GRAND STEEPLE-CHASE DE COMPIÈGNE (Gr2) - Le Costaud, en solitaire

Courses / 01.11.2019

GRAND STEEPLE-CHASE DE COMPIÈGNE (Gr2) - Le Costaud, en solitaire

COMPIÈGNE, VENDREDI

Le Costaud (Forestier) a remis les pendules à l’heure après sa malheureuse aventure en Italie, où son jockey, Bertrand Lestrade, s’était trompé de parcours dans le Gran Premio di Merano (Gr1). Le champion de Terry Amos, Palmyr Racing et Pierre de Maleissye Melun a rappelé à tout le monde que, en valeur pure sur les gros obstacles, il était le meilleur du lot dans le Grand Steeple-Chase de Compiègne (Gr2). Après la double barrière, durant le premier tiers du parcours, il a pris les commandes de la course et s’est détaché à l’aide de sa grande action. Dès lors, l’affaire était pliée. D’une part parce que Le Costaud n’a jamais molli et d’autre part parce que ceux qui ont essayé de le suivre l’ont payé à la fin. Le Costaud a déroulé devant, comme il aime le faire. Le futur lauréat a fait plusieurs fautes et, au dernier passage en face, il paraissait perdre de sa superbe. Mais le pensionnaire de Guillaume Macaire a soufflé, et il a su repartir dans la ligne droite, pour l’emporter de sept longueurs. Il a enlevé son quatrième Groupe après ses succès dans le Gran Steeple d’Europa (Gr1) 2016, le Gran Premio di Merano (Gr1) 2018 et le Prix Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3) 2019. Ce Grand Steeple de Compiègne est, pour le moment, son plus beau succès français. C’est sa 14e victoire.

Un cheval qui met en confiance. En selle sur Le Costaud, Kévin Nabet a monté une belle course et n’a jamais eu à sortir sa cravache pour gagner. Il a déclaré : « C’est un cheval qui vous met en confiance rapidement, mais, justement, il ne faut jamais se relâcher car il a beaucoup de force. On a pu voir en fin de parcours qu’il se relâchait un peu. Le Costaud prenait les obstacles avec force, il fallait être un peu méfiant. Il s’était vraiment beaucoup repris dans le tournant après les tribunes, on est passé limite au galop de chasse. Il l’a fait proprement. » En s’imposant ce vendredi, Le Costaud a offert un premier Grand Steeple-Chase de Compiègne à Guillaume Macaire.

Bon comportement d’A Mi Manera et de The Stomp. La tenante du titre, A Mi Manera (Great Pretender), a patienté en troisième position, sautant bien. Elle s’est rapprochée dans le dernier kilomètre mais n’a pu menacer le vainqueur, elle se classe deuxième. Fidèle à lui-même, The Stomp (Layman) a attendu à l’arrière-garde pour refaire du terrain à la fin. Sur une distance et un terrain limites pour lui, sa troisième place est très bonne. Leur entraîneur, François Nicolle, nous a déclaré : « Ç’a été une course sans concessions. C’est compliqué de filer tout en comblant le trou. A Mi Manera a très bien couru tout comme The Stomp, sur une distance qu’il découvrait. Je ne sais pas ce que nous allons faire avec eux. Je les garderais bien à l’entraînement l’année prochaine car ils ont un beau programme à Compiègne. Je regrette juste que Le Costaud n’ait pas gagné à Merano ! »

Ecbatane (Balko) a terminé quatrième après avoir fait le jeu de ses rivaux en essayant de revenir sur Le Costaud. Elle a payé l’effort fait au dernier passage en face.

http://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/LECOSTAUD-1.pdf

Un fils du regretté Forestier. Ils sont nombreux les bons chevaux issus de l’élevage sarthois de Pierre de Maleissye Melun. C’est le cas d’Azertyuiop (Queen Mother Champion Chase et Arkle Challenge Trophy Chase, Grs1), Bipbap (Prix Maurice Gillois, Gr1), Taranis (Ryanair Chase et JNwine.com Champion Chase, Grs1)… trois sujets façonnés par Guillaume Macaire. C’est d’ailleurs en association avec ce dernier et Terry Amos que Pierre de Maleissye Melun a élevé Le Costaud. C’est un fils de Forestier (Nikos), lequel n’a fait que sept saisons de monte en France, dont seulement cinq avec 20 produits ou plus. Malgré une production numériquement réduite, il a donné un certain nombre de black types, comme Le Costaud bien sûr, mais également Forest Bihan (Sky Bet Lightning Novices’ Chase, Gr.2), Forest Forest (deuxième du Prix Univers II, Listed), Foresta (troisième du Prix Roland de Chambure, L), Marcus de la Borie (troisième des Prix Fifrelet, Marc Antony et Ketch, L)…

La bonne souche Lafitte. Née dans les Pyrénées-Atlantiques chez Paul et Pascale Lafitte, Loya Lescribaa (Robin des Champs) s’était classée troisième du Prix Auricula à Auteuil. Outre Le Costaud, elle a donné deux autres produits ayant décroché du caractère gras. Sametegal (Saint des Saints), troisième du Triumph Hurdle (Gr1), a gagné une Listed sur les claies de Wetherby. Ainsi Fidèles (Dream Well) est lauréat de Gr2 sur le steeple d’Ascot. Deuxième mère de Le Costaud, Manon Lescribaa (Trebrook), a gagné six courses en obstacle. On retrouve ensuite une très vieille origine du Sud-Ouest, qui est passée de l’élevage Buzy-Cazaux à celui de la famille Lafitte avec l’ensemble des courants de sang qui avaient fait la gloire de l’élevage de la région paloise sur les obstacles parisiens (Montfleur, Tosco, Micipsa…). Il s’agit de la famille de Moussu Lescribaa (Prix Stanley (L), Châteauvert et Grandak), Petit Cimon, deuxième du Prix Jean Granel (L) à Auteuil, Fineau (Grand Prix de Pau et Prix du Président de la République, Grs3), War Fine (placé des Prix Congress et la Périchole)…

 

 

 

Nonoalco

 

 

Nikos

 

 

 

 

No no Nanette

 

Forestier

 

 

 

 

 

Sicyos

 

 

Forest Hills

 

 

 

 

Fille de Ferme

LE COSTAUD (H8)

 

 

 

 

 

 

Garde Royale

 

 

Robin des Champs

 

 

 

 

Relayeuse

 

Loya Lescribaa

 

 

 

 

 

Trebrook

 

 

Manon Lescribaa

 

 

 

 

Montafine

Le Costaud, par celui qui l’a conçu. Au mois de mars, Pierre de Maleissye Melun nous a confié les secrets de la genèse de son sauteur préféré. Pour lire ou relire l’article qui lui est consacré, cliquez ici

http://www.jourdegalop.com/2019/03/le-magazine-le-costaud-une-histoire-d-hommes-d-amitie-et-de-chevaux?q=le%20costaud