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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

EN RÉGIONS - Bordeaux repart au combat

Courses / 19.02.2020

EN RÉGIONS - Bordeaux repart au combat

Bordeaux-Le Bouscat organise ce samedi sa première réunion de l’année destinée aux galopeurs. L’occasion pour Jean-Michel Descamps, le président de la Société de courses, de réaffirmer son désir d’accueillir davantage de réunions.

Par Guillaume Boutillon

Tout est prêt sur l’hippodrome du Bouscat pour la première réunion réservée aux galopeurs de l’année, comme nous l’explique Jean-Michel Descamps : « Quelques travaux ont été menés. Nous avons refait les écoulements d’eaux des boxes et un rond destiné aux jeunes chevaux, comme le préconisaient les professionnels. Nous avons la chance que Bordeaux métropole nous reverse la dotation sur les jeux, alors nous pouvons procéder à ce type d’investissements. » Concernant les pistes, le président, qui entame son sixième mandat à la tête de la société, nous précise : « Seul le parcours de steeple a fait l’objet d’un petit réajustement. Le bull-finch a été repensé, car il posait quelques problèmes. Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait à Pau, qui nous a fourni les végétaux. Nous avons également insonorisé le mur. Les températures plus que clémentes nous permettent d’avoir des pistes en parfait état. D’une manière générale, nos pistes sont toujours en très bon état. Lorsqu’en fin de saison, on voit que nos pistes sont comme neuves, on se dit que l’on ne court peut-être pas assez chez nous ! »

Sous-exploité ? Si contrairement à 2019, Bordeaux ne perd pas de réunions, Jean-Michel Descamps estime que son hippodrome pourrait supporter davantage de réunions : « Nous espérions une meilleure répartition des courses d’Enghien et de Maisons-Laffitte. On aurait mérité mieux à ce niveau-là, j’en suis convaincu. J’ai rencontré monsieur Détré, le nouveau président du Conseil de l’obstacle, et j’en attends beaucoup. Il m’a semblé très réceptif à nos problèmes, qui, en réalité, sont ceux de la province. » C’est en tout cas sur le plan sportif que Jean-Michel Descamps estime que sa revendication est légitime : « Les entraîneurs nous le disent et les résultats le prouvent : Bordeaux prépare bien à Auteuil. Et les nombreux entraîneurs installés à Royan ou même ceux de Pau aiment venir chez nous. » 

L’arrivée du tramway. Aucun chantier d’envergure n’a été mené sur l’hippodrome du Bouscat. La vraie nouveauté est l’arrivée du tramway le 29 février. Jean-Michel Descamps nous explique : « Le tram D a été prolongé et desservira directement notre hippodrome. Cela aura un impact sur la fréquentation. De quel ordre ? Nous ne savons vraiment pas. Mais c’est une vraie chance. Nous allons beaucoup communiquer dans les jours qui viennent là-dessus et nous prévoyons plusieurs animations le 29, le jour de l’inauguration » Comme la majorité des hippodromes qui organisent fréquemment des réunions, Bordeaux connaît un problème de fréquentation : « Les réunions en semaine ne drainent pas grand-monde, quelques centaines de personnes tout au plus. Le week-end c’est beaucoup mieux, mais cela dépend vraiment des horaires. Lorsqu'elles sont organisées en matinée, c’est parfois dur. En revanche, l’affluence et les enjeux sont au rendez-vous lorsqu’elles se déroulent l’après-midi. Ce sentiment est partagé par beaucoup de sociétés de régions. Les régions ne sont pas gâtées avec les horaires avancés du week-end. Le problème se situe vraiment là, car pour les réunions en semaine, nous sommes tous logés à la même enseigne. » Grâce à une politique de location des salles pour des conférences et des séminaires, et l’installation de la direction régionale du PMU il y a plusieurs mois à l’étage de la tribune, la Société des courses de Bordeaux parvient à faire vivre au quotidien son hippodrome : « Il est devenu vital de diversifier nos ressources. Le restaurant est ouvert tous les jours par exemple et fait le plein. À partir de mai, tous les soirs, nous mettrons en place les "Terrasses éphémères". Sur le modèle des afters, nous allons cibler un nouveau public. »