Antoine Hamelin s’envole pour Hongkong

Courses / 23.03.2020

Antoine Hamelin s’envole pour Hongkong

Auteur d’une honorable saison 2019, avec 71 succès en France à la clé, Antoine Hamelin s’apprête à donner un nouveau tournant à sa carrière. Le jeune homme s’est envolé ce lundi pour Hongkong, où il va vivre une expérience inédite.

Jour de Galop. – Quand avez-vous décidé de partir à Hongkong ? Pourquoi avez-vous décidé de vous y rendre ?

Antoine Hamelin. – Tout est allé très vite, puisque cela s’est décidé hier [lire dimanche]. À l’heure où je vous parle, je suis à l’aéroport, et j’arriverai demain à Hongkong. Le Hong Kong Jockey Club cherchait à faire venir des jockeys de l’étranger, et ils m’ont sélectionné pour passer plusieurs mois là-bas. J’ai obtenu une licence provisoire jusqu’au 17 juillet ; je serai donc de retour à temps pour attaquer le meeting de Deauville. À la base, je devais partir à Hongkong à la fin du mois. Mais étant donné que les frontières sont en cours de fermeture, j’ai dû partir plus tôt que prévu, et j’ai réussi à trouver un vol à 18 h. Ce fut une décision très hâtive, mais comme les courses sont à l’arrêt en France…

Êtes-vous déjà allé à Hongkong ? Une fois arrivé là-bas, comment va se dérouler votre quotidien ?

Oui, j’y suis allé à la fin de l’année 2012 pour monter Saônois (Chichicastenango), dans la Hong Kong Cup (Gr1). J’y étais resté dix jours. Entre-temps, j’avais essayé d’y retourner à deux reprises sans succès, et je suis ravi de cette opportunité qui s’offre à moi aujourd’hui. Dès mon arrivée, je vais être placé en quarantaine durant 14 jours. Ensuite, ce sera à moi de me débrouiller ! Je pars sans avoir signé de contrat avec quiconque. J’ai un agent sur place qui va m’aider, au début. Jules Susini et Alexis Doussot vont également me donner un coup de main depuis la France, pour me lancer. Ensuite, ce sera à moi de démarcher les clients. Je pars un peu dans l’inconnu, mais ça me plaît : je suis un aventurier !

Qu’attendez-vous de cette expérience ? Quels sont vos objectifs ?

Honnêtement, tout s’est passé si vite que je n’ai pas eu trop le temps de réfléchir… Mais mon but est de découvrir de nouvelles choses, une nouvelle culture, et bien sûr de gagner des courses. J’ai toujours rêvé de monter à l’étranger ; je me suis déplacé un peu partout dans le monde, et à chaque fois, j’ai les yeux grands ouverts comme un gosse ! Les courses à l’étranger sont moins tactiques qu’en France ; ce sont des courses où le meilleur gagne, ce qui n’est pas toujours le cas ici.

Quel bilan tirez-vous de votre saison 2019 ?

J’ai fait une saison correcte. Elle n’a pas été exceptionnelle, car j’ai connu une période très creuse, mais il y a eu des circonstances atténuantes. Dans l’ensemble, je suis plutôt content, même si je n’ai pas gagné de Groupe. Ma collaboration avec Henk Grewe a été assez fructueuse. C’est quelqu’un avec qui j’aime vraiment travailler ; il n’a pas besoin de me donner beaucoup d’ordres, c’est clair entre nous. Vu les circonstances actuelles, je ne sais pas comment va se dérouler le reste de la saison pour moi en France. Pour le moment, je vis au jour le jour !