Quatre points à retenir sur le plan de l’élevage

Élevage / 09.10.2019

Quatre points à retenir sur le plan de l’élevage

WEEK-END DU QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE

S’il existe un temps fort pour les courses françaises, c’est bien le samedi et le dimanche du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, avec pas moins de 11 courses au programme. Quelques jours après l’événement, on peut tirer un premier bilan sur le plan de l’élevage.

Gestüt Ammerland, une réussite exceptionnelle. Sur les quinze dernières années, dix éleveurs (ou entités d’élevage) ont inscrit leur nom au palmarès du Prix de l’Arc de Triomphe. La performance du Gestüt Ammerland de Dietrich von Boetticher est hors du commun. Sortir deux lauréats (Hurricane Run et Waldgeist) de la grande épreuve avec une trentaine de poulinières en activité, c’est tout à fait exceptionnel. Seul Khalid Abdullah et la galaxie Coolmore ont fait aussi bien – ou mieux – sur la même période, mais avec des moyens infiniment supérieurs et un nombre de poulinières (au minimum) cinq fois plus élevé.

ILS ONT ÉLEVÉ AU MOINS UN GAGNANT D’ARC DEPUIS 2005

Éleveurs

Lauréats

Khalid Abdullah

Enable (2018, 2017), Workforce (2010), Rail Link (2006)

Associés de Coolmore

Found (2016), Dylan Thomas (2007)

Gestüt Ammerland

Waldgeist (2019), Hurricane Run (2005)

Haras du Quesnay

Trêve (2013, 2014)

Newsells Park Stud

Waldgeist (2019)

Anthony Oppenheimer

Golden Horn (2015)

Wertheimer & frère

Solemia (2012)

Gestüt Brümmerhof

Danedream (2011)

Sunderland Holdings

Sea the Stars (2009)

Aga Khan Studs

Zarkava (2008)

Deux chevaux issus du Prix du Jockey Club sur le podium. Depuis qu’il est passé sur 2.100m, le Derby français est au centre de nombreux débats et notamment sur le fait qu’il fournit moins de chevaux ayant brillé dans le grand test de tenue du premier dimanche d’octobre. Pour la première fois, deux chevaux issus du podium du Derby français, dans sa version 2.100m, montent sur le podium de l’Arc. Il s’agit de Sottsass (Siyouni), lauréat du classique cantilien en 2019 et troisième dimanche dernier à ParisLongchamp. Le gagnant Waldgeist (Galileo) s’était classé proche deuxième de Brametot (Rajsaman) en 2017 à Chantilly. Avant eux, le podium de l’Arc avait accueilli Hurricane Run (deuxième du Jockey Club 2005), Sagara (septième du Jockey Club 2007), Intello (gagnant du Jockey Club 2013), New Bay (gagnant du Jockey Club 2015) et Highland Reel (deuxième du Jockey Club 2015).

Du mieux pour l’élevage français. Sur les 11 Groupes du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, trois ont été remportés par des FR ou assimilés. Il s’agit du Prix du Cadran (Gr1) d’Holdthasigreen (Hold That Tiger), élevé par Jean Gilbert et Claude Le Lay, du Prix Dollar (Gr2) de Skalleti (Kendargent), un élève de Guy Pariente, et du Prix de l’Opéra (Gr1) de Villa Marina (Le Havre), issue de l’élevage de Dario Hinojosa. En 2018, seulement deux FR ou assimilés s’étaient imposés.

Belle performance des étalons français. Les entraîneurs installés dans l’Hexagone ont gagné six groupes pendant le week-end, soit le meilleur bilan des quatre dernières années. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir brillé. C’est aussi le cas des étalons français avec trois victoires de Groupe, contre une l’année dernière, une en 2017, zéro en 2016 et une en 2015. Il s’agit de Le Havre (le père de Villa Marina), d’Hold That Tiger (le père d’Holdthasigreen) et de Kendargent (le père de Skalleti).