Le mot de la fin - La guerre des données

Le Mot de la Fin / 05.09.2019

Le mot de la fin - La guerre des données

[Première partie] Notre époque est celle des données numériques. Et toute activité qui se veut moderne a le devoir de stimuler leur diffusion et leur utilisation. Des deux côtés de l’Atlantique, les autorités hippiques sont pourtant très réticentes à donner accès à leurs bases. Il y a toujours la crainte d’ouvrir la porte à des indésirables.

Aux États-Unis, un universitaire s’est penché sur le sujet. Il s’appelle Paul von Hippel et enseigne à Austin. Quelles sont ses conclusions ? En récoltant des données par ses propres moyens, il a réussi à démontrer que l’hippodrome de Santa Anita est moins dangereux que la moyenne américaine et que l’entraîneur californien Jerry Hollendorfer est quand à lui dans la moyenne d’accidentologie. Pourquoi est-ce intéressant ? Parce que certains médias généralistes avaient accusés Santa Anita et Jerry Hollendorfer d’avoir un taux de mortalité anormalement élevé. Sur quoi s’étaient-ils basés ? Sur rien, puisque le jockey club américain ne dévoile qu’une fois par an des statistiques – très incomplètes – sur l’accidentologie.

Ce télescopage démontre que la transparence peut avoir des effets très positifs [Deuxième partie dans notre prochaine édition]