Le mot de la fin - Cadences infernales

Le Mot de la Fin / 27.02.2020

Le mot de la fin - Cadences infernales

En mai 1968, des militants de gauche placardaient sur les murs de Paris des affiches arborant le slogan : « À bas les cadences infernales ! » Cette année, ce même slogan pourrait être repris, mais dans un contexte et un sens bien différents. En effet, l’Australie de 2020, un fief du libéralisme économique, ne partage pas franchement les mêmes orientations que les protestataires français de la fin des années 1960… Partout dans le monde, les nocturnes sont très prisées par le public. Mais pour les professionnels, parfois, le constat est différent. Par le biais de l’entraîneur John Moloney, les professionnels installés en Australie viennent de lancer un cri d’alarme face à la multiplication de ce type de réunions durant l’été [notre hiver, ndlr] dans l’État de Victoria : « Les jockeys disent qu’ils ont du mal à suivre, tout comme mes confrères et leur personnel. Tout le monde travaille plus d’heures, car il y a deux nocturnes désormais et la dernière épreuve a lieu plus tard qu’avant. Si je présente des chevaux lors de ces réunions, mes salariés sont fatigués et me demandent un jour de congé le lendemain. La réalité est la suivante aujourd’hui : il vous faut deux équipes, l’une qui fait la réunion de course et l’autre qui est à l’écurie, parce que vous avez besoin de leur donner du temps libre en échange de passer leur nuit à travailler aux courses. »