Morgan Regairaz : « J’ai tant d’amour pour Galop Marin que ma maison porte son nom »

Courses / 04.11.2019

Morgan Regairaz : « J’ai tant d’amour pour Galop Marin que ma maison porte son nom »

Samedi à Auteuil, Morgan Regairaz a vécu la plus belle journée de sa carrière. Pour Jour de Galop, il revit son coup de trois et la relation particulière qu’il entretient avec son champion, Galop Marin.

Jour de Galop. – Dimanche, vous avez réalisé le doublé dans le Grand Prix d'Automne (Gr1) avec Galop Marin et le premier coup de trois de votre carrière. Racontez-nous !

Morgan Regairaz. – Je suis encore sur un petit nuage. Faire un coup de trois lors d’un week-end comme celui-ci, c’est formidable. Je savais que j’avais trois bonnes chances, mais quand même, cela reste incroyable. Je ne détache aucune de ces trois victoires en particulier, je retiens la journée dans son intégralité. Que ce soit la victoire dans la Listed [le Prix Robert Weill, en selle sur Gochetial, ndlr], celle de Dream Wish (Dream Well), qui est un chic cheval, dans le Prix Congress (Gr2) , ou celle de Galop Marin (Black Sam Bellamy) dans le Grand Prix d’Automne (Gr1), elles se valent toutes pour moi.

Quand même, Galop Marin doit avoir une place à part dans votre cœur…

C’est mon cheval de cœur, le cheval de ma carrière. C’est avec lui que j’ai remporté mon premier Gr1 et d’autres succès importants. Ce sont des souvenirs merveilleux. Ce samedi, il a déroulé, il l’a parfaitement fait. Le terrain lourd et la longue distance ne l’ont pas dérangé. En plus, il s’est imposé dans un lot qui comportait notamment Blue Dragon (Califet) et l’autre pensionnaire de David Cottin, Paul’s Saga (Martaline). Il a toujours de fait de son mieux et a cœur énorme. J’ai tant d’amour pour lui que la maison que nous avons achetée avec ma femme porte son nom ! Il s’agit d’une maison d’hôtes qui ouvrira ses portes en mai 2020 à Saint-Jean-le-Thomas (Manche). Nous allons nous y installer dès le mois de février et c’est ma femme qui s’en occupera.

Ce coup de trois doit avoir une saveur particulière après le début de saison cauchemardesque que vous avez connu !

J’ai vécu un début d’année très difficile. Je me suis blessé et j’ai eu deux mois et demi d’arrêt, alors qu’en fin d’année 2018, j’enchaînais les bonnes performances. Ensuite, les chevaux de l’écurie n’étaient au mieux de leur forme. Quand on traverse une passe délicate comme celle-ci, le principal est de ne pas trop douter de soi. J’ai de l’expérience, cela m’a aidé à affronter cette situation. D’autres jockeys m’ont soutenu également. Ils me disaient de ne rien changer, de faire le dos rond, de continuer à travailler avec sérieux et que tôt ou tard ça irait mieux. C’est exactement ce que j’ai fait ! En plus, l’automne arrivait et je savais que ça allait me sourire.

Votre nom est associé à celui de Dominique Bressou. Quand et comment votre collaboration a-t-elle commencé? Vous n'avez pas hésité à le suivre lorsqu'il s'est installé à Dragey. Pourquoi ce choix ?

C’est quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Notre relation a commencé avec Milord Thomas (Kapgarde). Il y a six ans, David Powell m’avait appelé pour que je le monte car son jockey, Jacques Ricou, était en selle sur un autre cheval dans la course. Cela s’est très bien passé. Voilà comment notre collaboration a démarré. Ensuite, en 2015, quand Dominique Bressou s’est installé à Dragey, dans la Manche, et m’a proposé de le suivre, je n’ai pas hésité. C’était une très belle opportunité. Sa structure d’entraînement passait de 30 à 40 chevaux et cela en valait la peine.

Quels sont vos plans pour l'avenir ? Avez-vous déjà réfléchi à votre future reconversion ?

J’ai la chance de monter de bons chevaux, pour des gens qui me font confiance, alors je vis tout ça pleinement et je ne pense absolument pas à mon après-carrière. J’ai encore de bonnes années devant moi. Dans l’immédiat, nous allons faire des allers-retours à Pau avec les chevaux de l’écurie et nous atteler à préparer la saison prochaine, avec les jeunes chevaux notamment.