QUEEN ELIZABETH II STAKES (GR1) - King of Change, la loi de la fraîcheur

International / 19.10.2019

QUEEN ELIZABETH II STAKES (GR1) - King of Change, la loi de la fraîcheur

QUEEN ELIZABETH II STAKES (GR1)

King of Change, la loi de la fraîcheur

Il faut beaucoup de patience pour gagner une course du Champions Day sauf si l’on dispose d’un vrai crack à la Frankel. La fraîcheur prime sur la classe en fin de saison et les Queen Elizabeth II Stakes (Gr1) l’ont démontré. Il n’y a pas de crack chez les milers en Europe et Richard Hannon a eu raison de faire l’impasse sur la campagne estivale avec King of Change (Farhh), tout comme Francis-Henri Graffard qui a bien géré The Revenant (Dubawi) pour cet objectif. King of Change a eu un meilleur parcours et il a gagné, en faisant le trou à 400m du poteau. Il a versé sur sa gauche dans les 100 derniers mètres en coupant le couloir de The Revenant mais sans vraiment le gêner.

The Revenant, une bonne deuxième place. Francis-Henri Graffard est très sport dans sa déclaration : « C’est vrai que le gagnant a dérobé mais ça n’a pas coûté la victoire à The Revenant. Il a fourni encore une fantastique performance et il a trouvé un cheval plus fort et aussi adapté au terrain lourd. On a eu une saison exceptionnelle et maintenant il ne reste plus rien à courir. Il va au repos et l’année prochaine on cherchera un Gr1 pour lui. »

Royal Ascot, mais en 2020… King of Change n’est pas le premier venu. Il s’était classé deuxième dans les 2.000 Guinées (à 66/1) avant de disparaître du radar. Son entraîneur a expliqué : « Il avait eu une course dure dans les Guinées et on lui avait donné le temps de souffler un peu car on ne voulait pas le courir en terrain léger à Royal Ascot. On s’est trompé, car pour la première fois en dix ans on a eu de la pluie lors du meeting… Comme nous avions raté ce rendez-vous, nous avons décidé de le garder pour la fin de saison et il avait bien gagné sa Listed. Son jockey, Sean Levey, était très impressionné. Bon, on a raté Royal Ascot une fois, mais on pourra essayer l’année prochaine, l’hiver va passer très vite avec un bon cheval à l’écurie… »

Les déceptions. Beaucoup de favoris ont déçu. Benbatl (Dubawi) a cédé bien avant les derniers 400m. Magna Grecia (Invincible Spirit) n’a pas fait illusion et King of Comedy (Kingman) s’est fait remarquer surtout pour avoir fait sauter de la selle Lanfranco Dettori après une session de rodéo à l’entrée sur la piste. Il faut dire que le train de course très soutenu imposé par Veracious (Frankel), encore bonne quatrième, a fait beaucoup de sélection.

Un premier Gr1 pour Farhh. King of Change est le cinquième gagnant de Groupe et le premier de Gr1 issu de Farhh (Pivotal), qui avait terminé sa carrière en remportant les Champion Stakes (Gr1) 2013, en terrain lourd, face à Cirrus des Aigles. Malheureusement, il n’est pas le plus fertile des étalons car il compte 100 produits en âge de courir en 5 générations qui sont suivis par 18 yearlings et 35 foals. Il a donné 8 lauréats black types sur 79 produits de 3ans et plus, une réussite assez exceptionnelle.

Où l’on reparle de Neptune’s Bride. La mère, Salacia (Echo of Light), a gagné une course mais s’est révélée une très bonne poulinière. Elle était aussi représentée dans cette course par son deuxième gagnant de Groupe, le très bon Century Dream (Cape Cross), septième cette année après sa troisième place en 2018. La deuxième mère, Neptune’s Bride (Bering), avait commencé sa carrière sous la férule de Henri-Alex Pantall en remportant une course à Nort-sur-Erdre et l’a terminée avec un succès dans le Prix Fille de l’Air (Gr3). La troisième mère, Wedding of the Sea (Blushing Groom) avait gagné le Prix du Ris-Orangis (Gr3).

Salacia a une yearling par Golden Horn (Cape Cross) et une foal par Sea the Stars (Cape Cross).