Caroline Bonin : « Devenir entraîneur a toujours été mon rêve »

Courses / 22.01.2020

Caroline Bonin : « Devenir entraîneur a toujours été mon rêve »

Titulaire d’un permis d’entraîner depuis 2017, Caroline Bonin vient d’obtenir sa licence d’entraîneur public. À 33 ans, la jeune femme compte bien surfer sur la vague de ses bons résultats.

Jour de Galop. - Quel a été votre parcours ?

Caroline Bonin. - Issue d’une famille de gens de chevaux, j’ai suivi malgré tout un cursus scolaire classique et obtenu ma licence de cavalière à 16 ans. À 18 ans, j’ai arrêté mes études de gestion pour consacrer ma vie aux chevaux et je suis entrée au service d’André Fabre durant deux ans, chez lequel j’ai obtenu ma licence de jockey. J’ai ensuite travaillé à différents postes chez mon père, Alain Bonin, pendant sept ans : garçon de voyage, jockey, assistant entraîneur… Je me suis aussi occupée de la gestion des pensions. En 2013, je me suis installée à Pau où j’ai travaillé un peu chez Christian Delcher Sanchez, puis chez François Rohaut pendant plus de deux ans. En 2017, j’ai décidé de me consacrer à mes deux enfants, tout en gardant les chevaux comme passion en obtenant mon permis d’entraîner. À ce jour, j’ai obtenu 10 victoires et 34 places avec 80 partants, soit presque de 50 % de réussite. J’ai notamment remporté 6 courses avec mon cheval de cœur, French Plaisir (Linngari), qui m’a permis de m’imposer en plat et en obstacle. C’est lui qui m’a propulsée ! Actuellement, je veille sur un effectif de quatre chevaux.

Qu’est-ce qui vous a motivée à passer professionnelle ?

Depuis que je suis toute petite, le métier d’entraîneur a toujours été mon rêve. Les trois dernières années d’expérience personnelle avec mes chevaux m’ont poussée à franchir le cap de par les résultats, d’autant que certains propriétaires m’ont stimulée dans ce sens. C’est grâce à French Plaisir que j’ai autant de chevaux en propriété ; c’est lui qui m’a motivée à passer professionnelle. Je crois en l’avenir de notre profession, d’autant que plusieurs jeunes se bougent pour que le métier perdure et qu’on puisse encore avoir de belles années devant nous : je pense à Gabriel Leenders ou encore à Hector de Lageneste, par exemple, mais il y en a plein d’autres !

Quelles sont vos ambitions au niveau de votre écurie ?

J’ai l’intention de rester à Pau, et j’espère pouvoir lancer mon activité publique le 1er mars. Je pense démarrer avec une dizaine de pensionnaires et tourner avec un effectif de 20-25 chevaux maximum par an, afin de rester proche de mes chevaux et de mes propriétaires. Si tout se passe bien, je devrais avoir un nouveau client étranger d’ici peu. J’ai l’intention d’entraîner des chevaux de plat et d’obstacle de toutes les races, que ce soient des pur-sang, des arabes, des anglos… Tout m’intéresse, je ne suis pas fermée !