvre (Stay Gold), associé à Christophe Soumillon ! C’était en 2013 et en 2012. Orfèvre est le dernier cheval japonais que le champion jockey ait monté en France. Les comparaisons s’arrêtent là : Orfèvre était plutôt un attentiste, alliant beaucoup de fond à une vraie accélération. Kiseki a beaucoup de fond et de vitesse de base, mais pas vraiment de pointe de vitesse. Sur 2.400m, il n’est jamais meilleur qu’en déroulant, comme il l’a prouvé dans la Japan Cup 2018.

Au bon souvenir d’Epiphaneia. Si Orfèvre est le dernier cheval japonais auquel Christophe Soumillon ait été associé en France, sa dernière monte japonaise est en réalité Epiphaneia (Symboli Kris S), un gagnant du St Leger japonais… comme Kiseki ! En 2014, Epiphaneia est associé à Soumillon dans la Japan Cup (Gr1) et l’emporte. C’est une course à montrer dans les écoles. Le jockey a retrouvé Epiphaneia dans la Dubai World Cup (Gr1, Tapeta) l’année suivante. Une course à oublier.

Il n’y a pas d’interview de l’entraîneur Katsuhiko Sumii dans la presse japonaise pour expliquer ce choix de Christophe Soumillon dans le Foy (et certainement avec beaucoup d’espoirs pour l’Arc). Mais Katsuhiko Sumii entraînait Epiphaneia et cette victoire doit lui trotter dans la tête. Et il ne lui reste plus beaucoup de temps pour gagner l’Arc : il a annoncé sa retraite pour février 2021. Alors peut-être cette année, avec Soumi.