Punk

Le Mot de la Fin / 14.02.2020

Punk

La scène se déroule en octobre 1976. Alain Pacadis, journaliste mythique de l’underground parisien, se rend aux États-Unis pour une série d’articles sur la scène musicale new-yorkaise. Lou Reed, les New York Dolls, les Ramones ou encore les Talking Heads : une révolution est née. Il la racontera notamment dans Un jeune homme chic, paru en 1978 et réédité en 2002. Entre deux concerts, il interviewe Alan Vega, le chanteur de Suicide, un groupe punk dont l’œuvre a profondément influencé la scène des années 1980 et 1990, inspirant une longue série de musiciens (Sisters of Mercy, Soft Cell, Peaches, Dive, Sigue Sigue Sputnik, Stereolab, ADD N to X, 69…). Alan Vega « n’hésite pas à casser des bouteilles ou à s’ouvrir la joue pendant ses prestations scéniques ». À la question : « De quoi parles-tu dans tes lyrics ? », le chanteur répond : « De la richesse et de la mort, des avions, des chevaux de course. Jouer aux courses est ce qui m’intéresse le plus après le rock. Nous sommes très punk, tu sais… » Quelques minutes plus tard, il suspendra l’interview pour aller jouer avant que son bookmaker ne ferme. Le pari hippique, une autre forme de subversion ?