Adel Sefiane : « Avec France Galop, nous faisons tout notre possible pour améliorer le service sur les hippodromes »

Autres informations / 08.03.2020

Adel Sefiane : « Avec France Galop, nous faisons tout notre possible pour améliorer le service sur les hippodromes »

Adel Sefiane, titulaire d’une licence de gentleman-rider, a pris en charge la restauration sur l’hippodrome de Saint-Cloud en mai 2019 et a ensuite remporté l’appel d’offres lancé au cours de l’été. À quelques jours de la première réunion clodoaldienne 2020, le trentenaire va une nouvelle fois tout mettre en œuvre avec France Galop pour satisfaire le public. 

Jour de Galop. - Depuis le 1er mai 2019, vous assurez la restauration à l’hippodrome de Saint-Cloud. Que comptez-vous proposer cette année ?

Adel Sefiane. - J’ai prévu de proposer une nouvelle carte à la clientèle de l’hippodrome, avec de nouveaux produits, et elle sera disponible à partir de dimanche prochain. Des sandwichs et des desserts faits maison seront disponibles au hall des propriétaires, à chaque réunion. Plus haut, dans le salon des propriétaires, il y aura des sushis, des sashimis, de la charcuterie, du fromage… mais aussi une ardoise de la mer, avec du saumon fumé et de la terrine de saumon. Au restaurant panoramique, nous proposerons une carte un peu plus relevée. Je tiens d’ailleurs à remercier France Galop et William Panis, responsable de la restauration sur les hippodromes de l’institution, de la confiance qu’ils m’accordent. Nous avons également le projet d’ouvrir de manière permanente la brasserie Tanerko de Saint-Cloud, et de proposer des événements sur le site. L’ouverture permanente de la brasserie va permettre de lisser les charges, ce qui entraînera une baisse des prix. À côté de cette activité, je dirige aussi deux restaurants japonais : l’un à Fontainebleau, qui est ouvert depuis sept ans, et l’autre à Chantilly, que j’ai ouvert l’an dernier. J’ai d’ailleurs créé ma propre marque, J Sushi.

Que pensez-vous de la restauration sur les hippodromes ?

Les hippodromes attirent généralement une clientèle d’habitués ; sur les gros événements, ça marche très bien. Il faut réussir à fidéliser sa clientèle, et je pense qu’il faut faire une communication plus large pour attirer des néophytes sur les champs de courses. Personnellement, j’ai invité mes propres clients à venir sur les hippodromes à plusieurs reprises, et ils ont été ravis. Étant moi-même un socioprofessionnel, j’ai été client de différents types de restauration, ce qui m’a permis de faire le point sur ce qui n’allait pas. Avec France Galop, nous faisons tout notre possible pour améliorer le service. Au niveau des tarifs, cela peut parfois sembler excessif pour certains clients, mais n’oublions pas qu’il faut mobiliser beaucoup de personnes pour proposer différents types de restauration. Si on ne revoit pas les tarifs à la hausse, on est en perte.

En parallèle, vous détenez également une licence de gentleman-rider. Comment êtes-vous venu au monde des courses ?

Durant leur pause, certains de mes cuisiniers profitaient de leur temps libre pour aller jouer dans un PMU tout proche. Cela m’a donné envie d’essayer, d’autant que j’étais déjà passionné par les chevaux ; par le passé, j’ai fait du concours hippique et participé à plusieurs concours de saut internationaux. Ensuite, j’ai commencé à monter à l’entraînement à Maisons-Laffitte, chez Alain Bonin, puis je me suis rendu à Lamorlaye, chez Mickaël Seror, qui m’a permis de passer ma licence d’amateur. Ces dernières années, j’ai monté régulièrement à l’entraînement chez Robert Collet, à raison de deux ou trois fois par semaine, et j’ai pu me mettre en selle l’après-midi à six reprises. J’ai même obtenu mon agrément de propriétaire et eu un cheval de course, Bonsaï (Fastnet Rock), qui m’a offert une première victoire, à Deauville, en mars 2018. Récemment, je n’ai pas eu le temps de venir à l’écurie le matin, mais j’espère remonter cette année. C’est grâce au Club des gentlemen-riders et des cavalières que j’ai pu créer un partenariat avec France Galop, car ils m’avaient dit que l’institution recherchait quelqu’un pour gérer la restauration à Saint-Cloud. De cette manière, je joins l’utile à l’agréable !

L’année dernière, vous avez fait le buzz en portant secours à un policier, durant l’acte 18 des Gilets Jaunes. Une vraie attitude de "gentleman" !

Pour moi, c’est une attitude normale : si quelqu’un est en détresse, c’est naturel de l’aider ! Ce jour-là, je me rendais à l’hippodrome d’Auteuil. En apprenant que c’était l’anarchie aux Champs Élysées, j’ai décidé de faire un petit détour pour voir la situation par moi-même. Quand j’ai vu ce policier à terre, je n’ai pas hésité à le protéger, mais ce n’est pas un acte héroïque : je n’ai fait que mon devoir. Au début, je ne voulais pas en parler, mais des gens m’ont reconnu sur la vidéo de la scène et m’ont dit que ça ferait une belle histoire à raconter. J’ai été interviewé par BFM TV et France 3, et j’ai eu la chance d’avoir un article sur le site d’Equidia, ce qui est plutôt sympa. Mais, depuis, ma vie n’a pas changé (rires) !