La guerre des données

Le Mot de la Fin / 06.09.2019

La guerre des données

[Seconde partie] Dans notre précédente édition, nous vous expliquions en quoi la transparence des données est essentielle pour imposer la vérité, en prenant l’exemple de Santa Anita et de Jerry Hollendorfer, présentés comme les deux grands tueurs des courses américaines alors que les statistiques montrent que cela est faux. Dans le cas de Santa Anita, où certaines associations réclament la fermeture de l’hippodrome pour cause d’accidentologie, ces données sont une question de vie ou de mort.

Mais l’accessibilité des données est une question de vie ou de mort pour les courses en général. Le Racing Think Tank explique dans un long article pourquoi Equibase – la grande base de données des courses nord-américaines – devrait donner un accès libre aux données. L’une des raisons principales est : donner au client – le parieur – toutes les clés en main. Même si le Racing Think Tank fait un bon boulot, on peut souligner qu’il n’a rien inventé sur ce sujet. À la Conférence internationale des autorités hippiques 2018, l’Australien Dominic Beirne avait expliqué : « The more you tell, the more you sell. » Il avait dit : « Il doit y avoir de l’information et elle doit être gratuite. Au Japon ou à Hongkong, les parieurs ont à leur disposition les vidéos des entraînements, les temps des entraînements, les poids des chevaux pour évaluer le poids de forme, des statistiques… De ce point de vue-là, Hongkong est la référence absolue. N’oubliez pas : plus vous en dites, plus vous vendez ! » Et quels sont les deux plus grands betting pools du monde ? Hongkong et le Japon. L’accessibilité des données n’est pas l’unique cause de cela, mais elle en est incontestablement une.