Championnat du monde de la Fegentri - Champions du monde !

International / 12.12.2019

Championnat du monde de la Fegentri - Champions du monde !

Champions du monde !

Par Salomé Lellouche

Mathilde Bourillon et Alexis Lemer, les deux représentants français du Championnat du monde de la Fegentri, sont sortis victorieux de cette compétition internationale. Ils nous livrent leur expérience.

Mathile Bourillon : « La plus belle année de ma vie ! »

Toute fraîche auréolée de son titre de championne du monde des cavalières, Mathilde Bourillon raconte cette aventure hors du commun.

Jour de Galop. - Vous avez été sacrée championne du monde. Que cela signifie-t-il pour vous ?

Mathilde Bourillon. - Je suis très fière. J’étais déjà très heureuse de participer à ce championnat, car je n’ai ma licence de cavalière que depuis quatre ans et demi. Le début d’année n’était pas très bon pour moi. Puis j’ai gagné deux courses en Suède. À partir de ce moment-là, j’ai commencé à y croire un peu. Par la suite, j’ai eu de bons résultats et tout s’est joué à l’avant-dernière étape au Maroc où j’ai remporté la course. Je suis encore sur mon petit nuage, j’ai du mal à y croire. Malgré la compétition, cela restera la plus belle année de ma vie.

Pouvez-vous nous citer quelques pays où vous avez eu la chance d’aller pour le championnat ?

J’ai voyagé à Oman, plusieurs fois en Italie avec Rome et Varenna, en Allemagne, Norvège, Suède, Suisse, Turquie, Maroc… Sans oublier les étapes françaises et la finale à l’île Maurice.

Comment se déroule l’organisation d’un événement de ce genre ?

Nous sommes invités à participer aux courses dans les pays adhérents à la Fegentri, et en tant que participante française, c’est le club des gentlemen-riders et cavalières de France qui m’a offert les billets d’avion. Sur place en revanche, c’est moi qui organisais mes déplacements et parfois, il m’est arrivé de me rendre sur des hippodromes de province qui n’étaient pas faciles d’accès.

Comment décririez-vous cette expérience de plusieurs mois ?

Outre le fait de gagner le championnat, j’ai eu la chance de vivre une véritable expérience humaine. J’ai rencontré beaucoup de personnes, des super filles et je pense que ce seront des copines pour la vie. Comme je parle anglais, c’était plus facile pour moi de tisser des liens dans les différents pays.

S’il ne fallait retenir qu’un seul moment, lequel serait-il ?

J’ai tout aimé : l’ambiance, la découverte des pays, l’accueil des différents clubs. Mais le moment que je retiendrai en termes d’ambiance et de chevaux, c’est la Turquie. J’ai vraiment adoré cet hippodrome. Je dois dire aussi que le Maroc était un bon souvenir. C’était l’avant-dernière étape du championnat et j’ai remporté la course. À ce moment-là, j’avais assez d’avance sur les autres pour être sûre de devenir championne du monde.

Pour vous, quel mot définit le mieux cette aventure ?

Amitié. Tout au long de cette année, j’ai pu vivre une formidable amitié autour du cheval avec toutes les participantes du championnat.

Alexis Lemer : « J’ai gagné la Fegentri, je peux partir tranquille ! »

Alexis Lemer a fait la course en tête dans le championnat de la Fegentri. Pour lui aussi, l’année a été riche en découvertes et rencontres…

Jour de Galop. - Vous avez été sacré champion du monde. Que cela signifie-t-il pour vous ?

Alexis Lemer. - Je suis très heureux d’avoir participé à cette expérience unique. Cette année, le barème des points a été changé. Il est plus resserré, ce qui fait que maintenant, les places sont aussi valorisantes que la victoire. J’ai eu la chance d’avoir des chevaux réguliers, et donc de gagner ou de me placer plus souvent. Peu de temps après Deauville, j’étais déjà fixé sur le classement. On ne peut faire qu’une seule fois le championnat. Je ne m’étais pas mis l’objectif de gagner, même si secrètement, on l’espère tous. Je ne voulais pas être déçu par mon score à la fin, mais les premiers résultats ont fait que je me suis retrouvé directement en tête.

Pouvez-vous nous citer quelques pays où vous avez eu la chance d’aller pour le championnat ?

Le championnat des garçons est un peu moins "exotique" que celui des filles mais, il y a environ seize courses essentiellement en Europe. Je suis allé en Espagne, Italie, Allemagne, Suède, Hongrie et aussi un peu aux États-Unis et bien sûr en France, notamment à Deauville. Parfois nous sommes allés plusieurs fois dans un même pays pour les différentes étapes.

S’il ne fallait retenir qu’un seul moment, lequel serait-il ?

C’est difficile de détacher un moment plus qu’un autre. J’ai eu la chance de gagner trois courses pendant le championnat. Chaque victoire était magique, car ce n’est jamais sur le même hippodrome et on découvre à chaque fois quelque chose de nouveau. Je garde un super souvenir de toutes les étapes. Par exemple, en Espagne où j’ai eu la chance de gagner, quand on traverse la foule, il y a vraiment beaucoup d’émotion et c’est ce genre de moment qui reste plus en mémoire que la course en elle-même. En Suède, c’était plus une ambiance "point to point". En Allemagne c’était les repas la veille des courses avec tous les camarades. Et puis, à Budapest, c’était assez surprenant, on sentait un peu l’ancienne gloire de la ville. Quand j’ai vu l’état des bâtiments et de la vie locale, j’ai eu un peu peur de rencontrer l’hippodrome et finalement, il était dans un état magnifique avec une piste aussi bonne, voire meilleure qu’à Paris.

Comment décririez-vous cette expérience de plusieurs mois ?

C’est une aventure humaine et sportive. J’ai découvert des cultures et des personnes vraiment formidables à travers tous mes voyages.

Pour vous, quel mot définit le mieux cette aventure ?

Unique. En France on ne peut participer qu’une fois et je suis très fier d’avoir pu le faire. Ça restera un des meilleurs souvenirs de ma vie.

Quelles sont vos nouvelles ambitions ?

Je continuerai à monter dans les courses amateurs en France pour les personnes qui ont confiance en moi. Passer un bon moment aux courses, monter pour ceux que je connais et partager avec les gens que je côtoie, c’est le plus important pour moi. J’ai gagné la Fegentri, je peux partir tranquille ! Je tiens à remercier le club des gentlemen-riders et cavalières de France et son président Gérard de Chevigny, car sans eux, tout cela ne pourrait pas exister.