Ce dimanche, Tours fait le plein de partants

Courses / 28.09.2019

Ce dimanche, Tours fait le plein de partants

Ce dimanche, Tours fait le plein de partants

Marie-France Peltier, qui préside la Société des courses de Tours-Chambray, s’est confiée à Jour de Galop à la veille de la dernière réunion de la saison 2019.

Jour de Galop. – Sept courses de plat sont au programme ce dimanche à Tours, et les partants sont une nouvelle fois particulièrement nombreux au départ.

Marie-France Peltier. – Les deux courses de 2ans ont en effet une dizaine de partants chacune, celles de 3ans ont 12 et 13 partants. Quant à la course handicap des 4ans, elle a fait le plein et il a fallu éliminer des chevaux. La course à conditions des 4ans et plus est elle aussi complète avec 14 partants.

Il faut dire qu’au-delà de la qualité de la piste de Tours et de ses installations qu’apprécient beaucoup les socioprofessionnels, l’hippodrome leur est facilement accessible en deux heures depuis Paris, et il se situe à la sortie de l’autoroute.

Vous avez donc beaucoup d’écuries parisiennes qui viennent courir ?

Oui en effet, et cela s’explique notamment par leur facilité d’accès à notre hippodrome.

Carlos Laffon-Parias, Andrea Marcialis, ou encore Fabrice Vermeulen, Robert Collet, et bien d’autres seront présents dimanche à Tours.

Quelles sont vos perspectives pour les années qui viennent ?

Notre société de courses affiche de très bons résultats tant en enjeux qu’en entrées. L’année dernière, à la même époque, nous courions une mini-premium matinale pour le GTI où nous avions collecté 1,2 million d’euros d’enjeux.

Malheureusement, dans le cadre de la réorganisation des courses de Galop, Tours ne conserve pas sa journée de courses mini-premium.

C’est d’autant plus dommageable que Tours, au-delà de ses bons résultats, fait partie des treize grandes métropoles de France. Nous avons là un manque à gagner qui fragilise notre équilibre financier.

Nous sommes par ailleurs le seul hippodrome d’Indre-et-Loire qui continue à courir au Galop. Dans notre fédération, trois hippodromes ont perdu leur mini-premium au profit d’hippodromes tout premium. On aurait peut-être pu rassembler ces trois mini-premium pour en faire une journée tout premium qui se serait courue tous les ans à tour de rôle sur nos trois hippodromes.

Pour ce qui est du nombre d’entrées, nous avons connu une importante croissance au cours de ces dernières années, et l’hippodrome a reçu une moyenne de 3.000 visiteurs par journée de courses.

Nous avons su fédérer et communiquer pour amener beaucoup de jeunes et d’enfants.

Il y a un côté festif sur notre hippodrome qui est un écrin de verdure très agréable.

En ce qui concerne nos perspectives d’infrastructures, nous avons un plan de développement pour les années qui viennent, et nous comptons prochainement créer des boxes supplémentaires. Ils sont nécessaires, car ce dimanche, nous en louons cinquante démontables pour compléter les trente "en dur" qui existent déjà.

Nous avons d’autres idées de projets, mais nous avons besoin pour cela d’avoir une meilleure visibilité de la stratégie de France Galop en ce qui concerne la future répartition des courses.

Où trouve-t-on la motivation pour diriger un champ de courses ?

Cela fait plus de vingt ans que je préside aux destinées de cet hippodrome.

Il faut dire que je suis un peu tombée dedans quand j’étais petite. Mon père était éleveur de chevaux de courses et j’ai très tôt attrapé le virus. Je suis également depuis plus de vingt ans propriétaire-éleveur, ainsi que membre du conseil d’administration de la fédération régionale des courses hippiques.

Et puis, je suis ravie que Toujours Plus (Spirit One), le cheval dont je suis propriétaire-éleveur ait gagné il y a une dizaine de jours à Chantilly.

Vous le voyez la passion et l’énergie sont toujours bien présentes.