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The Auction by Arqana, une première qui va faire date

Institution / Ventes / 06.12.2019

The Auction by Arqana, une première qui va faire date

The Auction by Arqana, une première qui va faire date

Jeudi soir, au cœur de Paris, le Cirque d’Hiver Bouglione accueillait l’acte II de The Auction by Arqana. Cette vente de chevaux de sport, d’un format inédit, a enregistré des résultats très encourageants, avec un top price à 560.000 €.

La première vente aux enchères de chevaux de sport en France remonte au mois de mai 1969, avec la vacation de Poitiers organisée par l’O.G.C.S. sous la direction de Jean de Laurière. Il y a tout juste cinquante ans, la France était alors, avec l’Irlande, la nation de référence en termes d’élevage. Ces deux nations ont pourtant rapidement été détrônées. En un demi-siècle, tout a changé, la Belgique et les Pays-Bas, partis de zéro dans les années 1970 se sont imposés, avec l’Allemagne, comme la plaque tournante du commerce et de l’élevage de chevaux de sport à travers le monde.

Arqana s’est associé aux meilleurs. Une bonne partie des principaux marchands internationaux y sont établis depuis deux décennies. Aussi, il est logique qu’en compagnie de la Française Virginie Couperie, The Auction By Arqana rassemble ce jeudi un panel venu d’outre-Quiévrain : Jos Lansink (Néerlandais devenu Belge en 2001), Ludo Philippaerts (Belge), Joris de Brabander (Belge), Carlos Pinto (installé en Hollande), Christophe Ameeuw (Belge)… Commerçants par nature, les Belges et les Hollandais ont rapidement compris que pour valoriser au mieux leurs chevaux, il fallait être capable de trouver des clients hors des canaux traditionnels, en particulier en Asie, aux États-Unis et dans les pays du Golfe. Et c’est la raison pour laquelle ils ont décidé de s’associer avec Arqana pour créer The Auction. Les professionnels des sports équestres ont constitué un catalogue d’exception, alors qu’Arqana a apporté son expertise en matière de ventes aux enchères.

Plus qu’une vente, un véritable show. Pour attirer une clientèle exceptionnelle et internationale, avec un budget au-dessus de la moyenne, il faut être capable de proposer un contexte hors normes. Ce jeudi, le beau monde avait rendez-vous au Cirque d’Hiver Bouglione. Son décor tout en velours, ses jeux de lumière et de musiques, tranchent avec tout ce que l’on peut connaître dans les ventes de chevaux de sport ou de chevaux de course. C’est un peu comme si on organisait la vente de l’Arc sous la tour Eiffel ! La soirée a débuté vers 21 h 30. Dans un premier temps, le public a assisté au tirage au sort des équipes Riders Masters Cup, une compétition transcontinentale. Après le tirage au sort et un spectacle d’acrobatie poétique, leurs élèves et propriétaires ont pu enchérir sur les 18 lots qui ont été présentés sur ce ring assez exceptionnel. Il était aussi possible de bidder sur internet et une bonne partie des lots ont d’ailleurs été adjugés à distance.

Des résultats très encourageants. Les quatre yearlings ont été vendus pour des sommes allant de 26.000 à 120.000 €, des sommes à mettre en rapport avec les coûts de production limités des chevaux de sport. Le yearling vendu 120.000 € est une fille de For Pleasure (qui officie à 4.000 €). Les chevaux à l’entraînement ont changé de main pour des tarifs allant de 80.000 à 560.000 €. Le top price de la vente était le seul cheval né en France du catalogue : Dakota de l’Ardrais (Urlevent du Bary). Racheté 10.000 € lors des ventes Fences 2016, il a ensuite pris la direction des écuries Philippaerts. Septième du championnat de Belgique des 6ans, il est annoncé comme un futur cheval de Grand Prix.