Budget et programme au Conseil d’administration de France Galop

Institution / Ventes / 13.01.2020

Budget et programme au Conseil d’administration de France Galop

La réunion mensuelle du Conseil d’administration de France Galop s’est déroulée ce lundi au siège, à Boulogne-Billancourt.

Le vote du budget 2020, la modification du régime des primes aux éleveurs, la prochaine session de l’European Pattern Committee ainsi que le fonctionnement du Fonds Éperon et la présentation de la première partie du programme plat et obstacle de 2020 ont constitué les principaux sujets de l’ordre du jour.

Budget 2020 : maintien des encouragements au niveau de 2019

Les administrateurs ont validé le budget 2020 dont les points les plus importants sont :

  • le maintien des encouragements au niveau de 2019 ;
  • le maintien de l’enveloppe globale de la rémunération des sociétés régionales ;
  • un résultat net de France Galop très proche de l’équilibre financier (-1.8 M€) ;
  • une capacité d’autofinancement qui redevient nettement positive et permet de couvrir les besoins en investissements de France Galop.

Ce budget s’appuie sur les hypothèses suivantes :

  • une stabilisation globale des enjeux enregistrés en 2019 ;
  • la captation des efforts conséquents de réduction de charges au PMU et chez France Galop, à Equidia et au GTHP ;
  • la consolidation du développement du chiffre d’affaires de France Galop hors paris hippiques (sponsoring, billetterie et produits d’hospitalité les jours de courses, événementiel hors courses).

Une réorganisation du programme de sélection des 2ans sera proposée à l’European Pattern Committee

Le Conseil d’administration a également débattu des différentes propositions qui seront formulées par France Galop lors de la prochaine session de l’European Pattern Committee qui se tiendra le 23 janvier prochain.

C’est au sein de cette instance que France Galop a obtenu ces dernières années de pouvoir promouvoir plusieurs courses de sélection comme le Qatar Prix de Royallieu (Gr1), le Shadwell Calvados (Gr2) ou encore le Prix Six Perfections Sky Racing (Gr3), etc.

En revanche, lorsque le rating d’épreuves de sélection est régulièrement en-deçà des seuils exigés, leur rétrogradation est envisagée, selon certaines règles.

Cette année, France Galop sollicitera l’E.P.C. pour valider une réorganisation du programme de sélection des 2ans en vue d’une meilleure progressivité.

Le détail de ces mesures sera développé après cette session traditionnelle du début d’année qui vise à organiser et harmoniser le calendrier international de l’année qui débute.

Comment fonctionne le Fonds Éperon ?

Secrétaire général du Fonds Éperon, Jean de Chevigny a rappelé les missions, l’organisation et le bilan d’actions de cet organisme mis en place en 2005, participant au financement de nombreux projets de la filière équine.

Ce budget annuel de 9,6 millions d’euros, dont 3,2 millions affectés aux concours de la Société hippique française (qui peut ainsi jouer un rôle de "société-mère" des chevaux de sport) est alimenté par France Galop et Le Trot, représentés par trois membres sur les huit réunis au Comité d’engagement du Fonds.

Le Fonds Éperon a pour mission de soutenir des "projets novateurs et structurants, en contribuant au développement des territoires".

La participation du fonds ne peut dépasser 50 % d’un budget, mais son adhésion entraîne souvent, par effet de levier, l’attribution de financements publics qui ne seraient sans doute pas captés par la filière sans cette validation initiale.

En 2018, le Fonds Éperon a été sollicité sur un total d’une centaine de dossiers dont plus de 70 ont été encouragés, principalement dans le domaine de la recherche vétérinaire équine, de la veille sanitaire, du bien-être équin, de la formation et du soutien aux personnes porteuses d’un handicap. On citera parmi eux, au cours des dernières années, un soutien au développement du Réseau d’épidemio-surveillance en pathologie équine (Respe), et la création du site de recherche dans la lutte antidopage de Goustranville (Calvados).

Toutes les décisions du Comité d’engagement sont détaillées sur le site www.fondseperon.com.

France Galop modernise sa communication

Une vidéo d’Olivier Delloye expliquant les points essentiels de ce Conseil d’administration a été publiée sur la chaîne youtube de France Galop, et relayée sur les réseaux sociaux. Pour la consulter, cliquez ici (https://youtu.be/7j3I43qLBFs).

Olivier Delloye explique cette stratégie : « On nous a parfois reproché de ne pas suffisamment communiquer. En plus de nos outils habituels, les communiqués de presse relayés par les medias hippiques, nous avons donc souhaité moderniser notre communication, dans un format particulièrement propice à la diffusion sur les réseaux sociaux. L’idée est de toucher plus de monde, plus rapidement, et de varier les intervenants en fonction des conseils : le président, ou les vice-présidents pourront par exemple intervenir sur des sujets politiques. »

Présentation du programme 2020 - Première partie

Les administrateurs ont pris connaissance du programme du premier semestre dans les deux disciplines et des avis rendus par les Commission techniques.

PLAT

Parmi les nouveautés prévues, on peut relever :

  • de nouvelles conditions pour les Classe 2 de 3ans à Paris et en régions dans le but d’offrir plus d’opportunités aux gagnants de maiden ;
  • une densification des Dimanche de ParisLongchamp avec l’ajout de deux courses supplémentaires riches en partants. Ces réunions passeront donc à 10 courses (hors journée du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe) ;
  • le développement des courses de Classe 3 chez les 3ans, avec trois épreuves de plus en 2020 après l’expérimentation réussie de 2019 ;
  • l’utilisation d’un nouveau parcours de 1.300m sur la nouvelle piste de ParisLongchamp, soit le tracé des 1.400m mais avec arrivée au premier poteau ;
  • deux nouvelles opportunités de handicap de type "événement" sur courte distance pour les 3ans grâce à deux épreuves disputées sur les 1.300m de la P.S.F. de Deauville.

OBSTACLE

Quelques changements de date dans le programme de courses de Groupe et Listed pour mieux préparer les chevaux à leurs principaux objectifs. Exemples :

  • Le Prix Miror est programmé le 7 mai au lieu du 28 mai pour amener sur le Prix Questarabad, le 7 juin.
  • Le Prix Jean Stern se déroulera le 19 avril au lieu du 25 pour laisser 28 jours avant le Prix Ferdinand Dufaure. Le Gr2 pour 4ans sur le steeple vient également enrichir le programme de la réunion du Prix du Président de la République.
  • Le Prix Robert de Clermont-Tonnerre est avancé au 24 février, à 19 jours du Prix Troytown, et non plus treize jours, ce qui permet de courir les deux courses.

Parmi les autres modifications notables :

  • la distance du Prix La Barka passe de 3.900m à 4.300m ;
  • réduction de moitié du nombre de courses à valeur handicap initialement prévues dans le programme de mars à fin-août 2020 ;
  • réduction du nombre de courses P.M.H. avec gains cumulés (haies et steeple) pour le calcul des pénalités : 10 courses P.M.H. disputées à Nîmes, Le Pin, Vittel et St Brieuc sont concernées. Ceci principalement pour permettre à des jeunes chevaux de débuter en steeple sans surcharge.

Validation du résultat de la consultation sur la répartition des primes aux éleveurs

Le vote électronique relatif au rétablissement de la prime à l’éleveur pour les chevaux d’âge, sans augmenter l’enveloppe globale, s’est conclu ce vendredi 10 janvier à midi sur un taux de participation de 30,9 %, soit 1.622 votants.

Interrogés sur deux options possibles de répartition des primes aux éleveurs, la majorité des électeurs s’est exprimée en faveur de l’option 2 qui a recueilli 72,9 % des suffrages. Celle-ci consiste en un taux de prime identique quel que soit l’âge du cheval.

Cette mesure sera rétroactive au 1er janvier 2020. Les primes à l’éleveur perçues sur des performances obtenues à l’étranger n’ont pas été modifiées.

C’est la première consultation de ce type jamais organisée par France Galop, et probablement dans le monde de l’hippisme. La mobilisation des éleveurs est très satisfaisante compte tenu des délais imposés par le calendrier et d’une période de début d’année peu propice aux sollicitations de ce type. En outre, la marge très nette en faveur de l’option retenue valide de façon indiscutable le verdict des urnes.