Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

TRIBUNE LIBRE - Les courses, une activité économique à part entière

Courses / 19.11.2019

TRIBUNE LIBRE - Les courses, une activité économique à part entière

Par Bernard Favennec

« Petit éleveur, propriétaire et entraîneur à Pompadour, je pense le moment venu de dire… Les haras de Pompadour sont en train de disparaître définitivement (les chevaux dans les prés sont remplacés par des vaches !) et cela peut être un excellent point de réflexion. Où sont ceux qui auraient dû participer à leur défense ? L’attrait du nom Pompadour ? Comment défendre un programme touristique dans ce cas…. Historien, je vis le lien charnel qui existe entre les courses et l’histoire. Nom des courses, événements de la génétique de nos amis chevaux. Les politiques auraient pu de leur côté être sensibles aux rentrées financières que l’activité équine générait. Ce que je viens d’évoquer est parfaitement mis en évidence par l’engouement suscité à l’été 2019 à Pompadour avec des pointes en termes de spectateurs aux environs de 6.000. Énorme pour une petite cité comme la nôtre et fruit du travail réalisé par l’équipe de bénévoles qui s’occupe de la Société des courses.

À présent, qu’en est-il des courses et de leur avenir ? J’ai été tout particulièrement sensible à la lecture de l’interview de Cédric Boutin que je qualifierai de "bon état des lieux".

Les courses sont une activité économique à part entière. Elle est, dans les premiers temps, agricole puisqu’elle permet la naissance des poulains. La gestion de l’espace d’élevage a évidemment son volet écologique. Lorsque le poulain prend place comme futur compétiteur, il entre dans le domaine commercial, et il peut satisfaire – ou non – les investissements qui l’ont accompagné jusque-là. Poursuivant sa progression, il intégrera une "équipe". On ne doit pas oublier cette notion d’équipe, une équipe qui sera à son service afin qu’il s'exprime en compétition, qu’il donne le meilleur de lui-même. Tout cela coûte temps et argent. Si cette activité s’insère dans un centre d’entraînement, c’est alors le secteur de la politique locale qui doit se sentir concerné. En effet, l’ensemble des investissements devront être pris en considération. Installations, chevaux, nourriture, personnel, à commencer par les apprentis, pour atteindre l’entraîneur et les vétérinaires. Cela constitue déjà une activité économique qui a son intérêt à de nombreux niveaux de la vie politique du pays. Et on retrouve ici le regard que je porte sur les risques d’évolution de Pompadour. »