Le mot de la fin - Punchline

Le Mot de la Fin / 02.10.2019

Le mot de la fin - Punchline

En France, le public s’est habitué à la quasi-absence médiatique d’André Fabre. Mais outre-Manche, malgré sa présence relativement régulière dans la presse hippique, il bénéficie d’une incroyable aura. D’ailleurs, avec l’excellent article publié par Julian Muscat cette semaine dans le Racing Post, on touche presque à la représentation divine. Le titre est d’ailleurs éloquent : « André Fabre, où comment un génie tranquille est devenu l’empereur des courses françaises. » Cette fascination résulte de ses raids britanniques, d’une remarquable efficacité, mais aussi des effets d’une forme de "marketing de la rareté". La discrétion de cet homme qui fuit les mondanités, entretient le mystère. Et le mystère fait naître la curiosité et l’envie. Demandez aux Daft Punk pourquoi ils n’ont pas retiré leur casque depuis 20 ans… Mais quand André Fabre sort de son silence, ça déménage ! La semaine dernière, un journaliste du Guardian lui a demandé pourquoi la France n’avait pas sorti de champion ces dernières années. Le Cantilien a répondu avec la concision qu’on lui connaît : « Quand vous êtes un pays socialiste, vous n’avez pas assez de riches. C’est simple comme bonjour. » On appelle ça une punchline !