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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Les écuries Diane, 20 ans en 2020

Autres informations / 06.12.2019

Les écuries Diane, 20 ans en 2020

Les écuries Diane, 20 ans en 2020

En janvier, les écuries Diane fêtent leurs 20 ans. À cette occasion, leur fondatrice Diane Lybeck revient sur son histoire… et parle de l’avenir de sa structure de débourrage, pré-entraînement et remise en forme des galopeurs.

Jour de Galop. – En janvier, vous fêterez les 20 ans des écuries Diane, alors que vous-même avez à peine 40 ans…

Diane Lybeck. Nous avons créé les écuries Diane quand j’avais 20 ans ! Le débourrage est une vocation très ancienne : à 10 ans, je débourrais les poneys des enfants des entraîneurs et des amis chez qui je montais le matin, ainsi que les poneys de mes proches. C’était ma passion et j’y consacrais tout mon temps. Le travail avec les jeunes chevaux coule dans mes veines.

Aujourd’hui, il y a des centres de débourrage un peu partout. Mais quand nous nous sommes installés, il n’y en avait qu’un autre en France. Cela veut dire que la majorité des chevaux quittaient l’élevage pour rejoindre directement le travail.

Quel était votre objectif quand vous avez démarré votre activité ?

L’objectif était de leur apporter une condition physique et mentale leur permettant de bien accepter l’entraînement. Nous voulions faire un centre de formation comme ceux qui existaient dans le sport humain de haut niveau, afin de les amener à exprimer ce qu’ils ont de meilleur, tout en préservant leur potentiel.

C’est ce que vous avez réussi à construire avec votre équipe ?

Effectivement, quand les chevaux quittent notre écurie, ils sont aptes à supporter le travail. Ils ont vu tous les prestataires nécessaires (dentiste, ostéopathe…). Ils font même des séances d’acupuncture si besoin. Et ils apprennent à être tondus dans le calme, à rester attachés et sont capables de suivre dans un lot, en France ou à l’étranger, chez n’importe quel entraîneur. Nous faisons vraiment office de lien entre l’élevage et l’entraînement. Chez nous, les jeunes chevaux vont tous les jours au paddock. Et plus ils développent leur condition physique, plus ils réduisent par eux-mêmes leur temps de paddock. Quand ils arrivent à l’entraînement, il n’y a aucun choc pour le cheval, puisqu’il n’est pas brutalement privé de paddock.

Avez-vous d’autres activités que le débourrage et le pré-entraînement au sein des écuries ?

Nous faisons aussi beaucoup de remise en forme, aussi bien mentale que physique. Cela signifie qu’un cheval qui se remet d’une opération, qui a besoin d’une pause entre deux périodes d’entraînement, qui souffre de tendinites ou même d’arthrose, peut venir chez nous. Nous avons un spa et nous faisons beaucoup de soins de balnéothérapie.

Grâce à cette équipe remarquable, ceux dont le problème relève plus du comportement, comme ne plus vouloir rentrer dans les boîtes de départ ou sur les pistes d’entraînement, sont également les bienvenus. Le débourrage est important, mais le pré-entraînement et la remise en forme représentent désormais la majeure partie de notre activité.

On a même l’impression d’une grande variété dans votre offre.

Effectivement, nous avons un spa, nous faisons appel à différents vétérinaires, à des acupuncteurs équins, et je suis également praticienne de shiatsu équin. Notre offre est assez large. Nous testons très régulièrement de nouvelles techniques et de nouveaux produits, comme les couvertures magnétiques et d’autres choses, pour tenter de donner un maximum de confort aux chevaux. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à ce que nous visions : outre le débourrage et pré-entraînement, notre structure est un vrai hôtel-spa pour sportifs de haut niveau.

Et nous mettons un point d’honneur à avoir une approche sur mesure. Même en grossissant, nous avons toujours gardé cette façon de faire. Chaque moment, chaque activité, chaque durée, chaque intensité, chaque soin… est déterminé cheval par cheval. Tout est à la carte, en fonction des besoins et du contexte propre à chaque cheval.

Et chaque propriétaire peut suivre l’évolution de son cheval régulièrement, dans un espace web fermé qui lui est réservé. Il y trouve notamment des photos et des vidéos de son cheval, en toute confidentialité et en toute sécurité.

Pouvez-vous nous citer quelques chevaux passés entre vos mains ?

Nous avons eu de bons résultats avec certains chevaux très intéressants, comme Ésotérique, Karakontie, Vadamos, Qemah, Recoletos, Al Wukair, Sarah Lynx, Zelzal, Villa Marina, Siyoushake, Othermix, French King, Indian Daffodil… Cette liste n’est pas exhaustive bien sûr !

Ces chevaux étaient-ils en débourrage ou en soins ?

Ceux que je viens de vous citer étaient au débourrage pré-entraînement. Mais souvent, les chevaux commencent par être débourrés chez nous… Puis un jour, ils reviennent pour passer quelques semaines à la maison, un peu comme des vacances studieuses de remise en forme. Cela nous permet de recaler les choses, de vérifier si tout va bien et leur donner un peu de repos, même s’ils restent au travail durant leur séjour.

Lors de chaque arrivée dans les écuries, chaque cheval passe en quarantaine, et un bilan sanitaire est réalisé (un bilan de forme et un bilan sur toutes les maladies potentielles). Tant qu’ils ne sont pas bien, ils ne peuvent pas entrer dans les cours. Nous travaillons aussi avec Equiways à la mise en place d’un système de biosécurité. Et nous sommes labellisés EquuRES.

Enfin, j’aimerais dire à tous vos lecteurs qui veulent découvrir les écuries Diane qu’ils sont les bienvenus : ce sera une joie de leur faire visiter le centre et de leur montrer notre travail.

L’autre actualité de cette fin d’année, c’est l’évolution dans l’organisation de la structure…

Après avoir travaillé au début en famille, notamment avec mon père, je suis désormais la seule dirigeante de l’entreprise. Cela fait deux ans que nous ne collaborons plus au quotidien, mais le dossier n’est totalement refermé que depuis octobre dernier. Vis-à-vis de mes clients, il est important pour moi de préciser que les écuries Diane, c’est moi, Diane Lybeck… et que Diane Lybeck ne travaille que pour les écuries Diane !

Quand j’ai pris ma liberté, tout s’est fait dans une parfaite continuité. D’abord, j’ai évidemment le même outil de travail, puisque nous sommes installés au même endroit avec le même matériel ! Ensuite et surtout, nous avons conservé les mêmes collaborateurs, ceux qui ont fait la réussite des écuries Diane. Je profite d’ailleurs de votre interview pour remercier tous mes clients pour leur fidélité, mon équipe qui est vraiment merveilleuse, et mon mari Philip qui m’a toujours soutenue. La belle aventure continue, avec toujours l’ambition de donner le meilleur aux chevaux, en mêlant le meilleur de la tradition et le meilleur de l’innovation.

ÉCURIE DIANE

Adresse : ÉCURIES DIANE

HARAS DU CORNICA

14130 REUX​