QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE - En plein cœur

Courses / 06.10.2019

QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE - En plein cœur

Le cheval de cœur de Pierre-Charles Boudot a touché en plein cœur la jument de cœur Enable… Que d’émotions !

« Elle est battue par la pluie… », dira Frankie Dettori, le regard triste. Enable (Nathaniel) n’a pas aimé le terrain pénible de ParisLongchamp. Les cieux se sont ligués contre elle, contre l’exploit historique. Non, Enable, malgré un Longchamp tout acquis à sa cause, et même déchaîné, n’a pas écrit l’histoire dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1). Waldgeist (Galileo), l’alezan volant de 5ans, a été plus fort.

C’est la loi du sport : John Gosden et Frankie Dettori le savent bien : Trêve (Motivator), qui aurait aimé un terrain souple, était tombée notamment sur Golden Horn (Cape Cross) et un terrain trop rapide lors de sa tentative de triplé dans l’épreuve. L’Arc : plus qu’une course, un monument… C’est ainsi que la course est présentée. Et on ne s’empare jamais facilement d’un monument.

out a changé à 2.300m… C’est une sacrée course qu’a montée Pierre-Charles Boudot. Le jockey a placé Waldgeist en seconde partie de peloton et ne l’a jamais brusqué. Sur une piste collante par endroit, voire carrément lourde dans les tournants, il a respecté son cheval de cœur. Lorsque Blast Onepiece (Harbinger) a cédé dans la fausse ligne droite, Pierre-Charles Boudot a réussi à se décaler pour se placer dans le sillage de Sottsass (Siyouni), lequel suivait Enable (Nathaniel) : ils étaient tous les deux des chevaux à battre et Waldgeist a ainsi pris la position de sniper parfaite. Enable a commencé à accélérer à l’open stretch. Elle est d’abord allée chercher Magical (Galileo), vue dans le groupe de tête avec Ghaiyyath (Dubawi) et Fièrement (Deep Impact), qui cèderont tous les deux rapidement. Sottsass a un instant fait illusion mais il a rapidement été clair qu’il ne pourrait pas aller chercher Enable.

Alors, ParisLongchamp a rugi ! ParisLongchamp s’est écrié : c’est fait ! Après 2.250 mètres, tout près du but, ParisLongchamp a vu sa chérie gagnante. Puis un éclair rouge s’est profilé. Waldgeist. L’alezan du Gestüt Ammerland et de Newsells Park Stud a accéléré, étendant ses magnifiques foulées, celles qui nous avaient déjà transportés dans le Prix Ganay (Gr1).

Waldgeist passe le poteau en tête, laissant Enable à une longueur trois quarts. "PC" est debout dans les étriers, comme le fut Mickaël Barzalona dans le Derby d’Epsom. Le doigt levé vers le ciel, comme dans un hommage à son père trop tôt disparu. Émotion ultime.

Sottsass prend la troisième place à une longueur trois quarts, devançant d’une demi-longueur un valeureux Japan. Magical pointe à six longueurs pour la cinquième place, payant ses efforts effectués en restant dans le trio de tête. Sur ce terrain-là, une telle débauche d’énergie ne pardonne pas !

Le grand huit d’André Fabre

Le chiffre est hallucinant : André Fabre a remporté dimanche son huitième Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1). C’est absolument monstrueux ! Le double de ses dauphins Charles Semblat, Alec Head et François Mathet, qui avaient chacun dominé leur époque.

Waldgeist, une performance d’entraîneur. Waldgeist remporte son Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à l’âge de 5ans. Derrière cet exploit, il y a une carrière gérée de main de maître par un homme de patience. D’ailleurs, les hommes de Coolmore – experts en chevaux et en hommes – auraient dit un jour : « André Fabre est le meilleur entraîneur de 3ans et plus sur 2.000m et plus. » Et du côté de Coolmore, on se trompe rarement… même si on s’est peut-être un peu trompé sur Waldgeist (en le vendant)… et même si à la fin, c’est toujours Coolmore qui gagne puisque Waldgeist est un fils de Galileo !

Champion à 2ans, Waldgeist avait conclu deuxième, pas très heureux, du Qipco Prix du Jockey Club (Gr1) à 3ans. Puis il a eu un coup de mou. Et André Fabre ne l’a pas brusqué, lui a donné un second semestre de 3ans facile, plutôt que de le brusquer. Reculer pour mieux rebondir. Des mois et des mois après, cela paye. À 4ans, Waldgeist est revenu, remportant le Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1). À 5ans, Waldgeist était encore là. Encore plus fort : sa victoire dans le Prix Ganay 2019 (Gr1) était enthousiasmante. Il a tenté sa chance en Angleterre, troisième des Prince of Wales’s Stakes (Gr1) sur un terrain jugé bien trop souple à l’époque, derrière Crystal Ocean (Sea the Stars) et Magical. Puis il a conclu troisième des King George VI and Queen Elizabeth Stakes (Gr1), derrière les titans que sont Enable et Crystal Ocean, qui s’étaient livré une lutte terrible. Waldgeist n’a pas pris part à cette lutte mais a très bien fini derrière eux. Et si l’on en croit André Fabre, cette course a beaucoup joué sur le moral du cheval : « J'ai beaucoup d'admiration et de respect pour Enable et je suis très fier de Waldgeist. Il m'avait beaucoup plu à Ascot. Il était battu, mais il courait très bien et n'avait pas pris dur, broutant ensuite. Pierre-Charles en avait été très content et avait dit : on va gagner l'Arc. Il était très confiant. » S’en est suivi un Qatar Prix Foy (Gr2) en souplesse. Sans prendre dur… Tous les feux étaient au vert pour l’Arc.

Et voilà la pluie. Au premier semestre, André Fabre disait : « Je croyais que c’était un cheval de terrain lourd. J’ai mis plusieurs années à comprendre que c’était un cheval de bon terrain. » Alors, quand les pluies sont tombées cette semaine, beaucoup ont pensé que les carottes étaient cuites. Le terrain de ce dimanche n’a probablement pas aidé Waldgeist. Mais il a aussi desservi un certain nombre de ses adversaires tandis que l’alezan, avec son expérience, son talent, sa dureté et son grand cœur, a réussi à être plus fort que les cieux. André Fabre a ajouté : « J'étais très inquiet quand j'ai vu toutes les pluies tombées car, dans le Prix Ganay, en bon terrain, il bougeait très bien. Mais il avait gagné en terrain lourd à 2ans et il s'adapte à tous les terrains. Sa préparation s'est très bien passée, il était en très bonne condition. Il est de plus en plus fort, plus mature. Waldgeist est un cheval calme, facile à entraîner. »

L’ode à la tenue

Waldgeist appartient, en association, au Gestüt Ammerland et à Newsells Park Stud. C’est à Newsells Park Stud qu’est basé Nathaniel, le père d’Enable. Andreas Jacobs, de Newsells, a parfaitement résumé un certain état de l’élevage européen : « Nathaniel, comme Waldgeist, appartient à une formidable famille maternelle. Waldgeist descend de l’une des plus grandes familles allemandes, celle que l’on dit des "W". À Newsells, nous croyons en la dureté, que l’on retrouve dans ces souches allemandes. Nous y croyons et nous nous y tenons. Nous ne sommes pas intéressés par les effets de mode. »

Entendez : pas obnubilés par la perspective de créer des 2ans précoces.

Dans la vie, il faut des partenariats. Andreas Jacobs a expliqué l’histoire de Waldgeist : « Newsells a passé la mère de Waldgeist en vente à Deauville. Nous nous sommes alors alliés avec le Gestüt Ammerland. Le premier produit de la jument n’est autre que Waldgeist et il s’agissait d’un foal sharing avec Coolmore. Nous étions donc avec Coolmore sur le cheval pour son année de 2ans. Il a remporté le Critérium de Saint-Cloud (Gr1). À 3ans, nous pensions, tout comme Dietrich von Boetticher, que le cheval pouvait progresser. Coolmore n’a pas dû penser la même chose et s’est donc retiré du partenariat. L’avenir nous a donné raison ! »

Dietrich von Boetticher a ajouté : « Dans la vie, pour réussir, il faut des partenariats. Souvent, le premier partenaire que vous trouvez devient votre épouse ou époux. Et puis, au fur et à mesure, vous trouvez des partenaires dans d’autres domaines. L’Arc, c’est quelque chose que vous essayez toujours de gagner. Souvent, on n’y arrive pas. Dans le passé, nous avions tenté avec Hurricane Run [vendu à… Michael Tabor après le Derby d’Irlande, et donc lauréat sous ses couleurs et non sous celles de Dietrick von Boetticher, ndlr] et, encore avant, avec Borgia [notamment troisième en 1997]. Aujourd’hui, notre victoire avec Waldgeist n’est possible que grâce à ce partenariat avec la famille Jacobs. »

La suite ? En suspens… Lorsqu’il est demandé à André Fabre si Waldgeist sera revu en compétition, l’entraîneur répond que la décision appartient à ses propriétaires. Mais Dietrich von Boetticher est clair : il ne prendra pas de décision sans en parler à André Fabre. « Waldgeist est un être vivant, pas une machine. Il s’agit désormais de faire ce qui est le mieux pour lui, pas ce qui est le mieux pour nous. Je connais André Fabre depuis longtemps et je ne prendrai pas de décision sans avoir, auparavant, recueilli son avis. Aujourd’hui, je ne pensais pas que l’on pourrait battre Enable. Mais André Fabre était confiant et, quand André Fabre dit quelque chose, comment oserions-nous douter de sa parole ? »

L’Arc 2019, symbole d’une époque ? En Europe, la tenue n’a plus bonne presse. On rentre de plus en plus des chevaux précoces et/ou vite au haras… Il y a eu un symbole assez fort cette semaine : Crystal Ocean (Sea the Stars), un cheval dur de 2.000m et plus avec un rating de 127, intègre le haras. Mais directement dans le but d’en faire un étalon à visée obstacle.

En Europe, les chevaux de 2.400m et plus sont principalement produits par des propriétaires éleveurs : les allemands comme le Gestüt Ammerland, mais aussi Newsells Park donc, par Coolmore – Japan et Magical dans cet Arc –, par Juddmonte (Enable), par Godolphin (Ghaiyyath) et, en France, par les Aga Khan Studs, par l’écurie Wertheimer & Frère…

Ils n’étaient que douze au départ de l’Arc 2019 : quatre français, deux anglais (Juddmonte et Godolphin), deux irlandais (Coolmore)… Et trois japonais, pays où l’on produit pour courir sur 2.400m et plus.

La grande année de "PC"

Il a gagné son premier classique en 2019 avec Persian King ** (Kingman) dans The Emirates Poule d’Essai des Poulains (Gr1), avant de décrocher le Diane avec Channel (Nathaniel). Toujours en 2019, il a gagné son premier Gr1 à Royal Ascot, avec Watch Me (Olympic Glory) dans les Coronation Stakes (Gr1). Il, c’est Pierre-Charles Boudot, qui a décroché ce dimanche son premier Qatar Prix de l’Arc de Triomphe avec son cheval de cœur, Waldgeist, qu’il monte le matin. Ce cheval coquin et taquin… Et c’est le doigt et les yeux vers les cieux, vers son père, qu’il a passé le poteau en tête.

Sur le toit du monde. Pierre-Charles Boudot réalise une année exceptionnelle et, ce week-end, il était touché par la grâce. Samedi, il a réussi un formidable coup de quatre en introduction à ce week-end de courses à ParisLongchamp. Ce dimanche, il enlève l’Arc, le Graal… Avant d’empocher un second Gr1 avec One Master (Fastnet Rock) dans le Qatar Prix de la Forêt (Gr1). Le jeune homme de Paray-le-Monial est, en 2019, sur le toit du monde.

Pierre-Charles Boudot, encore en selle sur Waldgeist, a dit : « Je ne réalise pas, je suis super heureux. Remporter l'Arc, c'est juste "ouf" ! C'est le cheval de ma vie, je l'avais dit. Aujourd'hui, il a montré un grand cœur. On respecte beaucoup Enable… Mais malheureusement aujourd'hui, elle est tombée sur plus fort. C'est un moment de fou, je peux mourir tranquille maintenant ! Il faut un crack pour gagner l'Arc. J'ai eu du mal à suivre dans le parcours, ça allait très vite et la piste était collante. Mon cheval m’a demandé du temps. Je le lui ai laissé et, dans la fausse ligne droite, j'ai eu un regain de gaz. Je l'ai ensuite décalé vers l’extérieur et il a montré un grand cœur. À l'entrée de la ligne droite, je les ai vus tous les quatre sur la même ligne et le cheval s'est ensuite allongé. »

DANS LE CLAN DES PLACÉS

Dans le clan des placés, les sentiments étaient différents… Entre une certaine tristesse et des promesses…

Enable, entre déception et admiration

Double lauréate de l’Arc, Enable avait les faveurs de l’ensemble du public, anglais comme français, qui l’a ovationnée lors de son retour au paddock. À l’applaudimètre, la lauréate de cet Arc 2019, c’est vraiment elle ! Lorsque Waldgeist l’a dépassée, dans la phase finale, il était d’ailleurs impressionnant de sentir la déception, parfois bruyante, des spectateurs. Gagner trois fois l’Arc, c’est un challenge exceptionnellement difficile et il faut saluer la sportivité de l’entourage d’Enable. Elle n’a pas gagné, mais la popularité des courses ressort grandie par cette édition.

Lord Teddy Grimthorpe, qui représentait le prince Abdullah ce dimanche, était très ému lorsqu’il nous a confié : « Elle a magnifiquement bien couru mais dans ce terrain, elle ne pouvait pas faire mieux. Enable est devenue une véritable icône. Elle est chère à beaucoup de monde, au grand public, mais pas que. C'est le prince qui va décider de son avenir. À ce moment précis, nous mesurons à quel point nous avons de la chance de vivre avec une telle pouliche. Elle est à part. Le prince va prendre son temps pour faire son choix. Les attentes autour d'elle étaient immenses et c'est sublime de voir autant d'énergie positive accompagner sa tentative. Nous ne nous attendions pas à être battus, mais il ne serait pas juste de nous plaindre de sa performance. » John Gosden, l’entraîneur de la championne a expliqué : « La jument a très bien couru, mais sur le terrain lourd, elle n'a pas montré le même turn of foot meurtrier qu'elle a dans le souple et le très souple. Waldgeist nous a battus en finissant fort, sur sa tenue, mais on n’a rien à reprocher à Enable. Sur son avenir, la décision revient au prince Abdullah. »

Peut-être un pressentiment ? Avant la première course du programme, John Gosden et Frankie Dettori sont passés voir Enable, avant de marcher sur la piste… Nous avons l’habitude de voir un Frankie assez exubérant, même lorsqu’il a une grande pression sur les épaules. Le pilote italien et John Gosden avaient un visage assez grave… Mais était-ce un signe ? Au rond, Frankie s’est mis en selle. Il est redescendu, comme s’il y avait un problème avec Enable, puis est remonté, se rendant en piste sous les « Come on Frankie ! » du public britannique. À froid, avec de la tristesse dans les yeux. Frankie Dettori est revenu sur la performance d’Enable : « Tout s'est bien passé pendant la course. C'était parfait, sauf quand je lui ai demandé un dernier effort, elle n'a pas répondu comme les autres fois. Le terrain était trop souple pour elle. C'est la pluie qui l'a battue. Le gagnant est vraiment un bon cheval, c'est lui a qui a le plus apprécié le terrain souple. C'est toujours ma grande championne. C'est dur de perdre et cela montre à quel point il est difficile de remporter trois Arc. »

Bonne nouvelle : Sottsass donne rendez-vous l’année prochaine !

Brillant vainqueur du Qipco Prix du Jockey Club (Gr1) dans un temps record, Sottsass venait de livrer une impression formidable pour sa rentrée dans le Qatar Prix Niel (Gr2), alors qu’il découvrait la distance des 2.400m. Ce jour-là, on avait failli assister à un remake de l’édition 1997, lorsque le grand favori, Peintre Célèbre (Nureyev), s’était retrouvé enfermé à la corde dans la phase finale et avait terminé en trombe à l’extérieur, mais trop tard. Sottsass, quant à lui, était également resté coincé jusqu’à 150m du but, mais avait réussi à s’imposer d’une longueur et quart à l’issue d’un drôle de changement de vitesse. Ce dimanche, il faisait donc logiquement partie des favoris et a fourni une performance remarquable, sur une surface pénible à laquelle il n’est pas habitué. Il faut également tenir compte du fait qu’il a été devancé par deux chevaux d’âge endurcis. Avec seulement sept sorties dans les jambes, Sottsass est un cheval tout neuf et il a incontestablement l’étoffe des grands, d’autant qu’il devrait encore s’assagir avec l’âge.

Jean-Claude Rouget était d’ailleurs ravi de la performance de son protégé : « Nous sommes ravis. Les quatre favoris sont aux quatre premières places : la logique a été respectée. Cela a été une vraie course, bien régulière. Je craignais que la course soit décapitée par Ghaiyyath, ce qui n'a pas été le cas. Chaque cheval a eu sa chance et ce fut une très belle épreuve. Il y avait des bruits selon lesquels Waldgeist n'allait pas dans le lourd, mais aujourd'hui il y est allé ! Il a du métier et a été préparé pour cette course. Enable a fait sa course, tout comme Sottsass. Cristian Demuro connaît le cheval par cœur et il l'a parfaitement monté, il n'y a absolument rien à dire. Sottsass a été courageux pour conserver la troisième place. Il a mérité un bon repos cet hiver et il est prévu qu'il reste à l'entraînement l'année prochaine. Il devrait donc retenter le challenge de l'Arc en 2020 ! »

Aidan O’Brien satisfait de Japan et Magical

Aidan O’Brien avait deux représentants dans cet Arc 2019 : Japan (Galileo) et Magical (Galileo). Ils ont terminé respectivement quatrième et cinquième. Après avoir attendu en neuvième position, Japan s’est rapproché à l’entrée de la ligne droite et il a bien prolongé son effort pour se classer quatrième, à une demi-longueur de Sottsass (Siyouni), troisième. Magical a rapidement été bien placée, prenant l’avantage à l’entrée de la ligne droite, avant d’être devancée par plus fort dans la phase finale. Elle a été dans le trio de tête, avec Ghaiyyath et Fièrement… Et les trois ont trouvé le temps long pour finir : mais Magical, mère courage, ne s’est pas effondrée comme ses deux compagnons de voyage qui ont conclu dizième (pour Ghaiyyath) et douzième (pour Fièrement). Aidan O’Brien nous a déclaré : « Japan et Magical ont très bien couru. Le terrain était peut-être un peu souple mais c'était le même pour tout le monde. Il est très possible que les deux chevaux recourent cette année. »

Le frère de Waldlied. Élevé par The Waldlerche Partnership, Waldgeist est issu du croisement entre Galileo et Waldlerche (Monsun), une élève de Newsells Park Stud dont il est le premier produit.

Waldlerche a gagné le Prix Pénélope (Gr3) pour sa deuxième sortie. Dans le Prix Cléopâtre (Gr3), pour sa troisième sortie, elle avait pris plus d’une dizaine de longueurs sur ses adversaires, avant de finir quatrième et avant-dernière. Elle a conclu sa carrière par une deuxième place dans une Listed en Allemagne.

Outre Waldgeist, elle a aussi donné Waldlied (New Approach), représentante de Newsells Park – dont elle porte les couleurs – et du Gestüt Ammerland, gagnante du Prix de Malleret (Gr2). Waldlied est désormais poulinière à Newsells Park Stud.

Waldlerche est une fille de Waldmark (Mark of Esteem), deuxième des Falmouth Stakes (Gr2, à l’époque). Waldmark a aussi produit Masked Marvel (Montjeu), gagnant des St Leger Stakes (Gr1) et étalon au haras de la Tuilerie pour le compte du haras d’Étreham.

Wurftaube (Acatenango), la deuxième mère du poulain, a gagné le St Leger allemand (Gr2). Wurftaube a aussi donné Waldpark (Dubawi), lauréat du Derby allemand (Gr1) et étalon au haras d’Annebault, ainsi que Waldjagd (Observatory), deuxième du Diane allemand. Waldjagd est la mère d’Urwald (Le Havre), lequel a gagné le Prix du Pont-Neuf (L). Il s’agit aussi de la souche de Wonderment (Camelot), lauréate du Critérium de Saint-Cloud et récente deuxième des Jockey Club Oaks Invitational Stakes (Grs1) à Belmont Park.

 

 

 

Northern Dancer

 

 

Sadler’s Wells

 

 

 

 

Fairy Bridge

 

Galileo

 

 

 

 

 

Miswaki

 

 

Urban Sea

 

 

 

 

Allegretta

WALDGEIST (M5)

 

 

 

 

 

 

Königsstühl

 

 

Monsun

 

 

 

 

Mosella

 

Waldlerche

 

 

 

 

 

Mark of Esteem

 

 

Waldmark

 

 

 

 

Wurftaube


LES CHRONOS

TEMPS PARTIELS

Du départ à 1.000m : 1’27’’79

De 1.000m à 600m : 24’’80

De 600m à 400m : 13’’55

De 400m à 200m : 12’’54

De 200m à l’arrivée : 13’’29

Temps total : 2’31’’97