THE JAPAN CUP - DEEP IMPACT MEMORIAL (GR1) - Wagnerian, au nom du père

International / 23.11.2019

THE JAPAN CUP - DEEP IMPACT MEMORIAL (GR1) - Wagnerian, au nom du père

TOKYO (JAP), DIMANCHE

Les étrangers jouent les absents ce dimanche dans la Japan Cup (Gr1) ; qui rend hommage à Deep Impact, le champion qui a poursuivi l’œuvre de son père Sunday Silence dans la construction d’un élevage de plus en plus performant, qui brille désormais sur tous les continents. Cette année, le Japon a gagné des Grs1 à Dubaï avec Almond Eye (Lord Kanaloa), en Angleterre avec Deirdre (Harbinger), en Australie avec Mer de Glace (Rulership) et Lys Gracieux (Heart’s Cry). Les 570 millions de yens (4,74 M€) d’allocation de la Japan Cup, qui peuvent augmenter avec le bonus offert aux gagnants de 24 grandes courses internationales, ne suffisent plus à alimenter les vocations.

La crise des vocations. Le Japon est loin, le voyage long et les conditions de la quarantaine très strictes. Il faut ajouter à cela que les japonais galopent vite ! Le dernier lauréat venu de l’étranger fut Alkaseed (Kingmambo), en 2005, et les déplacements se font de plus en plus rares. L’entourage de la championne Almond Eye a décidé de faire l’impasse sur la Japan Cup pour ne pas lui donner une autre course dure sur les 2.400m de Tokyo, un parcours cruel avec les chevaux. La surprise est que, parmi les quinze au départ, ne figure aucun poulain de 3ans. La génération 2016 sera représentée par la pouliche Curren Bouquetd’or (Deep Impact), deuxième des Oaks. Le score des mâles de 3ans n’est pas brillant, avec un seul gagnant, Rose Kingdom (King Kamehameha), qui, en 2010, avait profité de la rétrogradation de Buena Vista (Special Week). Au contraire, le score des femelles est excellent, avec six succès dans les dix dernières éditions mais cette année Curren Bouquetd’or est la seule au départ.

Un quatuor avec la casaque de Deep Impact. Deep Impact est représenté par quatre de ses produits, dont trois portent sa casaque, celle de Kaneko Makoto, et deux ont gagné le Derby, comme papa. Le problème, c’est que Deep Impact est le dernier auteur du doublé Derby - Japan Cup et il l’avait réussi à 4ans. Treize ans après, son fils Wagnerian peut l’imiter et ce samedi, quand les Japonais sont partis se coucher, le lauréat du Derby 2018 était le favori à 3,7/1. Makahiki, qui a remporté le Derby en 2016 (et le Niel), n’a plus gagné depuis son succès et il figure parmi les gros outsiders, tout comme Jinambo, qui est associé à Ryan Moore.

Le rival le plus dangereux pour les Deep Impact est un autre gagnant du Derby, Rey de Oro (King Kamehameha), qui a remporté le classique en 2017. Le 5ans confié à William Buick n’a pas brillé cette année mais il est à 4,5/1, suivi dans les préférences des parieurs par un autre représentant de Kaneko Makoto, le 4ans You Can Smile (King Kamehameha), qui a tracé un bon parcours en se classant quatrième dans le Gr1 Tenno Sho (autumn).

C’est dur pour Soumillon et Lemaire. Le 7ans Cheval Grand (Heart’s Cry) est le gagnant de la Japan Cup 2017 et il retrouve son pays après avoir fait campagne à l’étranger. Il y a du travail pour Christophe Soumillon, en selle sur le vieux guerrier, et pour Christophe Lemaire, associé à Muito Obrigado (Rulership), qui a gagné de belle manière la Cope Republica Argentina (Gr2), en dernier lieu.

Lanfranco Dettori, un retour en outsider. Lanfranco Dettori a gagné trois fois et toujours d’un nez la Japan Cup. Ce samedi, il a fêté son retour au Japon avec un joli doublé à Tokyo. Le pilote italien a découvert mardi que son cheval pour la Japan Cup serait le vétéran Look Twice (Stay Gold), 6ans, qui n’a jamais couru un Gr1 dans sa carrière. C’est un spécialiste de la course d’attente et il adore le parcours corde à gauche de Fuchu. C’est un outsider mais il possède une meilleure chance que Taisei Trail (Heart’s Cry), confié à l’autre Italien, Mirco Demuro. Oisin Murphy a hérité d’une meilleure monte, celle de Suave Richard (Heart’s Cry), deuxième de Almond Eye l’année dernière. Son dernier succès remonte au mois d’avril 2018 mais gagner au Japon est très difficile, même pour les japonais.