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Jour de Galop

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EN RÉGION - Jean-Claude Ravier : « L’axe principal est de faire vivre nos hippodromes »

Institution / Ventes / 13.02.2020

EN RÉGION - Jean-Claude Ravier : « L’axe principal est de faire vivre nos hippodromes »

Jean-Claude Ravier, président de la société des courses de Lyon, vient tout juste d’être nommé à la tête de la commission des régions, en compagnie de Jean-Baptiste Andréani. Si les projets portés par la commission seront connus dès la première réunion, prévue dans quelques semaines, quelques pistes se dessinent déjà.

Jour de Galop. - Quels sont les projets qui seront portés par la commission ?

Jean-Claude Ravier. - Il est encore un peu tôt pour se prononcer. Avec Jean-Baptiste Andréani, conseiller d’Édouard de Rothschild et qui présidera également cette commission, nous avons identifié plusieurs problématiques. Bien évidemment, l’axe principal est de faire vivre nos hippodromes. Ce qui est sûr également, c’est que nous voulons rendre la commission plus interactive, en concertation avec la Fédération nationale, dans l’intérêt général des courses.

C’est-à-dire ?

Par définition, cette commission réunit tous les présidents de conseils et de comités régionaux. On voudrait l’animer un peu différemment, avec plus de transversalité. Il y a de bonnes idées à prendre un peu partout en France. L’idée est de faire remonter ce qu’il se passe en région afin que tout le monde puisse en profiter. Trois ou quatre réunions de travail seront organisées dans cet esprit cette année. À la demande du président, Jean-Baptiste Andréani a déjà fait le tour de nombreuses régions, des problématiques lui ont été remontées. On prendra des idées et il faudra qu’elles collent avec les impératifs des sociétés mères et du PMU. Par ailleurs, il faut essayer de voir si les bonnes idées sont transposables sur d’autres hippodromes.

Vous évoquiez votre volonté de faire vivre les hippodromes. Justement, comment comptez-vous enrayer la baisse de fréquentation ?

Il y a un constat assez saisissant. Aujourd’hui, il est parfois moins difficile de faire vivre un hippodrome qui organise une ou deux réunions par an qu’une plus grosse structure, où 20 à 30 réunions sont à l’affiche. L’idée est probablement de trouver de grandes dates par région à répartir entre hippodromes et de mettre les moyens pour faire vivre ces réunions. Comment fidéliser un public quand un hippodrome accueille parfois une réunion le lundi soir, puis le mardi midi la semaine suivante et enfin une nocturne le jeudi soir lors de la troisième semaine ? C’est impossible ! Nous devons privilégier des rendez-vous réguliers, facilement identifiables pour le public et communiquer dessus. Tout le monde a son avis à donner sur le sujet et une vraie réflexion doit être menée.

La question de la mutualisation des infrastructures revient souvent également…

Nous n’avons plus les mêmes moyens qu’avant. Tous les hippodromes ne peuvent pas bénéficier des mêmes investissements. La fédération a commencé à mutualiser tant les ressources que les infrastructures. Cela va dans le sens de l’intérêt général. Pour les ressources, on voit qu’une des solutions pour les hippodromes est de privatiser leurs locaux quand il n’y a pas d’épreuves.

La question du bien-être animal est désormais au cœur du débat. Que peut-faire la commission ?

Les préoccupations ne sont plus les mêmes qu’il y a cinq ans. Le monde des courses est scruté de près en ce qui concerne le bien-être animal. Cela va de pair avec l’évolution climatique. Nous sommes confrontés désormais à de très fortes chaleurs pendant l’été, avec des répercussions sur la santé des hommes et des chevaux. Il faut que nous trouvions une réponse. Il est également difficile de justifier l’arrosage des pistes lorsqu’il y a des restrictions d’eau. Évidemment, nous ne pouvons pas répondre à toutes les problématiques auxquelles nous sommes confrontés, mais il faut toutefois les garder à l’esprit lorsque nous mettrons en place nos projets.