Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

GRAND SHOW ANGLO COURSE 2019 - La grand-messe des anglo-arabes à la croisée des chemins

Élevage / 20.09.2019

GRAND SHOW ANGLO COURSE 2019 - La grand-messe des anglo-arabes à la croisée des chemins

L’hippodrome de La Teste accueillait ce jeudi le sixième Grand Show des anglo-arabes de course. Une édition marquée par la réussite des 2ans venus du Cantal !

Par Adrien Cugnasse

Il n’y pas beaucoup d’endroits où l’on peut croiser – verre à la main le soir et catalogue en poche le matin – un entraîneur classique et un permis d’entraîner, un propriétaire de trotteurs et un éleveur de pur-sang arabes. En cette année électorale, l’anglo-arabie a donné un réel exemple de "vivre ensemble" aux élus qui avaient fait le déplacement. Mais il y avait aussi du savoir-vivre dans l’air de ce concours testerin où, entre deux lots, les discussions (politiques) ont pu être animées, mais sans jamais tomber dans l’excès. C’est ça aussi l’esprit du Sud-Ouest : on peut faire preuve de rugosité sur le terrain, mais tout le monde respecte l’arbitre !

Ce qui est visible (et ce qui ne l’est pas). Il faut saluer le travail de l’équipe de bénévoles et d’élus. Leurs efforts ont été récompensés de manière visible avec une très belle soirée, conviviale et élégante, suivie le lendemain par un concours à l’organisation bien huilée. Et il y a aussi ce qui est invisible : l’unité grandissante de la famille anglo-arabe. Il y a quelques années encore, on ne voyait pas – pour ne citer qu’eux - une Véronique Laborde (dont l’élevage domine la spécialité avec une réussite rarement vue auparavant) dans les tribunes, ou un Jean-Luc Gaillard (qui se déplace désormais avec des poulains à chaque édition) sur le ring. Par le passé, les concours de modèles et allures étaient souvent le théâtre de tensions. La mise en place de jurys extérieurs au monde de l’anglo-arabe – et la fin des achats des Haras nationaux – a complètement détendu l’atmosphère. Il y a aussi le fait que les gagnants des années précédentes ont régulièrement confirmé en piste, ce qui renforce la légitimité des jugements. On peut citer de manière non exhaustive Couleur Fauve (Arès de la Brunie), Shrek (Full of Gold) ou encore Frisson Bleue (Frisson du Pécos).

Plus de commerce que par le passé. Le site de l’hippodrome de La Teste – propre, esthétique et fonctionnel – se prête particulièrement bien à l’exercice. La générosité des haras qui offrent des saillies est à saluer. C’est une motivation supplémentaire pour les éleveurs. Mais les plus établis viennent surtout pour le plaisir de la compétition, et les autres avant tout pour trouver un débouché à leur production ! Et, sur ce plan-là, les choses se sont améliorées. Il y a dix ans, à Tarbes, il était difficile de trouver preneur pour les 2ans. Aujourd’hui, ceux qui ont le pedigree et le physique attrayants ont un débouché s’ils sont proposés dans des tarifs cohérents. Au côté des casaques fidèles à la race, on a vu Pierre Pilarski faire son marché avec Didier Guillemin, ou encore Maurizio Guarnieri prospecter avec des clients italiens. Néanmoins, les us et coutumes de l’anglo-arabie – avec un certain nombre de poulains réservés avant le concours – ont pu décontenancer certains entraîneurs et propriétaires qui avaient fait le déplacement. Les anglos opèrent une évolution vers plus de commerce, mais à leur manière, c’est-à-dire avec prudence et sans verser dans la révolution. Ceux qui visent le marché de l’obstacle découvrent la problématique de leurs confrères éleveurs d’AQPS : pour vendre et gagner, il faut revoir à la hausse son budget de saillies.

Hiver de Tanues, 100 % Maisonneuve. Chez les mâles et hongres de 37,5 % et plus, c’est Hiver de Tanues (Roseau de Tanues) qui remporte la palme. Les photos ne sont pas révélatrices de la beauté de ce cheval, qui s’affirme en mouvement. Vibrant, doté de beaucoup d’énergie, c’est un bel alezan avec beaucoup de cachet et une tête élégante. Christophe Ferland, membre du jury, a déclaré : « C’est un poulain très chic. Il a une remarquable qualité de tissus, il se pose bien, il marche très bien… Il est parfait ! » François Rohaut a précisé : « Le premier a un peu plus de classe que son dauphin. C’est ce qui a fait la différence. Nous avons un lot de qualité dans cette catégorie et, d’année en année, je constate la progression de la qualité des chevaux mais aussi de celle de leur préparation. Félicitations aux éleveurs. » Présenté par Mathieu Talleux (haras du Mazet), ce poulain est un pur produit de l’élevage de Jean-Charles Maisonneuve. Venu du Cantal, ce dernier a élevé à la fois son père, sa mère et ses deux grands-mères. Cerise sur le gâteau, Hiver de Tanues a remporté le titre de champion suprême de ce Grand Show en dominant le très bien dessiné Harry Blue (Ragtime Pontadour), lequel avait réussi l’exploit de battre les purs et les AQPS au National de l’obstacle du Pin il y a quelques semaines seulement. Roseau de Tanues (Hasa), le père du lauréat, a fait la monte en France sans parvenir à trouver son public. Il a depuis été exporté au Maroc, le pays doté du plus important programme de courses pour anglo-arabes dans le monde. Mésange de Tanues (Dearling), la mère, a fait preuve de qualité en compétition, remportant cinq courses de 3 à 5ans, notamment l’importante Poule d’Essai à 50 %. Elle courait sous les couleurs d’Antoine de Watrigant, qui va d’ailleurs entraîner son fils. À 4ans, elle s’était classée (proche) deuxième d’une très bonne édition de l’Omnium, entre Beauty de Cajus (Djouras Tu) et Family (Donald Duck).

Mésange de Tanues a déjà donné un sujet intéressant, Diego de Tanues (Arès de la Brunie), triple lauréat en plat et deuxième du Prix du Ministère de l’Agriculture, c’est-à-dire le Prix du Jockey Club des anglo-arabes. La deuxième mère était bonne – lauréate du Grand National à Toulouse – et elle a aussi donné Brillante de Tanues (Grand Prix d’Aquitaine et Poule d’Essai à 37,5 %). Plus loin, on retrouve une grande souche du Limousin, celle de la jument du docteur Bapt Lonlaine (Lotus VIII).

MÂLES ET HONGRES 37,5 % ET PLUS

1er      Hiver de Tanues (lot 85)

(Roseau de Tanues & Mésange de Tanues, par Dearling)

Présenté par Jean-Charles Maisonneuve

Saillie remportée : Johnny Barnes (haras des Granges)

2e        Horlaloi (lot 5)

(Carghese des Landes & Vareska, par Zamouncho)

Présenté par Laure et Didier Giethlen

Saillie remportée : Magneticjim (haras de la Haie Neuve)

3e        Galapiat Up (lot 9)

(Frisson du Pécos & Garangia, par Donald Duck)

Présenté par Walter Roubertie et Christian Pagnon

Saillie remportée : Tidjali d’Or (haras d’Ayguemorte)

Divine Abbaye, la bien-nommée. Jean-Charles Escalé est un expert reconnu dans le difficile exercice qui consiste à préparer et présenter des chevaux pour les concours d’élevage. Il était venu à ce Grand Show avec trois de ses élèves et ils ont tous trouvés preneur. Sa pouliche Divine Abbaye (Frisson du Pécos) a séduit Jean Biraben, dont elle va vraisemblablement porter les couleurs. Mais elle a aussi su plaire au jury, et Bruno Vagne a dit : « C’est une pouliche chic, avec de la prestance. Elle se déplace bien. Sans défaut, elle avait de l’énergie et était particulièrement bien présentée. » Son père, Frisson du Pécos (Hasa), désormais stationné au haras de Gelos, était un poulain de classe et il s’est depuis affirmé comme un jeune étalon de qualité. La mère, Onyx de Roches (Dearling), portait les couleurs de Paul Couderc. Sous l’entraînement de Didier Guillemin, elle avait battu Freeleau (Mangarose) dans la Poule d’Essai à 50 %. C’est également le Montois qui entraînait son premier gagnant, Frascati Lagarde (Frisson du Pécos), meilleur 3ans de sa génération sur les obstacles en 2018, chose rare pour un poulain à 56 % de sang arabe. La deuxième mère, Opale de Roches (Mangarose), était très bonne, ayant remporté huit courses, dont le Prix de l’Élevage, l’Omnium, le Grand Prix d’Aquitaine, le Grand Prix des Pouliches… Cette famille a été fondée par Joseph Davezac à la fin des années 1950 à partir d’une jument pur-sang (il ne s’agit donc pas de sa célèbre souche des "F").

FEMELLES 37,7 % ET PLUS

1re      Divine Abbaye (lot 25)
(Frisson du Pécos & Onyx de Roches, par Dearling)

Présentée par Jean-Charles Escalé

Saillie remportée : Battle of Marengo (haras des Granges)

2e        Caline de Cajus (lot 21)

(Fairplay du Pécos & Calanie de Cajus, par Dan Music)

Présentée par Philippe Giraud, élevée par Patrice Lozano

Saillie remportée : Carghese des Landes (haras de Gelos)

3e        Good Girl (lot 18)

(Carghese des Landes & Little Nana, par Leeds)

Présentée par le haras de Beaulieu

Saillie remportée : Frisson du Pécos (haras de Gelos)

Hardy Croixnoire s’impose chez les 25 %. L’affixe Croixnoire de Jean-Luc Danguilhen est bien connu chez les pur-sang arabes, et Akie Croix Noire (Tidjani) est par exemple l’une des juments de base d’Al Shahania Stud (aïeule des gagnants de Gr1 PA Arc de Ciel, Gazwan, Rathowan, Asraa Min Albarq, Areej…). Mais ce Girondin élève aussi des anglo-arabes comme ce lot 35, présenté par le haras des Faunes, dont il cultive la famille depuis deux générations. Concernant ce solide sujet, Thierry Cyprès a expliqué au nom du jury : « C’est un poulain qui se distingue par son déplacement et sa puissance. » Son père, Maiguri (Panis), fut l’un des bons 2ans de la grande époque du tandem Baillet-Jarlan, se classant notamment deuxième du Prix Jean-Luc Lagardère et troisième du Critérium International (Grs1). Une quinzaine de ses produits ont été vus en piste dans l’Hexagone et il a été exporté au Maroc à la fin de la saison de monte 2017. Vanina Croixnoire (Greengroom), la mère de ce lot 35, n’a pas couru et elle n’a pas encore produit de gagnant. La deuxième mère, la pur-sang arabe Étoile de Candelon (Dahman El Arami), a eu quatre partants en France, dont un gagnant en plat à Pompadour.

MÂLES ET HONGRES DE 25 % À 37,5 %

1er      Hardy Croixnoire (lot 35)

(Maiguri & Vanina Croixnoire, par Greengroom)

Présenté par le haras des Faunes

Saillie remportée : Free Port Lux (haras de Cercy)

2e        Sultant (lot 38)

(Maximum Security & Perle d’Orient, par Dearling Joli)

Présenté par le haras de Beaulieu

Saillie remportée : Gengis (haras d’Ayguemorte)

3e        Holytime Pontadour (lot 36)

(Ragtime Pontadour & Nora Vergoignan, par Panoramic)

Présenté par François Maillot

Saillie remportée : El Triunfo (haras de Beaulieu)

Hireine de Lagarde ou la grande journée du Cantal. Un jour, un éleveur de chevaux de selle du Cantal m’avait confié : « Nous sommes un peu loin de tout, aussi, si l’on veut vendre quelques poulains, il faut élever des sujets avec un papier suffisamment attractif pour parvenir à motiver les acheteurs à faire le voyage. » Il est vrai que les quelques Cantalous qui produisent des anglo-arabes de course – comme les frères Couderc, la famille Maisonneuve ou encore M. Larroumets – ont fait des efforts en termes de jumenterie. Hireine de Lagarde (Fairplay du Pécos) a vu le jour aux portes d’Aurillac. Bien née, elle est aussi bien faite et, après avoir remporté sa section, elle a été élue meilleure pouliche du concours, seulement battue par Hiver de Tanues, un autre produit du Cantal, pour le titre de champion suprême. Jean-Marie Callier, prenant le micro au nom du jury, l’a décrite en ces termes : « C’est une pouliche équilibrée, avec beaucoup de physique, de substance… Elle n’a pas de défaut ! » Son père, Fairplay du Pécos (Freeland), officie au haras de Gelos et il donne régulièrement des gagnants en plat et sur les obstacles. Sa mère, Reine Lauteix (Jebeland Pontadour), avait de la classe puisqu’elle a remporté cinq victoires, dont le Grand Prix des Pouliches et le Critérium d’Auvergne. Elle avait terminé entre Zanetta (Robin des Champs) et Cherco (Lavirco) dans le Grand Prix des Anglo-Arabes à ParisLongchamp. Ses deux premiers produits vus en piste ont gagné, Farnese de Lagarde (Benevolo de Paban) se classant deuxième du Grand Prix des Pouliches, c’est-à-dire le Prix de Diane de la race. Il s’agit de la grande souche de la baronne de la Bastide, qui, partie du Limousin, a rayonné un peu partout dans le Sud-Ouest (d’où Perdalian et une série de bons chevaux nés sous les affixes "du Lac", "Lauteix" et "de Bordes").

FEMELLES DE 25 % À 37,5 %

1re      Hireine de Lagarde (lot 54)

(Fairplay du Pécos & Reine Lauteix, par Jebeland Pontadour)

Présentée par l’écurie Couderc

Saillie remportée : Paban de France (haras de l’Abbaye)

2e        Ziha (lot 47)

(Zamouncho & Basileia, par Mediatik)

Présentée par Michel Destandau

Saillie remportée : Diamond Green (haras du Lion)

3e        Historienne Lauteix (lot 54)

(Fairplay du Pécos & Césarine, par Laverock)

Présentée par James Boulesteix

Saillie remportée : Therus (haras des Fontaines)

Harry Blue, la méthode Giethlen. Installés près de Rocamadour, Laure et Didier Giethlen sont toujours difficiles à battre dans les concours de modèles et allures. Ils n’ont cessé d’améliorer leur élevage d’anglo-arabes au fil des décennies, tant sur le plan des origines que sur celui de la conformation. Également éleveurs de gagnants de Groupe en obstacle et chez les pur-sang arabes, ils n’hésitent pas à faire de la route pour aller à la saillie des meilleurs. Et c’est ainsi que, avec Apple Blue (Dom Alco), ils disposent de l’une des rares filles anglo-arabes de Dom Alco (Dom Pasquini) à la reproduction. Et l’unique fille issue d’une mère par Saint Cyrien (Luthier). Son fils, Harry Blue (Ragtime Pontadour), a fait sensation cet été en devenant le premier anglo-arabe à battre les normands sur leurs terres à l’occasion du National de l’obstacle. Fort logiquement, il a remporté sa catégorie lors du Grand Show des anglo-arabes. Entouré des autres membres du jury, François Rohaut a déclaré : « C’est un poulain très équilibré, avec beaucoup de souplesse et une belle locomotion. Ce lot est relevé avec quatre ou cinq très bons sujets. » La mère, Apple Blue, a fait preuve de qualité sous l’entraînement et les couleurs d’Arnaud Chaillé-Chaillé (lequel va aussi entraîner le fils). Lauréate du Grand Prix des Pouliches, elle n’a pas encore eu de produits en piste. La deuxième mère a produit Zara Blue (Dom Alco), lauréate de neuf courses dont le Steeple-Chase National des Anglo-Arabes. La troisième mère avait produit la toute bonne Féerie Blue (Fayriland II), gagnante de l’Omnium (B) à deux reprises ainsi que du Grand Prix des Pouliches. Plus loin, on retrouve une excellente souche, très difficile à trouver sur le marché, celle de Dunette (Chesterfield). Ragtime Pontadour (Gnome), le père de ce lot 61, a obtenu beaucoup de succès dans les concours d’élevage. Il a été vendu en Italie, après une première partie de carrière au haras en France.

MÂLES ET HONGRES DE 12,5 % À 25 %

1er      Harry Blue (lot 61)

(Ragtime Pontadour & Apple Blue, par Dom Alco)

Présenté par Laure et Didier Giethlen

Saillie remportée : Bathyrhon (haras de la Hêtraie)

2e        Hopeful Ly (lot 63)

(Whipper & Full Ambition, par Full of Gold)

Présenté par Nathalie et Patrick Viala

Saillie remportée : Arrigo (haras du Mazet)

3e        Go Chop (lot 60)

(Fairplay du Pécos & Enea Chope, par Muhaymin)

Présenté par Alain Chopard

Saillie remportée : Mister Full (haras de Beaulieu)

Hawai de la Brunie, le pari obstacle de Jacques Crouzillac. Pouliche dotée d’un physique impressionnant, la puissante Hawai de la Brunie (Petillo) est une légitime lauréate de sa section. Présentée par son éleveur, Jacques Crouzillac, elle a fait dire à Guillaume Thomas : « Sans défaut, elle a fait la différence grâce à la qualité de sa locomotion. » C’est une fille de Petillo (Sommertag), un étalon de Gildas Blain qui a gagné sur le steeple-chase d’Auteuil et les haies d’Enghien. Ses premiers produits ont 2ans. Sa mère, Altica de la Brunie (Subotica), s’est imposée en obstacle à Pompadour. Elle a déjà eu quatre partants, dont Dess de la Brunie (Ragtime Pontadour), triple lauréate en plat. La deuxième mère a donné l’étalon Iris de la Brunie (Iris Noir), lequel a produit en plat et sur les obstacles (dont Aragorn d’Alalia), et son propre frère, le 25 % Duc de la Brunie (Iris Noir), qui avait gagné 11 courses, dont le Prix Rivoli à Auteuil, sous les couleurs de Magalen Bryant. La très belle souche de l’élevage Crouzillac a prouvé sa capacité à donner aussi bien des sauteurs (Corrézien de la Brunie, Perlim…) que des chevaux de plat (Arès de la Brunie, Khanjer de la Brunie…).

FEMELLES DE 12,5 % À 25 %

1re      Hawai de la Brunie (lot 67)

(Petillo & Altica de la Brunie, par Subotica)

Présentée par Jacques Crouzillac

Saillie remportée : Gemix (Gemini Stud)

2e        Fira (lot 66)

(Diamond Green & Thera, par Rashbag)

Présentée par Mathieu Daguzan-Garros

Saillie remportée : Shrek (haras de Gelos)

3e        Hetna de la Brunie (lot 77)

(Jeu St Eloi & Ciaobela de la Brunie, par Gnome)

Présentée par Jacques Crouzillac

Saillie remportée : Olzarte de Collongues (haras de Lassos)

À la fin du concours, un tirage au sort a eu lieu avec les saillies suivantes : Vertigineux (haras de Tierce), Lucayan (haras de Saint-Vincent), Captain Chop (haras des Faunes), Masterofthehorse (haras du Mazet) et un bon de 2.000 € à valoir au haras du Lion. L’ensemble des photos du concours sont visibles sur www.polin.fr

Permettre aux petits et moyens propriétaires de vivre à côté des grandes casaques. Paul Couderc, président de la Fédération Anglo Course, nous a confié, 24 h après la manifestation : « Nous essayons de faire grandir la zone d’influence de l’anglo-arabie, et les étalons anglo-arabes pourraient par exemple prendre part au salon du Lion-d’Angers à l’avenir. Le niveau de la compétition est de plus en plus élevé et nous étions heureux de voir à La Teste le 2ans qui avait gagné au Pin. Notre but est de rassembler les passionnés pour le bienfait des courses en général. Le commerce est nécessaire pour la pérennité de notre univers. Mais la base de la pyramide doit continuer à exister et c’est le sens de mon engagement au sein de la Fédération Anglo Course et de l’institution. La force du système français, c’est de permettre aux petits et aux moyens propriétaires de vivre à côté des grandes casaques. L’anglo-arabe y participe, en permettant à des artisans de l’élevage et de l’entraînement de constituer le maillage hippique de notre territoire. »