Ensemble

Courses / 05.01.2020

Ensemble

Par Adeline Gombaud

Après deux semaines de pause, nous sommes heureux d’entamer avec vous une nouvelle année. Ensemble : c’est ainsi que les courses retrouveront le chemin de la croissance. L’une des forces de notre univers est son polymorphisme. On court à Paris et dans les régions. On admire les champions et on chérit les bons serviteurs. On aime se retrouver entre passionnés et on apprécie tout autant de faire découvrir notre sport aux néophytes.

Notre diversité ne doit pas être synonyme de division. La suppression des primes à l’éleveur pour les chevaux d’âge a été vécue comme une injustice. Édouard de Rothschild a su faire marche arrière et dans les jours qui viennent, les éleveurs choisiront par vote électronique le taux qui leur semble le plus équitable. Ensemble, parce que le travail consenti pour élever un cheval encore performant à plus de 6ans n’est pas différent de celui qui a permis de faire émerger un "classique".

Il faut se réjouir qu’à ParisLongchamp, la jeunesse dorée aime venir boire un verre… même si celui-ci leur coûte cinq fois plus cher que le verre de blanc servi au Lion-d’Angers. Ensemble dans la passion, mais de façon intelligente, parce que l’on ne se divertit pas de la même façon dans notre capitale et dans nos campagnes.

Ensemble, mais pas isolés. Le grand défi des courses, c’est de retrouver une place dans la société. Une société qui revendique un retour à la nature… mais sans en avoir tous les codes. C’est pour cette raison que nous ne devons tolérer dans nos rangs aucun écart dans notre relation au cheval. La société s’indigne de la cravache ? Nous devons nous attaquer au problème, de façon frontale, et même si cela remet en cause nos traditions.

De la même façon que le plat et l’obstacle doivent marcher main dans la main – et sur ce point, la composition du nouveau Conseil d’administration de France Galop offre des garanties solides –, le galop ne doit pas s’opposer au trot. Ensemble, pour parler d’une seule voix à l’État qui nous a encore montré en fin d’année qu’il n’était pas prêt à nous signer un chèque en blanc.

Ce vivre ensemble, il faut le cultiver à tous les niveaux. Ensemble aussi dans nos entreprises, avec le respect des efforts consentis par ceux qui sont rarement sous le feu des projecteurs. Pour que les jeunes aient envie de faire carrière dans notre univers. Parce qu’une victoire ne se construit jamais seule.

Ce que je nous souhaite, en ce début d’année, c’est une année riche en succès. Prenons exemple sur le cheval, cet animal magnifique doté d’un champ de vision proche des 360 °. Prenons le temps de regarder autour de nous, ne laissons personne sur le côté de la route. Veillons à vivre ensemble.