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Un amendement pour améliorer les dotations aux petits hippodromes 

Courses / 21.11.2019

Un amendement pour améliorer les dotations aux petits hippodromes 

Élue députée de la 4e circonscription de la Vendée, Martine Leguille-Balloy est par ailleurs présidente du groupe Cheval de l'Assemblée Nationale. Ce jeudi, elle nous a expliqué : « La France hippique a la chance d’avoir un riche maillage d’hippodromes de province, où bien des vocations naissent. Pourtant, ces sociétés de courses sont en difficulté. Le prélèvement sur les paris hippiques existait déjà avant 2010, mais au profit de l’État seul. Il est à un taux de 5,3 % sur les enjeux hippiques. La loi de 2010 a permis d’affecter 15 % de ce prélèvement aux collectivités locales (dans la limite de 11.182.394 €). Ces collectivités ont ensuite la possibilité de réserver ces dotations aux champs de course situés sur leur territoire. Cela avantage bien sûr les gros hippodromes, lesquels génèrent le plus de paris hippiques. Avec le soutien du gouvernement et de Pierre Préau, secrétaire général de la Fédération nationale des courses hippiques (F.N.C.H.), un amendement a été déposé pour rééquilibrer la répartition de ces ressources, dont les petits hippodromes ont tant besoin. Jusqu’à présent, ce retour aux collectivités locales était à 100 % lié au montant des enjeux PMU générés par un site. À présent, il dépendra à 25 % du nombre de courses organisées sur l’hippodrome. De même, nous avons plafonné les sommes qui reviennent aux grands hippodromes à 600.000 €. Sur 199 collectivités locales bénéficiaires, 173 verront ainsi leur dotation augmenter, sept auront un retour inchangé et seulement 19 auront une diminution. Prenons quatre exemples, Rambouillet recevra 14.998 € contre 5.200 € auparavant, Pompadour passe de 1.922 € à 14.679 €, Biguglia de 35 € à 5.996 €, Biarritz de 664 € à 16.092 €… Ce projet est soutenu par de nombreux députés, à l’exception de quatre ou cinq villes, dont certaines n’assurent pourtant pas l’entretien de leurs hippodromes. Les socioprofessionnels qui sont attachés aux hippodromes de nos régions ont dès à présent un grand rôle à jouer : il faut inciter leurs sénateurs à soutenir ce projet, mais également leurs collectivités locales à reverser ces dotations aux sociétés de courses locales. »