PRIX FINOT - PELOTON B (HAIES) (L) - Le Berry ** met Gémix sur orbite

Courses / 17.09.2019

PRIX FINOT - PELOTON B (HAIES) (L) - Le Berry ** met Gémix sur orbite

AUTEUIL, MARDI

C’est la belle histoire de la journée à Auteuil. Le Berry ** s’est imposé dans le second Prix Finot (L), sous l’entraînement de David Cottin et les couleurs Teboul, soit le même entourage que son père, Gémix. Ce dernier était entraîné par Nicolas Bertran de Balanda, mais David Cottin était bien son fidèle jockey, avec lequel il avait gagné ses deux Grandes Courses de Haies d’Auteuil (Gr1). Et l’histoire continue avec cette fois un David Cottin dans la peau du préparateur. L’étalon qui officiait au haras de Victot a ses premiers 3ans cette année et parmi ses vingt-neuf produits, il compte déjà un vainqueur du Finot avec Le Berry et un deuxième avec Gemystory. Sa success story au haras est lancée !

En toute maîtrise. Attentiste au centre du peloton, dans le dos de Garde Saint (Kapgarde), Le Berry a bien sauté et s’est rapproché au passage en face. Dans le tournant final, juste derrière les leaders, il allait facilement. À l’entrée de la ligne droite, il est venu se caler en dehors puis il a pris l’avantage un peu plus loin, sautant la dernière haie en penchant légèrement, comme pouvait parfois le faire son père. Mais ça ne l’a pas empêché de se détacher pour l’emporter aisément. Très calme au rond de présentation et en piste, bien né, Le Berry semble avoir aussi des atouts pour briller un jour en steeple et surtout dans les Groupes. Nous lui attribuons donc une JDG Jumping Star.

Un grand bonheur ! Radieux après la victoire de Le Berry, son copropriétaire, Francis Teboul, nous a dit : « Quel bonheur ! Le Berry est un fils de Gémix, qui avait ses premiers partants dans le Finot. Gemystory a terminé deuxième et Le Berry a gagné. C’est un grand bonheur. Pour vous dire ce que j’ai sur le cœur, comme d’habitude, ça me fait un grand plaisir pour tous les détracteurs de Gémix que j’entends depuis quatre ans. Il est trop petit, il est alezan, il n’a pas de papier... Mais on a simplement oublié de dire qu’il avait du talent. Car un cheval qui gagne un million d’euros en course n’est pas un âne. La meilleure réponse que l’on pouvait faire, c’était sur la piste. Nous l’avions déjà faite en partie en plat, avec Fureur de Vivre. Avis aux amateurs : vingt-neuf produits sur la première année, un vainqueur et un deuxième de Finot. Les saillies pour 2020 sont ouvertes et l’on peut venir me voir. Il va quitter Victot car monsieur Monnier va cesser son activité. Je voudrais lui dire un grand merci car si nous en sommes là, c’est aussi beaucoup grâce à lui, à son formidable travail. Nous sommes en pourparlers avec quelques haras... Normalement, avec ce qu’il a fait aujourd’hui, on ne devrait pas avoir de soucis pour lui trouver un lieu d’accueil. Amanda Zetterholm avait remarqué Le Berry dans un champ et nous nous sommes associés avec, David, mon fils et elle. Une association amicale et familiale qui a donné de bons résultats. »

Les chevaux, école de la patience. Le Berry était prêt à débuter dès le printemps, mais une poussée de croissance l’en a empêché. Un mal pour un bien. Son entraîneur, David Cottin, nous a déclaré : « C’est un poulain qui travaillait très bien le matin. Nous l’aimons bien depuis longtemps. Il a fait de la croissance au printemps, mais il était prêt à débuter. Nous lui avons laissé le temps. Ses propriétaires ont bien voulu patienter et c’est une grande force lorsque l’on entraîne. Je leur ai demandé de le laisser tranquille et le poulain a grandi, pris de la force, et est revenu calme. Il faut remercier Maxime Lefebvre qui a fait un grand boulot avec lui car il n’était pas simple au début. Plus on avançait, plus on approchait de la course, plus il était serein. C’est un bon poulain, il est comme son père. »

Toujours aux avant-postes et parfois fautif, Grâce à Dieu (Wootton Bassett) a tout de même bien couru en se classant deuxième. Il devrait bien progresser sur cette première course. Il a précédé le mâle encore entier Elmadam (Martaline), qui a fait un parcours d’apprentissage prometteur, et Surely Motivated (Motivator).

Le frère de Berryville. Élevé par la comtesse Édouard Decazes et Louis Le Métayer, Le Berry est donc un fils du champion Gémix et de Kalberry (Kaldounévées), gagnante sur 2.400m à ParisLongchamp et quatrième du Prix Pénélope (Gr3). C’est le frère de Berryville (Poliglote), double gagnant du Grand Prix de Pau (Gr3), deuxième du Prix Finot et quatrième du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), et de Dream Berry (Dream Well), deuxième de Gr3 sur les claies d’Aintree.

 

 

 

Linamix

 

 

Carlotamix

 

 

 

 

Carlitta

 

Gémix

 

 

 

 

 

Hours After

 

 

Ges

 

 

 

 

Gofter

LE BERRY ** (H3)

 

 

 

 

 

 

Kaldoun

 

 

Kaldounévées

 

 

 

 

Safaroa

 

Kalberry

 

 

 

 

 

Comrade in Arms

 

 

Sugarberry

 

 

 

 

Maple Sugar