Écuries de territoire : avançons ensemble !

Courses / 31.10.2019

Écuries de territoire : avançons ensemble !

Par Véronique Vigouroux, à l’origine d’Île de Ré Galop

« La tournée de présentation du Championnat des écuries de territoire est lancée. Après Pau, nous avons été accueillis par le territoire de Pompadour. C’était magique, beaucoup de personnes nous attendaient. Le projet d’une écurie de territoire Pompadour-Corrèze était au cœur de toutes les conversations. J’ai été très touchée par l’accueil et les remerciements qui nous ont été adressés pour avoir imaginé ce projet pour les courses, mais pas seulement. Comme l’ont souligné les élus, le maire de Pompadour et le président de la C.D.C., ce projet qui vise à rassembler les personnes d’un territoire – habitants, commerçants, chefs d’entreprise et élus – autour d’une casaque a du sens, à l’heure où notre société est de plus en plus fracturée.

En attendant la réunion publique, une préréunion a eu lieu à Deauville autour de responsables politiques. Là aussi, nous avons reçu un très bon accueil des élus à l’idée d’avoir une écurie Deauville/Calvados. Nous nous sommes rendus sur le territoire de Craon, en Mayenne, à Senonnes, Pornichet. Ensuite La Teste, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Vichy, Lyon, Marseille, et d’autres territoires à venir comme Cagnes-sur-Mer, la Corse (on ne va pas être la seule île !), Strasbourg, Nancy, puis la région parisienne : Maisons-Laffitte, Fontainebleau, et bien sûr Chantilly. Nous espérons également avoir Toulouse, Bordeaux, Lyon, Dax, Mont-de-Marsan... et peut-être aussi les territoires d’outre-mer comme La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe (où les chevaux pourraient être entraînés sur le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte avec des entraîneurs et des cavaliers d’entraînement issus de ces territoires, qui ont une grande culture des courses). C’est un vrai Tour de France que nous entamons, avec Guy de Fontaines de France Galop et mes associés que j’ai embarqués dans cette aventure : Patrick Renvoizé et Didier Domerg, de tout jeunes retraités talentueux.

Il faut que chaque territoire s’organise et crée sa propre structure. De plus, cela est vraiment facilité par le pack créateur que nous apportons afin de rendre plus facile la création de chaque écurie, un pack créé par CerFrance et France Galop. Nous travaillons actuellement sur un soutien de la part des collectivités territoriales, mais aussi du département, en plus de l’accompagnement des collectivités locales pour une aide qui sera activée une fois que chaque écurie sera créée. Car, encore une fois, ces écuries vont parler bien au-delà du monde du cheval : elles vont être de véritables ambassadrices de nos territoires.

Afin d’amorcer le démarrage des écuries de territoire, et donc la création du Championnat, j’ai également fait la proposition suivante à France Galop : pourquoi le haut de la pyramide ne participerait-il pas lui aussi à relancer la base, en "offrant" leur deuxième cheval à chaque écurie ? 

On le sait, les chevaux des grandes maisons de plus de 3ans qui sont en 30 de valeur n’intéressent pas, et encombrent même. Des propriétaires connus tels que Son Altesse l’Aga Khan, les frères Wertheimer, Édouard de Rothschild, Gérard Augustin-Normand, la famille Niarchos, Godolphin, le prince Abdullah, Al Shaqab ou Jean-Claude Seroul, auraient tout à gagner en termes de message et pour leur image ! Il y aurait sur la manche de la casaque du territoire un petit brassard discret aux couleurs de la grande écurie, et bien entendu, le commentateur l’expliquerait lors de la présentation des chevaux.

Au niveau des politiques, c’est le message tant attendu qui entraîne la relance économique ! Le président des régions, Hervé Morin, a trouvé la proposition formidable. Et si c’était le cheval, qui encore une fois, réunissait les gens ?

Pour finir, j’ai voulu prendre en royalties 1,5 % du résultat par écurie de territoire créée. C’est une volonté de ma part, car je souhaite que les personnes qui auront à faire vivre leur écurie puissent en vivre et, pourquoi pas, embaucher par la suite. Ma plus grande récompense serait que dans dix ans, il y ait plus de 40 écuries de territoires, car j’espère bien que le trot nous emboîtera non pas le pas, mais le trot…

Par la suite, pourquoi ne pas rêver d'un Championnat européen avec nos voisins : Belges, Allemands, Italiens, Espagnols, et bien sûr les Anglais ! Il y a de la place entre le foot et le rugby, n’en doutons pas. Alors écrivons ensemble une nouvelle page du sport et des territoires qui amènera le grand public, les entreprises et nos élus à s’intéresser davantage au magnifique monde des courses. C’est ensemble que nous gagnerons. »