EN RÉGION - Hugues Crosnier : « Il faut s’ouvrir vers l’extérieur pour faire vivre l’hippodrome » 

Courses / 05.12.2019

EN RÉGION - Hugues Crosnier : « Il faut s’ouvrir vers l’extérieur pour faire vivre l’hippodrome » 

Par Lou-Salomé Lellouche

Dimanche dernier, l’hippodrome de la Touche, à Craon, organisait son tout premier marché de Noël. Supervisé par Hugues Crosnier, cet événement a accueilli 6.000 personnes et la journée a enregistré plus de 30.000 € de paris sur l’hippodrome.

Jour de Galop. – Quel est le bilan de ce premier marché de Noël sur l’hippodrome de Craon ?

Hugues Crosnier. – Un succès ! On ne peut pas dire un grand succès, car on peut toujours faire mieux, mais globalement, que ce soient les professionnels ou le public venu pour les courses ou le marché de Noël, tout le monde était très satisfait de cette journée. Nous avions 6.000 personnes présentes alors que les conditions atmosphériques à l’ouverture du marché de Noël étaient désastreuses, avec pluie et brouillard.

Avez-vous prévu d’autres projets de ce type, d’ici la fin de l’année ou courant 2020 ?

Pas d’ici la fin de l’année. À la fin de la réunion, nous avons fait un feu d’artifice pour clore le meeting. En 2019, nous avons aussi accueilli 23 mariages, le festival de musique V and B, ou encore loué régulièrement nos salles pour des séminaires. Je tiens à remercier l'ensemble des personnes qui œuvrent toute l’année, comme nos bénévoles, le Comité, les salariés... Nous pourrons tout à fait renouveler ce genre d’expériences en 2020.

Quelles ont été les retombées de V and B Fest’, un événement important dans le paysage des festivals français ?

Parmi le public, il y avait forcément des gens qui n’avaient jamais mis les pieds sur un hippodrome. J’espère qu’ils reviendront pour assister à des courses. C’est l’objectif ! Il faut inventer de nouvelles utilisations du site pour lui permettre d’exister. Le produit "course" ne nous permet pas de vivre raisonnablement. Nous avons des salariés et des frais d’organisation qui font qu’aujourd’hui, dix réunions hippiques par an, ce n’est pas suffisant. Je ne demande pas des réunions supplémentaires, je dis simplement qu’il faut s’ouvrir vers l’extérieur pour créer des événements et utiliser le site en tant que tel.

Quel est votre bilan de fréquentation et d’enjeux en 2019 ?

Nous serons en hausse par rapport à l’an passé car nous avons eu une réunion supplémentaire. Nous avons connu une journée un petit peu en dessous de nos scores habituels lors du weekend des Trois Glorieuses, le dimanche. Les horaires n’étaient pas adaptés. Dans cette région, démarrer les courses à 11 h 30 le dimanche, ce n’est pas inscrit dans les traditions. Le promeneur ou la personne qui vient occasionnellement n’est pas forcément disponible ou réceptive à ce type d’organisation. À nous de travailler. Nos instances y sont sensibles, nous avons une belle écoute de ce côté-là.

Philippe Peltier : « Une ambiance conviviale et festive »

Philippe Peltier a eu plusieurs partants dimanche dernier à Craon. Il nous livre son sentiment sur l’événement. « L’ambiance était très bonne. C’était vraiment plaisant. Il y avait beaucoup de commerçant et les gens étaient présents pour faire leurs achats de Noël et découvrir les courses par la même occasion. Ce sont vraiment des choses à renouveler. Il y avait du monde alors qu’il faisait très froid. 6.000 personnes, c’est inespéré pour un mois de décembre. Je pense qu’ils ne s’attendaient pas à avoir autant de monde. Les voitures étaient garées sur le bord de la route. Le parking principal se trouve sur une partie en gazon et quand il pleut ça devient problématique ! Il a même fallu sortir les voitures qui s’étaient enfoncées dans la boue avec des tracteurs. Il faut essayer de créer des activités pour attirer des personnes qui ne sont pas forcément concernées par les courses. Selon moi, c’est comme cela que les gens vont revenir sur les hippodromes. Les personnes affluent et cela crée une ambiance conviviale et festive. C’est exactement ce qui manque aujourd’hui sur les hippodromes. »