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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

TOUR DES HARAS - Sam Imrie : « J’ai effectué tout mon parcours professionnel dans l’idée de me lancer seul »

Institution / Ventes / 20.10.2019

TOUR DES HARAS - Sam Imrie : « J’ai effectué tout mon parcours professionnel dans l’idée de me lancer seul »

Comme chaque année, les journalistes de JDG ont contacté les haras qui présenteront des yearlings en octobre chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire sur leurs lots 2019. Troisième épisode : Sam Imrie, d’Aïda Bloodstock, qui présente ses premiers lots à Deauville sous ce nom.

Jour de Galop. – Aïda Bloodstock présente ses premiers lots lors d’une vente Arqana. Où êtes-vous installés et pourquoi avoir décidé de créer une consignation ?

Sam Imrie. – J'ai toujours voulu avoir ma propre entreprise. J’ai donc travaillé dans un peu tous les domaines concernant l’élevage et les ventes, afin d’acquérir de l’expérience pour pouvoir ensuite me lancer, et il se trouve que j’ai épousé une Française… Alors je me suis lancé en France ! Nous sommes installés à cinq minutes au nord de Rouen. Le haras appartenait à mes beaux-parents, qui y ont fait de l’élevage pendant plusieurs années mais ont décidé d’arrêter. C’était une bonne opportunité pour lancer notre activité de consignataires.

C’est la première fois que nous présentons sous le nom d’Aïda Bloodstock. Mais nous avons déjà préparé des chevaux qui ont été présentés aux ventes par Fairway Consignment ainsi que La Motteraye Consignment. Par exemple, La Motteraye a vendu pour nous Mirabelle (Anodin), moyennant 75.000 €. C’est une jolie histoire car les parents de ma femme, Mathilde, avaient acheté la mère, Minted (Mineshaft), à l’amiable à Arqana auprès de Coulonces, alors qu’elle était pleine de Mirabelle… À l’époque, Mint Julep (Mastercraftsman), qui a gagné le Prix du Grand Camp (L) à Lyon-Parilly, n’était pas encore sortie. Minted a aussi donné Monnai (Le Havre), un poulain qui était estimé par son entourage mais s’est malheureusement accidenté avant de pouvoir montrer tout son potentiel. Elle est pleine d’Almanzor, nous sommes impatients de voir le produit !

Parlez-nous de votre parcours ?

Je suis né à Newmarket. Mon père travaillait dans les courses et ma mère était comptable. Elle a notamment travaillé pour Sir Henry Cecil. J’ai arrêté l’école à seize ans et je suis allé travailler à Brook Stud, à Newmarket. Puis j’ai suivi le cursus du National Stud avant de rejoindre Newsells Park Stud pour la préparation des yearlings. C’est à ce moment que j’ai découvert les ventes de Deauville, où Newsells présentait via le haras du Quesnay. Après cela, je suis parti en Australie pour Arrowfield Stud. J’ai aussi rejoint Tweenhills pour m’occuper des étalons, accompagnant notamment Makfi en Nouvelle-Zélande… Je suis retourné à Brook Stud en tant que manager et j’ai géré, pendant deux ans, un petit haras. Cette dernière expérience était importante pour moi car je savais que, en lançant mon entreprise, je devrais faire quasiment tout moi-même. En gros, j’ai passé deux ans à chacun de mes postes pour acquérir le plus d’expérience possible. Mathilde m’aide pour tout ce qui est administratif : parce que c’est très compliqué, surtout quand on ne parle pas français (rires) !

Pouvez-vous nous parler des deux lots que vous présentez ?

Le premier, le lot 463, est un fils de French Fifteen que j’ai acheté au mois de décembre à Deauville. Je n’ai pas vraiment dans l’idée de me lancer dans le pinhooking, mais pourquoi ne pas tenter cela de temps en temps ? C’est un poulain qui fait tout bien. Il n’a pas passé un bon hiver et j’ai vraiment pris mon temps en faisant une longue préparation, pour qu’il arrive à maturité. Il a de la présence, c’est un poulain puissant qui se déplace très bien. Son frère, le 3ans Robinwood (Style Vendôme), a gagné deux courses. Il a une famille maternelle solide, avec beaucoup de gagnants, et French Fifteen possède un très bon pourcentage de gagnants par partants. Le deuxième, le lot 526, est un fils de Penny’s Picnic élevé par les parents de Mathilde. Il est taillé pour être un 2ans et il est assez similaire dans son modèle à sa mère, qui est typée Holy Roman Emperor. Le premier produit de la mère, née en 2016, était une bonne 2ans mais elle était l’archétype du premier produit : elle était vraiment petite. Le produit né en 2017 s’est malheureusement accidenté, donc il nous manque une référence sur cette ligne. Mais c’est un beau poulain qui marche très bien et je pense qu’il devrait plaire.

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’OCTOBRE

Lot       Sexe              Père                                 Mère

463      M                  French Fifteen                 Lady Wood

526      M                  Penny’s Picnic                 Spirit Divine