Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le galop (en 2020)

Institution / Ventes / 28.02.2020

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le galop (en 2020)

Hier (vendredi), France Galop tenait sa traditionnelle conférence de presse de présentation du programme. L’exposé des officiels a été court, mais pas le jeu de questions-réponses qui a eu lieu après ! Là, tout y est passé : le dopage, Maisons-Laffitte, la cravache, le tracking, les sponsors, le bien-être animal, etc.

Par Anne-Louise Echevin

Non, on ne lâche rien sur le dopage !

La nouvelle avait créé des émois sur les réseaux sociaux : LeTrot aurait annoncé son souhait de ne plus contrôler que deux chevaux dans les Quintés, le gagnant et un cheval tiré au sort. Président de France Galop, Édouard de Rothschild a dit : « Nous ne faisons pas d’économies sur la lutte antidopage. Nous comptons y aller encore plus fort ! » France Galop souhaite maintenir le nombre de contrôles antidopage dans les courses événements, ayant conscience qu’une réduction de ces contrôles pourrait être perçue négativement. Les administrateurs de France Galop sont en discussion avec ceux du Trot sur le sujet. Par ailleurs, France Galop a annoncé lors de son conseil d’administration, qui a eu lieu mardi, intensifier son programme de contrôle à l’entraînement et à l’élevage.

Maisons-Laffitte sans repreneur…

Aucune nouvelle d’un éventuel repreneur ni d’une nouvelle société de courses impliquant la mairie, a confirmé Olivier Delloye, directeur général de France Galop…  

Du côté du centre d’entraînement, les travaux entamés il y a plusieurs mois s’achèvent. Les Noires ont été rénovées, Fromainville est doté d’obstacles dernière génération. L’Office national des forêts a lancé un appel à projets sur les parties lui appartenant et France Galop devrait se positionner sur les pistes jaunes. Olivier Delloye a par ailleurs indiqué qu’il y avait des contacts avec des professionnels, nouveaux ou déjà installés, pour venir à Maisons-Laffitte.

La cravache, stop ou encore ?

À l’international, c’est le débat le plus brûlant entre animalistes et courses : la cravache. Certains souhaitent son interdiction pure et simple, d’autres pensent que nos règles (et Dieu sait qu’elles sont nombreuses) sont très bonnes. Édouard de Rothschild a dit : « Les lobbies animalistes sont des lobbies. Quand on leur concède la main, ils veulent le bras. Je ne suis pas certain que la stratégie doive tourner autour d’eux. Cependant, on constate que l’image projetée par la cravache, le bruit qu’elle fait, sont des éléments négatifs et repoussants pour une partie du public. Je crois donc qu’il faut mener une réflexion équilibrée sur le sujet : une cravache tenue back hand comme aux États-Unis ? La cravache sans lâcher les rênes ? Ce serait déjà une option forte et un symbole sur le plan de l’image. Au final, ma conviction est qu’il faut se diriger vers des règles claires. »

La cravache n’est pas utilisée de la même manière dans tous les pays et, à ce titre, les réunions sud-américaines font grincer des dents (mais on pourrait en dire autant de certaines courses américaines). Henri Pouret a commenté : « Nous avons remonté les cas de problèmes de cravache à nos interlocuteurs sud-américains et nous leur avons demandé de prendre des mesures strictes à ce sujet, sinon les contrats ne seront pas renouvelés. »

On va avoir le track(ing) !

Certaines courses de galop ont bénéficié du tracking ces derniers mois. En 2020, ces données seront disponibles à chaque réunion à Chantilly, Deauville et ParisLongchamp. Olivier Delloye : « Nous avons aussi fait quelques tests intéressants à Auteuil et l’objectif est d’utiliser ces données dès cette année sur des réunions événementielles. Reste à se demander quelles données il nous faut restituer : je ne suis pas certain que la vitesse des 400m aux 200m ou des 200m à l’arrivée soit aussi importante en obstacle. Peut-être plutôt la distance supplémentaire parcourue ou le nombre de foulées ? Il ne faut pas oublier que le tracking doit être aussi un levier pour attirer les parieurs… »

Le Jockey Club et le Grand Steeple orphelins ?

Si vous allez sur le site de France Galop, vous constaterez que Qipco n’est plus associé au Prix du Jockey Club et que ZeTurf ne l’est plus au Grand Steeple-Chase de Paris. Deux de nos plus beaux Grs1 sont-ils orphelins ? Ce n’est pas écrit. Olivier Delloye : « Concernant le Grand Steeple-Chase de Paris, rien n’est encore arrêté. Pour le Prix du Jockey Club, l’engagement de Qipco était pour trois ans et le contrat n’a pas été renouvelé. Cependant, nous espérons retrouver un sponsor pour la course et cela dès cette année. »

Le souci du Jockey Club est aussi qu’il peine à trouver son public, là où le Prix de Diane, associé à l’élégance (et aux chapeaux), attire du monde. Olivier Delloye a ajouté : « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’avoir 6.000 personnes le jour du Jockey Club. La réunion est magnifique mais elle ne trouve plus son public. Nous continuons de réfléchir sur le sujet et sur la stratégie à mettre en place : le Jockey Club est, sportivement parlant, une belle réunion, qui doit pouvoir attirer un public d’amateurs et de passionnés de courses. » Toutes les pistes sont étudiées par France Galop.

On harmonise quand sur le bien-être ?

Le Royaume-Uni vient de dévoiler un plan de cinq ans sur le bien-être animal dans les courses. Les États-Unis, sous la pression des lobbies animalistes, sont en train de bouger. Idem pour l’Australie. En France, les associations de défense des animaux sont très calmes comparées à celles des pays anglo-saxons : nous n’avons pas cette culture du lobby. Mais, à plusieurs, nous sommes toujours plus forts et, jusque-là, nous avons plutôt l’impression que chacun bouge ses pions de son côté.

Olivier Delloye : « Il y a beaucoup de communication dans les différents pays du monde et je trouve cela salutaire. Le sujet du bien-être est central pour notre sport et il n’y a pas un pays qui y échappe. Il existe une volonté de coopération internationale, comme l’a montré la récente Asian Racing Conference avec la mise en place d’une charte au niveau international. Cela reste une charte, mais c’est un signal fort. Du côté de la France, je dois dire que nous sommes plus forts pour faire que pour communiquer, mais nous faisons beaucoup de choses : lutte antidopage, sécurité des obstacles, aménagement des hippodromes, la reconversion avec la mise en place du financement d’Au-delà des pistes. Ce n’est pas encore assez : la France des courses, c’est le trot et le galop, et il nous faut mettre en place une gouvernance sur le sujet. Le grand public ne fait pas de distinction : nous sommes les courses. Le sujet du bien-être est bien présent dans les esprits de France Galop et du Trot et nous sommes en contact pour travailler dessus. »

Henri Pouret a souligné le rôle de l’IFAR (International Forum for the Aftercare of the Racehorses), qui chapote les différentes initiatives sur la reconversion et s’est tenu en marge de l’Asian Racing Conference. L’IFAR a applaudi le travail de la France sur le sujet et, d’ailleurs, la Japan Racing Association va s’inspirer de notre système pour lancer son "Au-delà des pistes".

Les 2ans bientôt à la loupe

C’est une demande de l’European Pattern Committee (EPC) à France Galop : se pencher sur le programme des 2ans en France. « C’est un bon projet et, à mon avis, il n’y a aucun inconvénient à le réaliser », a réagi Édouard de Rothschild. Henri Pouret, directeur général adjoint de France Galop, et Olivier Delloye ont indiqué que les contours de la réflexion n’étaient pas encore décidés mais que la mise en place de cette demande de l’EPC est proche. Et les différents acteurs des courses (propriétaires, entraîneurs, éleveurs, etc.) seront consultés.

Dur dur pour les Listeds en région

Après chaque réunion de l’EPC, on constate que les Listeds régionales sont en souffrance. Un casse-tête pour France Galop. Henri Pouret a commenté : « Une orientation politique a mis en place ces Listeds de province. Force est de constater que cela ne marche pas, même avec des tentatives de sensibilisation des entraîneurs. Nous avons pris des mesures cette année pour tenter de sauver le Delahante. Et nous avons pris, dans le passé, des mesures pour sauver d’autres Listeds : cela avait marché avec le Grand Prix du Nord, rapatrié à Chantilly, mais nous n’avions pas réussi avec le Prix des Sablonnets, transféré sur la P.S.F. de Deauville par exemple. Il est difficile de mettre toutes les Listeds à Paris. » Le but de l’EPC n’est pas de rétrograder en masse : ce n’est pas un organisme punitif mais son rôle est de s’assurer « que le black type européen a de la valeur. » Par ailleurs, il n’est pas impossible que des Classes 1 provinciales puissent passer Listeds dès 2021…

Vers un European Pattern Committee de l’obstacle ?

Concernant l’obstacle, chaque pays européen fait un peu "à sa sauce". La philosophie n’est pas totalement la même en France qu’en Grande-Bretagne ou en Irlande. Pour autant, la mise en place d’un Pattern Committee européen de l’obstacle est une possibilité. Henri Pouret a commenté : « C’est une hypothèse qui est évoquée et nous accueillons l’idée favorablement. L’idée n’est pas d’aller aussi loin que le plat mais il y a un grand intérêt à ce que les trois grands pays de l’obstacle européens se parlent régulièrement, pour une bonne coordination et ne serait-ce que pour faire mieux connaissance. L’obstacle est une discipline importante en Europe et il est dans notre intérêt d’avoir l’ambition de faire quelque chose ensemble. »

L’open-stretch devrait revenir

L’open-stretch a ses fans… et ses détracteurs. Il devrait être de retour cette année, dans la même configuration qu’en 2019 : Poules d’Essai et dimanche du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. De plus, la piste de ParisLongchamp ne sera pas utilisée entre les Arc Trials et le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, puisque le Prix du Prince d’Orange a été avancé au dimanche du Prix du Moulin de Longchamp, où il y aura aussi la Coupe de Maisons-Laffitte (réservée aux 4ans et plus).

Nous ne reviendrons pas sur tous les sujets de programme car nous les avons déjà abordés dans de précédentes éditions suite à la réunion de l’European Pattern Committee.

Pour retrouver les modifications sur le programme de sélection, cliquez ici http://www.jourdegalop.com/2020/01/programme-de-selection-a-quelle-sauce-sera-t-on-mange

Pour retrouver les transferts de Maisons-Laffitte, cliquez ici http://www.jourdegalop.com/2020/02/a-la-une-la-coupe-de-maisons-laffitte-et-le-prince-d-orange-a-parislongchamp

Pour retrouver les modifications ou évolutions des conditions générales des courses au galop en 2020, cliquez ici http://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/modifications_ou_evolutions_des_cg_2020_date_applica_tion_au_01_03_2020.pdf

Et le programme dans tout ça ?

Blague à part, la conf’ de presse de vendredi était d’abord et avant tout celle du programme ! En voici les principaux faits saillants.

DU CÔTÉ DU PLAT

Pierre Laperdrix, responsable calendrier et programme, a présenté les nouveautés – ou confirmations – en plat.

Les hongres, au jour dans le Moulin

France Galop a fait le choix d’ouvrir plusieurs courses aux hongres. Nous avons parlé des Qatar Prix Foy et Niel (Grs2), mais il y a aussi le Prix du Moulin de Longchamp (Gr1), les Prix Greffulhe et Hocquart (Grs2, menacés de rétrogradation) ou encore le Prix de Fontainebleau (Gr3).

Légers, légers…

Les cas de surcharge dans les Groupes et les Listeds énervent plus d’un professionnel et France Galop a donc apporté des modifications de ce côté-là. Les surcharges pour les placés de Groupe ont disparu (cela concerne trente-cinq Listeds et deux Groupes) et les durées de qualification et de surcharge sont réduites, avec une prise en compte de six mois à huit mois maximum : les courses d’avril font référence à août N-1, celles de mai à septembre N-1, et ainsi de suite.

Exemple concret avec le Prix d’Harcourt : en 2019, des chevaux comme Intellogent (Intello), gagnant du Qatar Prix Jean Prat (Gr1) l’année précédente, et Nocturnal Fox (Farhh), gagnant du Prix Hocquart (Gr2) en juin 2018, rendaient respectivement 3 kilos et 1,5 kilo à Ghaiyyath (Dubawi). En 2020, avec ce nouveau système, ils auraient été à poids égal.

Au bon souvenir d’Arcangues

L’European Pattern Committee a validé la création d’une nouvelle Listed à Deauville, sur les 2.500m P.S.F. On sait désormais que cette Listed aura lieu le 17 décembre 2020 et qu’elle s’appellera Prix Arcangues.

Rappelons que plusieurs Listeds sont menacées en 2021 – et que la rétrogradation des Listeds et des Gr3 est automatique aux ratings : Prix Delahante, Coupe de Marseille, Derby du Midi et Prix Maurice Caillault. Concernant le Prix Delahante, il passe sur 1.800m. Un groupe de réflexion est mis en place pour les autres courses.

Les Jeuxdis… de Deauville !

Les Jeuxdis de ParisLongchamp sont attendus avec une grande impatience par plusieurs membres de la rédaction de Jour de Galop… Et nous serons comme d’habitude présents au meeting de Deauville, qui aura aussi ses propres Jeuxdis, avec des semi-nocturnes tous les jeudis du mois d’août. Joie ! Le but, à Deauville, est aussi d’organiser les courses à jours fixes pour permettre au public de mieux s’y retrouver dans le programme : ainsi, on va courir à Deauville les mardis, jeudis, samedis et dimanches. Pour Clairefontaine, ce sera donc les lundis, ou mercredis et vendredis.

Et les "Dixmanches" de ParisLongchamp

Nous avions déjà abordé la question des dimanches à dix courses de ParisLongchamp. Il y a eu quelques précisions : l’amplitude horaire de ces réunions ira de 13 h 30 à 18 h 40. Il n’est pas impossible que le dimanche de l’Arc soit aussi avec dix courses mais rien n’est acté – et serait-ce vraiment pertinent ? Il n’y aura en revanche pas dix courses le 12 avril (pour Pâques) ni le 25 octobre (nuit oblige).

DU CÔTÉ DE L’OBSTACLE

Stephan Kalley, responsable du programme obstacle, a annoncé les différents changements et ajustements concernant le programme des sauteurs.

On change de dates et de distances

Comme nous nous en sommes rendu compte lundi dernier, le Prix Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3) a retrouvé son ancienne place, en ouverture de la saison d’Auteuil. Parmi les autres Groupes d’Auteuil avancés, on retrouve le Jean Stern (Gr2), qui passe le 19 avril pour être à vingt-huit jours du Ferdinand Dufaure (Gr1), à la demande des entraîneurs.

Changement de distance pour La Barka (Gr2) : devenu consolante de la Grande Course de Haies d’Auteuil, le Prix La Barka avait été passé sur 3.900m. Mais les 3.900m sont un autre sport que les 5.100m du Gr1 : La Barka passe donc sur 4.300m.

On perd aussi du poids en obstacle

Comme en plat, les surcharges font régulièrement grincer les dents des professionnels de l’obstacle. France Galop a constaté que les chevaux réguliers – même sans gagner – sont pénalisés par les gains accumulés et a donc décidé de ne plus pénaliser via les gains mais par le niveau des courses gagnées.

Stephan Kalley a détaillé les changements impliqués avec l’exemple du Robert de Clermont-Tonnerre de ce lundi. Avec les conditions 2019, un cheval comme Poly Grandchamp (Poliglote) aurait porté 72 kilos. Ce lundi, avec les nouvelles conditions, il était à… 67 kilos ! De même, Cafertiti (Fairly Ransom) s’est élancé en 2020 au poids de 66 kilos alors que, sous les anciennes conditions, il aurait été à 71 kilos.

Un mal pour un bien

Les Prix Rohan et Achille Fould ont été rétrogradés du rang de Listed par France Galop, n’ayant pas le rating jugé suffisant pour conserver ce label. C’est un mal pour un bien car le programme va de fait s’ouvrir pour les gagnants de ces courses, qui n’avaient pas d’autres choix que de se frotter directement aux meilleurs…

Notons par ailleurs que le calendrier – le 1er novembre tombant un dimanche – fait que la réunion du Grand Steeple-Chase de Compiègne ne sera pas support d’événements. Cela ne veut pas dire que ce sera le cas tous les ans. La réunion devrait commencer à 12 h 15.

Et si on se faisait un petit bilan, au calme…

La conférence a démarré par un bilan rapide 2019 et un premier point sur 2020. Olivier Delloye a tenu à adresser quelques mots à François Boulard, directeur programme et région, lequel va passer cette année la main à Pierre Laperdrix. Ce dernier a ensuite dressé un bilan rapide de l’année 2019 et de ce début d’année 2020.

Petit bilan positif… et ajustements !

Pierre Laperdrix a fait un bilan des orientations 2019 et de leur résultat, dont certains points ont été abordés ce jeudi à Vincennes lors de la conférence de clôture du meeting d’hiver. Il y a eu en 2019 une baisse de 23,1 % sur les courses premium, soit 3.267 courses en moins avec une progression de 38,6 % des enjeux moyens sur les courses françaises. Malgré la baisse de l’offre, les enjeux se sont donc quasiment maintenus par rapport à 2018, à - 0,7 %.

Le dimanche, c’est plus de France !

Une baisse plus importante des enjeux a été constatée les dimanches (- 3,4 %), d’où une volonté de remuscler ces journées. En 2020, il y aura donc un ajout d’une réunion française en semi-nocturne le dimanche – passage de 16 à 24 courses – et, en contrepartie, moins de courses étrangères. Et nous avons déjà vu des "super dimanches" galop (à Pau) ou trot-galop (à Cagnes-sur-Mer).

Conséquence de ces dimanches densifiés, les enjeux nationaux trot et galop 2020 sont, au dimanche 16 février 2020, en hausse de 5,1 %. La hausse est encore plus importante au galop – + 10,9 % – et il s’agit d’un effet mécanique : avec deux réunions 1 donc support d’événements en plus, le galop est parti à la hausse. Il y a eu un échange avec nos amis du trot sur ces Quintés : les trotteurs ont cédé deux événements hivernaux, dont ils ne manquent pas, et le galop donne en échange des événements en mars, période très dense. Solidarité !

Retrouvez toutes les annonces détaillées de la conférence du programme 2020…

… En cliquant ici http://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/ppt_conference_programme_et_calendrier_2020b.pdf