EN RÉGION - Nîmes veut s’imposer comme un tremplin vers les belles pistes de l’obstacle français

Courses / 06.11.2019

EN RÉGION - Nîmes veut s’imposer comme un tremplin vers les belles pistes de l’obstacle français

Vendredi sur l’hippodrome des Courbiers, a eu lieu l’inauguration officielle du nouveau parcours de haies. Antoine Maubon, le président de la Société de courses de Nîmes, revient avec nous sur la genèse du projet et ses conséquences.

Si l’inauguration officielle a eu lieu vendredi 1er novembre, en présence, notamment, de Jean d’Indy, président du Conseil de l’obstacle, le nouveau parcours de haies, lui, a été mis en service cet été. À la tête de la Société de courses depuis 2016, Antoine Maubon, qui entame depuis avril son deuxième mandat, nous explique : « Déjà six courses de haies se sont disputées. Tout s’est bien passé, les professionnels nous ont fait de bons retours. Notre positionnement est clair, il y a Auteuil, Pau et Cagnes-sur-Mer, nous, nous sommes loin d’eux. Mais nous sommes en mesure d’accueillir des courses pouvant servir de tremplin pour ces hippodromes. » En accueillant donc, désormais des épreuves de haies, l’hippodrome de Nîmes fait partie maintenant des rares champs de course français capables d’organiser des courses sur les quatre disciplines (galop, haies, steeple et trot). Le site est devenu par la même occasion "pôle régional obstacle".

Un projet déjà envisagé en 2016. À l’initiative de la Société de courses de Marseille, la question d’un parcours de haies à Nîmes avait déjà été abordée par le passé, comme nous l’explique Antoine Maubon : «  Cela ne se fait pas en 2016. Mais là, toutes les conditions étaient réunies pour mener à bien cette initiative. L’idée de devenir un pôle obstacle régional a fait son chemin et en accord avec les Sociétés de courses de Marseille et Hyères, mais aussi avec France Galop et les comités régionaux de l’obstacle, cela s’est concrétisé. Antoine Maubon précise : « Marseille et Hyères nous donnent chacune leurs 12 courses de haies. Et France Galop nous a apporté son expertise pour définir le tracé et la mise en œuvre d’un tel projet. Ensuite Marseille, Hyères et aussi Salon-de-Provence nous ont donné des balais. Au final, nous sommes capables d’organiser des épreuves sur des parcours avec 6 haies (amovibles) et sur des distances allant de 3.400m à 3.900m. Le parcours a été tracé à l’extérieur de la piste de galop. »

Deux réunions de plus en 2020. Forte de ses 24 épreuves supplémentaires, la Société de courses organisera deux réunions supplémentaires lors de la saison 2020, la limite, comme nous l’affirme Antoine Maubon : « Organiser 12 réunions par saison est le maximum pour nous. Nous nous arrêterons là. Nous sommes passés de 8, en 2018, à 10, en 2019, puis 12 l’année prochaine. La dynamique est bonne mais notre ambition n’est pas d’organiser le plus de réunions possibles – ce qui, d’ailleurs, techniquement et humainement, est impossible –, mais plutôt d’élever le niveau des courses à Nîmes. En récupérant 12 épreuves de Marseille et 12 d'Hyères, cela nous force à passer à 12 réunions par an. » Pour 2020, le type d’épreuves n’est pour l’instant pas clairement défini, Antoie Maubon nous explique : «  On doit en discuter avec France Galop. Normalement, nous devons récupérer les mêmes courses qui se couraient à Marseille ou Hyères, mais rien n’est fait pour l’instant. » La question du nombre de partants est également un sujet brûlant : « La préoccupation au sujet du nombre de partants dans les épreuves d’obstacle est légitime. Nous connaissions ce problème avec nos épreuves de steeple-chase. Ce qui est sûr, c’est que les lots dans les épreuves de haies sont davantage fournis. Les entraîneurs n’hésitent pas à faire de longs déplacements pour venir chez nous, et le fait d’organiser des épreuves dans les deux disciplines de l’obstacle va certainement permettre de regagner quelques partants. »