QATAR PRIX VERMEILLE (Gr1) - Quelle merveille !

Courses / 13.09.2019

QATAR PRIX VERMEILLE (Gr1) - Quelle merveille !

Quelle merveille !

L’affiche du Qatar Prix Vermeille (Gr1) est somptueuse, avec les lauréates des Oaks françaises, anglaises et irlandaises ! Les autres "trials" (Foy et Niel) sont creux en nombre, mais il y a du level…

Que le Vermeille soit plus relevé que les deux Grs2 n’est pas étonnant. Il s’agit en effet d’un Gr1, doté de 600.000 €, et il constitue donc un objectif en soi, surtout quand se dresse dans le Gr1 du premier dimanche d’octobre une certaine Enable ! Mais pourquoi diable les Foy et Niel sont-ils aussi creux ? Quatre partants chez les chevaux d’âge, cinq chez les 3ans ! Oui, ces préparatoires n’ont jamais rassemblé de lots très fournis, mais cette année, on est en dessous de la moyenne des dix dernières années, qui s’élève respectivement à 5,8 et 6,5 partants.

L’attrait des "préparatoires" étrangères, mieux dotées. Où sont passés les chevaux capables de courir l’Arc, ou tout au moins une préparatoire ? Chez les 3ans, prenons les sept premiers du Jockey Club. Le gagnant, Sottsass (Siyouni) court dimanche – tout seul, a-t-on envie d’écrire. Ce sera la star du jour ! Les deuxième et troisième du Derby français, Persian King ** (Kingman) et Motamarris (Le Havre), sont sur la touche.

Cape of Good Hope (Galileo), un second couteau de Ballydoyle, aurait pu courir. Mais il est en train de découvrir le charme des voyages en avion. Roman Candle (Le Havre) est déclaré en exportation définitive sur le site de France Galop. Rockemperor (Holy Roman Emperor) a été vendu aux États-Unis. Alors Mohawk (Galileo) relève le défi…

Et du côté d’Epsom ? Trois des sept premiers courront ce week-end… mais à Leopardstown, dans les Irish Champion Stakes, ou à Doncaster, dans le St Leger. Et c’est à peu près la même histoire avec les protagonistes du Derby d’Irlande.

Pourquoi certains ont-ils préféré l’Irlande ou Doncaster ? Il y a 130.000 € à se partager en France dans chaque préparatoire, contre 1.250.000 € en Irlande et 784.511 € à Doncaster ! Sur ce plan, notre Foy et notre Niel sont bien mal placés… Eh oui, même les grandes puissances de notre sport savent compter !

Donc en résumé, Sottsass fait un travail du matin avec – pourquoi pas ? – une Mutamakina (Nathaniel) sur la montante en guise de challenger. Et dans le Foy, Waldgeist (Galileo) et Kiseki (Rulership) se livrent un match très fermé mais de niveau Gr1.

Ne faudrait-il pas quatre semaines entre les Trials et l’Arc ? La route vers le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe s’est diversifiée. Toutes les préparatoires n’ont pas lieu ce week-end. Certaines se sont disputées plus tôt… avec l’avantage de laisser un délai supérieur aux trois semaines qui séparent les Arc Trials du grand jour. Trois semaines, c’est un délai normal entre deux courses pour un cheval de Groupe 1. Normal, oui. Mais imaginons un cheval courant dimanche. Lundi, tout va bien. Le cheval n’est sorti qu’au pas… C’est mardi que son entraîneur détecte une raideur ou une légère boiterie, sans doute consécutives à l’effort fourni quarante-huit heures avant. Le cheval aurait besoin de soins pour retrouver toute sa souplesse. Compte tenu des délais à respecter, l’éventail de ces soins se réduit drastiquement ! Ce petit exemple n’explique bien sûr pas à lui tout seul le faible nombre de partants dans nos Groupes 2. Cependant, courir à trois semaines comporte un risque, que certains ne préfèrent pas prendre.