CORONAVIRUS - Malgré l’épidémie, l’entraînement continue

Institution / Ventes / 18.03.2020

CORONAVIRUS - Malgré l’épidémie, l’entraînement continue

Lundi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé à la télévision. Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le président de la République a annoncé une série de restriction, notamment en ce qui concerne les déplacements. Dans ce contexte, comment s’organise l’entraînement ?

Par Christopher Galmiche

Après l’arrêt des courses, les équipes de France Galop doivent parvenir à fonctionner en sous-effectif. D’où la fermeture des gazons, il faut en effet du personnel pour reboucher les trous.

Ce mardi après-midi, Matthieu Vincent, directeur des hippodromes et centres d’entraînement de France Galop (Deauville, Chantilly, Maisons-Laffitte), nous a confié : « À Chantilly, tout est ouvert sauf le gazon (Aigles, Lamorlaye, Coye-la-Forêt). Nous avons un service de hersage ouvert du lundi au samedi dans les horaires habituels (6 h 30-13 h). À Maisons-Laffitte, tout est ouvert sauf Fromainville et le Rond Adam. Le reste des pistes en sable reste accessible. Les pistes sont entretenues, hersées et arrosées. Nous n’ouvrons pas le dimanche car nous sommes en service minimum. À Deauville, tout est ouvert sauf le gazon. La situation peut évoluer, en fonction de la météo, et surtout à l’approche de la reprise des courses. L’idée est que les entraîneurs et les chevaux puissent être prêts dès que les courses redémarreront. Le point positif, c’est qu’il fait beau. Mais nous allons arriver dans une période où il va falloir très vite commencer à réarroser les pistes en sable, ce qui est prévu aussi. Nous donnerons une priorité aux pistes de travail (canter et galop de chasse). Sur les trois sites, en termes d’alimentation pour chevaux, cela circule, les vétérinaires aussi. »

Des effectifs équins qui vont momentanément baisser. Avec la perspective de plusieurs semaines sans courses, les effectifs vont être amenés à s’adapter et Matthieu Vincent détaille : « Des chevaux sortent de l’entraînement. Nous aurons moins de chevaux sur les centres. Certains entraîneurs ont fait sept lots ce mardi matin  [parce qu’il y avait déjà moins de personnel disponible, ndlr] . » Pour faire face à la fluctuation du personnel, les professionnels ont plusieurs options : « Faire varier le nombre de lots ou ne garder à l’entraînement qu’une partie de l’effectif. »

Du côté des hippodromes. Si les chevaux ne foulent pas les pistes des hippodromes parisiens, ce n’est pas pour autant que celles-ci sont abandonnées. Matthieu Vincent poursuit : « C’est important de le dire : les pistes sont tondues et entretenues pour être prêtes à repartirÀ Auteuil et Saint-Cloud, nous avons réussi à garder une équipe pour finir le battage des pistes après les courses du week-end dernier, afin que tout soit propre. La tonte et l’entretien des pistes restent de mise, comme s’il y avait les courses. Il faut les maintenir en très bon état et que nous soyons prêts à repartir. Pour les espaces verts, nous fonctionnons à 50 %. Nous nous occupons seulement du rond de présentation. Le reste, nous arrêtons : priorité à la piste.