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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Olivier Peslier, ambassadeur des courses françaises aux quatre coins du globe !

International / 21.02.2020

Olivier Peslier, ambassadeur des courses françaises aux quatre coins du globe !

Olivier Peslier, ambassadeur des courses françaises aux quatre coins du globe !

Tout le monde adore Olivier Peslier ! Et notamment dans les pays arabes. D’ailleurs ce jeudi, lors du tirage au sort des places à la corde à Doha, le pilote français avait clairement les faveurs des professionnels locaux. Ce globe-trotter au flegme incomparable a un agenda bien rempli cet hiver dans le Golfe.

Jour de Galop. - Vous avez été l’un des premiers jockeys français à venir monter au Qatar pendant ce festival. Comment s’est fait le contact ?

Olivier Peslier. – C’est Alban de Mieulle et le cheikh Abdullah bin Khalifa Al Thani qui m’ont incité à venir monter ici. Ma première victoire pour eux, en France, remonte à 1996. Par la suite, quand les courses se sont développées au Qatar, je suis venu de plus en plus régulièrement à Doha. Tout a été bâti de zéro, car au départ, il n’y avait absolument rien ici.

Quelle relation entretenez-vous avec le cheikh Abdullah bin Khalifa Al Thani et Alban de Mieulle ?

Mes contacts avec le cheikh sont relativement peu fréquents car c’est une personne avec un agenda extrêmement chargé. Néanmoins, c’est toujours un grand plaisir de pouvoir discuter avec lui, comme lorsqu’il vient aux ventes de Deauville par exemple. Logiquement, j’ai des contacts très réguliers avec Alban de Mieulle. Pour chaque monte, nous nous parlons au téléphone. Un bon dialogue entraîneur-jockey, c’est essentiel pour bâtir l’avenir d’une écurie, pour façonner les jeunes chevaux, décider d’un programme…

Que représente l’Amir Sword pour vous ?

Chaque pays à un événement phare dans sa saison, comme les Breeders’ Cup aux États-Unis, le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe en France, Royal Ascot en Grande-Bretagne… Pour toutes les personnes impliquées dans les courses au Qatar, le festival de l’Amir Sword représente une échéance de ce niveau. C’est leur grand objectif. Ce type de meeting, c’est aussi l’occasion de rencontrer ou de retrouver des professionnels venus de tous les pays, mais également de valoriser certains chevaux. Localement, cela participe grandement à la popularisation du sport hippique.

Vous allez aussi régulièrement monter en Arabie saoudite. Comment appréhendez-vous la première édition de la Saudi Cup ?

Je connais très bien l’hippodrome de Riyad. Au fil des années, je l’ai presque vu se construire et j’ai même monté sur l’ancien champ de courses. C’est Jean-Pierre de Gasté et le prince Badr qui m’ont fait découvrir les courses saoudiennes. La piste en gazon est superbe. Celle en dirt est très belle aussi. J’aime beaucoup aller là-bas, car ce sont des parcours où l’on ne rencontre pas de problème.

Un représentant de votre épouse, King Malpic, sera du voyage. Comment appréhendez-vous cette échéance ?

Il va faire sa rentrée, malheureusement, car nous n’avons pas d’épreuves pour préparer ce type d’échéances internationales. Dès lors, il n’est pas évident de viser ces compétitions du Golfe. J’espère que le programme va évoluer pour faciliter le travail des entraîneurs français qui veulent viser l’international. Nous avons le beau temps, dans le Sud-Ouest, mais pas les épreuves pour offrir une rentrée à des sujets du niveau de King Malpic (King’s Best).

Est-ce que cela vous amuse toujours autant de voyager aux quatre coins du monde l’hiver ?

Absolument ! C’est toujours très agréable. Et puis quand vous êtes à Doha, vous pouvez prendre le temps de discuter avec les entraîneurs et les propriétaires, dans un contexte qui favorise la convivialité. Car plus tard, durant la saison européenne, le rythme est tellement intense que vous n’en avez pas souvent l’opportunité ! Pour certains jockeys, je pense à ceux qui travaillent les chevaux le matin et qui vont aux courses l’après-midi, c’est vraiment très difficile. Enfin, il faut aussi souligner la qualité de l’accueil ici au Qatar. Le QREC fait de grands efforts et tout est très bien organisé.