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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Sibylle Vogt fait appel d’une décision qui n’est pas une première

Courses / 17.01.2020

Sibylle Vogt fait appel d’une décision qui n’est pas une première

Sibylle Vogt fait appel d’une décision qui n’est pas une première

La sanction infligée à la femme jockey allemande Sibylle Vogt fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux. Retour sur les faits.

Le 11 janvier, à Deauville, San Salvador (Lord of England), entraîné par Carmen Bocksai, est favori du Prix Swain (Classe 2). Après avoir mené, le cheval est pris de vitesse dans la ligne droite. Il termine cinquième (sur sept) sous la selle de Sibylle Vogt. Suite à ce qu’ils considèrent comme une contre-performance, les commissaires des courses appellent les deux femmes. Sibylle Vogt écope d’une suspension de huit jours, « pour avoir empêché d’apprécier les capacités réelles de San Salvador, en raison de son choix de monte inopportun, contraire aux instructions de l’entraîneur ».

Dans la salle des commissaires, Sibylle Vogt a admis qu’elle avait pour consigne de monter le cheval dans son action, en allant devant, car le cheval n’avait qu’un train. Elle a aussi reconnu ne pas avoir assuré un train suffisamment soutenu. Carmen Bocksai a quant à elle déclaré que le rythme lent en début de parcours imprimé par son jockey était certainement la cause de la contre-performance du cheval. Comme c’est la règle dans ce genre de cas, le dossier a été transmis aux commissaires de France Galop, et le jockey a la possibilité de faire appel. C’est ce qu’a fait Sibylle Vogt, et l’appel sera jugé jeudi prochain. À froid, les commissaires de France Galop vont avoir tout le temps nécessaire — ce qui n’est pas forcément le cas des commissaires des courses — pour décortiquer la carrière de San Salvador, examiner la façon dont le cheval est monté habituellement, etc. À la lumière de cette étude, et après avoir entendu la femme jockey, ils prendront leur décision.

Si ce cas n’est pas fréquent, il n’est toutefois pas inédit. En avril 2019, le jockey David Brassil avait écopé sur l’hippodrome d’une mise à pied de huit jours à la suite d’une troisième place de la jument Dominicaine, montée en dernière position à plusieurs longueurs du peloton. Là aussi, la monte avait été jugée « inopportune », empêchant « d’apprécier les capacités réelles de la jument ». Le dossier avait été transmis aux commissaires de France Galop et David Brassil avait fait appel. En appel, les commissaires de France Galop avaient infirmé la décision prise par les commissaires des courses.