Le mot de la fin - Stop à la médication

Le Mot de la Fin / 17.10.2019

Le mot de la fin - Stop à la médication

(De notre envoyée spéciale à la Conférence internationale des autorités hippiques, Anne-Louise Échevin)

Certains diront que la médication est parfois thérapeutique. Aux États-Unis, ce modèle a été poussé jusqu’au bout et l’effet boomerang est énorme… La Californie risque de passer du "tout médication" au "zéro médication" d’un seul coup, face à la pression des associations de défense des animaux, puis du public et enfin des politiques. La médication, légale et illégale, est une bombe à retardement. Il est difficile d’expliquer au grand public que la "Bute" est autorisée en course dans tel pays et interdite dans un autre car dangereuse.

John Gosden a entraîné aux États-Unis : « Les règles devraient être les mêmes pour tout le monde. Ensuite, je crois fortement aux contrôles avant les courses. L’intégrité du sport est essentielle. (…) Aux États-Unis, il y a un culte de la médication. (…) Mais je ne pense pas que, dans notre monde, il soit encore possible de donner de la médication en intraveineuse à un cheval le jour de la course, ou la veille. On peut me contredire en disant que c’est thérapeutique et, d’une certaine manière, ça l’est. Mais il doit y avoir des règles très strictes. [En Europe], nous avons quelque chose qui s’appelle la pluie et le terrain souple, qui viennent aider les athlètes les plus fragiles. (…) Au final, il faut faire ce qui est le mieux pour le cheval… »