Passer la main pour apporter du sang neuf

Institution / Ventes / 02.11.2019

Passer la main pour apporter du sang neuf

Passer la main pour apporter du sang neuf

Par Mathieu Boutin, président de l’AEP

« Fort de huit années passées dans les instances de France Galop (comité, commission du code, commission programme plat), il m’est apparu opportun de passer la main à d’autres représentants qui amèneront du sang neuf. Et ainsi de m’appliquer à moi-même ce principe tant entendu du non-cumul des mandats successifs pour un meilleur fonctionnement des instances.

J’ai eu à cœur pendant ces années de défendre avec conviction les intérêts de mes collègues, mais aussi ceux des éleveurs et des propriétaires, ayant été élu à ce titre lors de mon premier mandat. Malheureusement, une grande majorité des membres du comité ont depuis décidé de modifier de manière discriminatoire le code électoral. Depuis 2015, il n’est possible aux entraîneurs publics que de siéger dans leur collège à la différence des éleveurs ou des propriétaires.

Ma voix s’est toujours fait l’écho d’un travail préalable sérieux et collégial avec pour grand principe de défendre l’intérêt général et la pérennisation de notre système.

Au nom de ceux que je représentais, je me suis efforcé de faire vivre les débats de manière constructive dans les différentes réunions auxquelles je participais.

Des avancées significatives ont été obtenues, mais je me suis souvent senti esseulé pour m’opposer à certaines décisions aux conséquences fâcheuses prises par nos dirigeants.

La construction du Nouveau Longchamp (dont le timing ne pouvait pas correspondre avec nos finances), la politique d’un programme élitiste à outrance sous l’impulsion de quelques lobbys puissants et pourtant minoritaires, les fermetures d’Enghien et Maisons-Laffitte dont on ne connaît pas le réel impact financier, les options prises pour ventiler la baisse des encouragements aux conséquences si néfastes pour bon nombre d’entre nous en sont des exemples frappants.

Aujourd’hui, la situation financière périlleuse de la maison France Galop n’est pas seulement due à des éléments non maîtrisables. Nos dirigeants doivent assumer leurs responsabilités. Je n’ai malheureusement pas eu cette impression lors du récent et dernier comité de la mandature du président Édouard de Rothschild.

Les résultats des dernières élections au Trot montrent aussi qu’il est temps de changer de gouvernance et de mode de fonctionnement. Les équipes en place depuis des années et qui ont cautionné les grandes orientations ont fait leur temps et l’heure du changement a sonné.

C’est pourquoi les élections approchant, j’apporte mon entier soutien aux listes AEP et AEPI-CROISSANCE COURSES qui partagent ma vision. »