François Nicolle démarre une nouvelle aventure

Courses / 29.11.2019

François Nicolle démarre une nouvelle aventure

François Nicolle démarre une nouvelle aventure

Basé à Royan, François Nicolle a pris la décision d’installer une antenne à Pau. Le professionnel nous a expliqué les raisons de ce choix.

Jour de Galop. - Pourquoi avez-vous décidé de créer une antenne à Pau ?

François Nicolle. - Cela ne fut pas une question de nombre de chevaux, mais plutôt d’opportunité. Je me suis attaché les services de Patrick Chevillard qui connaît très bien Pau, ce qui n’est pas mon cas, et je pense que ça va bien se passer avec lui. Il a beaucoup de métier et c’est quelqu’un de confiance. Vingt-cinq chevaux sont déjà arrivés à Pau et il devrait y en avoir une trentaine au total pendant le meeting. Il est probable que je laisse 15 à 20 chevaux là-bas à l’année, mais on va déjà voir si l’organisation fonctionne bien. C’est une bonne solution pour les chevaux qui sont un peu limités pour Paris et qui sont susceptibles de courir à Mont-de-Marsan, à La Teste ou à Nîmes, par exemple. J’enverrai peut-être des poulains à Pau également, afin qu’ils travaillent sur le gazon et qu’ils voient autre chose. Chez moi, c’est en débutant que les chevaux voient le gazon pour la première fois !

Comment allez-vous vous organiser au niveau des équipes ?

J’ai déjà une équipe sur place qui est composée de personnes avec lesquelles j’ai déjà travaillé, comme Gaëtan Olivier. Outre Patrick Chevillard, qui est responsable, il y a également Arnaud Duchêne, Maëlle Daubry-Barbier, Geoffrey Boughaita, Cédric Lavigne, Adrien Foucher ou encore Romane Violet.

Quels sont vos espoirs pour le meeting palois ?

Je ne suis pas un homme de meeting ; pour moi, la boutique doit tourner toute l’année. On verra bien comment ça se passe au début du meeting, mais il n’est pas impossible que Shakapon (Deportivo) coure le Grand Prix de Pau (Gr3). J’ai quelques chevaux en retard de gains qui ont déjà bien fait là-bas comme Dollar des Mottes (Montmartre), ou encore Dufou d’Airy (Legolas).

En 2019, vous avez remporté pas moins de vingt Groupes et vous êtes assuré de terminer tête de liste des entraîneurs d’obstacle par les gains, pour la deuxième année consécutive. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est le fruit d’un long et énorme travail. Je suis ravi de terminer une nouvelle fois tête de liste, mais ce n’était pas un objectif en soi. Ce n’est pas simple du tout de gérer une écurie de cent cinquante chevaux, encore moins une écurie d’obstacle, mais j’ai la chance d’avoir une équipe qui tient la route. Le plus important, c’est que notre travail soit récompensé.