Le China Horse Club réussit ses premiers pas à Sainte-Lucie

International / 14.12.2019

Le China Horse Club réussit ses premiers pas à Sainte-Lucie

Le China Horse Club réussit ses premiers pas à Sainte-Lucie

Par Lizzy Sainty, envoyée spéciale à Sainte-Lucie

Le China Horse Club a marqué l’histoire du sport hippique, ce vendredi dans les Caraïbes, avec la toute première réunion de course du Royal Saint Lucia Turf Club. Le syndicat de propriétaires de haut vol managé par Teo Ah King est en effet au cœur de ce projet, en compagnie du Premier ministre de Sainte-Lucie, Allen Chastenet. Ce champ de courses n’est que la première pierre d’un ambitieux programme mené par Teo Ah King, lequel est entre autres l’architecte de Meydan. Situé à deux pas de l’aéroport international, le Royal Saint Lucia Turf Club fait en effet partie du programme de développement "The Pearl of the Caribbean", soit un complexe de luxe dont l’ambition est de rassembler un business center et de l’immobilier haut de gamme pour attirer les investissements internationaux dans le sud des Caraïbes. Ce projet comprend notamment des hôtels, des écoles de niveau international, un centre de santé, un club de polo, un centre commercial et un casino. Les courses de chevaux font donc partie intégrante du programme visant à renforcer l’attractivité et l’activité économique de l’île.

Ils sont venus des quatre coins de la planète. Actuellement, Sainte-Lucie accueille une population permanente de 40 chevaux, mais la capacité est de 150 individus. En vue de l’inauguration, ces galopeurs ont été acquis par le China Horse Club à Ocala en 2018, avant d’être revendus à des propriétaires. Parmi les casaques présentes, il faut citer plusieurs entités américaines, notamment WinStar Farm, Taylor Made Farm et Elite Sales. Des professionnels caribéens, néo-zélandais et sud-africains ont été invités à ouvrir des antennes sur l’île pour entraîner ces chevaux. Ils sont actuellement cinq à être enregistrés auprès des autorités hippiques locales. Les jockeys proviennent des Caraïbes et de Chine. La piste en dirt de 1.700m, un long toboggan, a été construite à partir de sable naturel du littoral. Il est par ailleurs prévu de courir sur la plage elle-même une fois par mois.

Une victoire américaine. La belle épreuve de ce vendredi, la Pitons Cup s’est courue sur 1.800m, avec une allocation de 150.000 $. C’est Casting Crowns (Warrior’s Reward) qui s’est imposée sous les couleurs de Taylor Made Farms. Cette 4ans avait déjà gagné aux États-Unis à 2 et 3ans. Au moment de recevoir le trophée, Frank Taylor n’a pas caché son enthousiasme : « Nous avons gagné la Dubai World Cup et c’était un moment exceptionnel. Cette Pitons Cup est en quelque sorte une deuxième petite Dubai World Cup. Les locaux sont extrêmement accueillants et aujourd’hui, nous avons vécu une grande journée. Nous allons revenir sans aucune hésitation et parler de cet endroit merveilleux à tous nos contacts américains. » Casting Crowns est entraînée par l’ancien Sud-Africain Deon Visser qui a fait le choix de déménager sur l’île après avoir été trois fois tête de liste au Soudan et entraîneur en Chine ! Elle était montée par le Chinois Qin Wong, lequel a fait son apprentissage en Australie.

Un véritable succès et de grandes ambitions. Juan-Carlos Capelli fait partie du conseil consultatif international du China Horse Club et il nous a expliqué : « Cette journée d’inauguration du Royal Saint Lucia Turf Club a été un véritable succès, avec quatre belles épreuves et des gagnants venus du monde entier. De grands noms des courses internationales avaient fait le déplacement depuis la Chine, l’Europe, l’Amérique latine ou encore l’Amérique du Nord. Cette inauguration va faire date dans l’histoire du sport hippique. Les acteurs locaux étaient eux aussi très fortement représentés, avec des milliers de spectateurs. Dans le cas du Royal Saint Lucia Turf Club, il s’agit de la rencontre de notre entité, et notamment de Teo Ah King avec les élus locaux comme Allen Chastenet. Le résultat est remarquable.

Une des particularités du China Horse Club, c’est de toujours travailler en partenariat que ce soit au niveau de l’achat des chevaux de course, de l’élevage ou encore des hippodromes. Grâce à ce mode de fonctionnement, en l’espace de seulement cinq ans, le China Horse Club est devenu l’un des cinq plus grands acteurs de la filière hippique à l’international. Nous sommes présents en Europe, aux États-Unis, en Australie et aujourd’hui aux Caraïbes, cet archipel faisant partie de l’Amérique latine. Cette dernière zone à un très grand potentiel. De nombreux projets sont encore à venir. Et notamment le fait d’améliorer notre présence en France et en Angleterre que ce soit en tant que propriétaire ou éleveur. Je suis aussi mandaté pour travailler au développement du China Horse Club au Japon et en Amérique latine. Ce sont de beaux défis qui m’ont été confiés mais avec le soutien de la remarquable équipe rassemblée par Teo Ah King, je suis convaincu que cela va fonctionner. Le China Horse Club a un slogan éloquent : amener la Chine au monde et le monde à la Chine. Nous en sommes à la première étape. Et la deuxième, sur le territoire chinois, est dotée d’un potentiel immense. »