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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Vigilance ou catastrophisme ? - Par Jean d’Indy, président du Conseil de l’Obstacle

Institution / Ventes / 10.10.2019

Vigilance ou catastrophisme ? - Par Jean d’Indy, président du Conseil de l’Obstacle

Vigilance ou catastrophisme ?

Par Jean d’Indy, président du Conseil de l’Obstacle

« J’ai lu avec attention le plaidoyer pro-obstacle de Nicolas de Lageneste publié ce mercredi dans Jour de Galop. Nicolas de Lageneste est un professionnel engagé, éclairé et je suis, comme lui, un ardent défenseur des grands équilibres du Galop notamment entre le Plat et l’Obstacle et entre Paris et la province.

Lors du dernier Conseil de l’Obstacle — et en présence notamment de Jacques Cyprès, qui fait équipe avec Nicolas de Lageneste dans le cadre des élections —, j’ai communiqué un certain nombre d’informations qui sont clairement de nature à éviter un tableau aussi noir. Informations que je partage volontiers ici pour rétablir les choses.

Le Plan "Obstacle 2019" a commencé à porter ses fruits. Fin août, la moyenne du nombre des partants en obstacle Premium est passée de 9,37 à 9,71 soit une hausse de 3,7 %. Pour ce qui concerne les épreuves PMH, la hausse est de 6 %. Mais surtout, le nombre de courses à moins de 8 partants est en diminution (19 % des courses Prémium contre 23 % en 2018). Sans crier victoire, ce retournement de tendance peut inciter chacun à un peu plus d’optimisme.

Le projet de calendrier 2020 pour l’obstacle est fondé sur les mêmes grands équilibres qu’en 2019, sans diminution ni de la visibilité de notre discipline ni des équilibres entre Paris et la province. Seul un élément conjoncturel propre à 2020 impose un ajustement : le 1er novembre (jour férié) tombe l’année prochaine un dimanche. Le calendrier de l’obstacle, en cours de préparation, n’est donc en aucun cas une "variable d’ajustement".

Édouard de Rothschild et les équipes de France Galop ont demandé au PMU de travailler à une promotion des événements d’obstacle plus intense en se fondant sur les "belles histoires" et les images spectaculaires que permet particulièrement notre discipline. Avec son accord, j’ai rencontré Cyrille Linette qui a parfaitement convenu de la pertinence de cette stratégie et s’est montré très réceptif. Nous avons aussi, ensemble, convenu d’étudier avec les équipes de M6 les moyens de soutenir la visibilité du Grand Steeple qui ne figure que très marginalement dans l’accord qui vient d’être mis en place.

Oui, les avocats de la discipline de l’obstacle doivent rester vigilants et je partage avec Nicolas de Lageneste le souci de la défendre. Personnellement, j’ai toujours considéré qu’il serait contre-productif d’opposer le Plat et l’Obstacle qui constituent ensemble et solidairement le Galop. Il serait contre-productif également de considérer France Galop comme un ennemi de l’Obstacle. On peut être vigilant, on doit être vigilant, sans tomber dans un catastrophisme excessif. »