France Galop répond au Syndicat des propriétaires

Institution / Ventes / 27.03.2020

France Galop répond au Syndicat des propriétaires

Président du Syndicat des propriétaires, Serge Tardy avait fait deux propositions à France Galop, qui lui a répondu (par la voix d’Olivier Delloye) dans le courrier dont nous publions ici les extraits les plus importants.

« Vous proposez tout d’abord que France Galop mette en place une indemnité compensatoire d’arrêt provisoire d’activité, financée par les allocations et les primes propriétaires non distribuées durant l’interruption des courses. Cette recommandation nous semble tout à fait pertinente. Nous convenons avec vous que l’ensemble des propriétaires a besoin du soutien de l’institution en cette période marquée par l’absence de courses. De plus, une aide de ce type bénéficierait indirectement aux entraîneurs, qui auraient plus de chances de garder l’ensemble de leurs effectifs de chevaux à l’entraînement. C’est important pour l’équilibre de leur exploitation mais c’est aussi décisif dans la perspective de la reprise des courses, où nous aurons besoin d’avoir un maximum de chevaux prêts à vite retrouver la compétition.

Néanmoins, comme vous le savez, l’absence quasi totale de recettes, pour une durée indéterminée, fait peser un risque très élevé sur la trésorerie de la société mère. Aussi, l’aide financière que vous suggérez ne peut s’envisager que dans le cadre d’un accord avec l’État. C’est d’ailleurs dans ce sens que nous travaillons chaque jour, conjointement avec LeTrot, et avons déjà entamé des discussions avec l’État, lequel a tout à fait conscience de l’impact financier de cette crise sur l’intégralité de la filière. Nous vous tiendrons informés de nos avancées dès que nous serons en mesure de le faire mais sachez que ce type d’aide est très clairement intégré dans nos demandes.

Votre deuxième proposition porte sur l’allongement du temps quotidien d’utilisation des centres d’entraînement. Nous avons demandé un examen attentif de la situation sur le terrain. Il ressort de la consultation auprès des entraîneurs que ceux-ci ne réclament pas l’allongement des plages horaires d’ouverture des pistes. Chacun d’entre eux essaie au contraire de réduire le temps de travail de ses équipes et d’adapter les lots, et veille scrupuleusement au respect des règles d’hygiène et de sécurité afin de protéger les salariés. Les équipes de France Galop ont, dans cet objectif, mis en place un protocole qui a été diffusé aux entraîneurs. Celui-ci semble satisfaire la grande majorité de la profession.

En outre, il est nécessaire de réduire l’exploitation à une plage horaire réduite et délimitée pour ne pas donner l’impression aux populations qui vivent à proximité des centres d’entraînement que ceux-ci fonctionnent au-delà de la normale alors que les habitants sont contraints au confinement. Nous limitons ainsi les risques de plaintes de la part des gens vivant aux alentours. Pour votre information, c’est précisément les problèmes auxquels sont confrontés les professionnels de Newmarket en ce moment.

Dans l’attente de pouvoir échanger de vive voix avec vous et de vous apporter des nouvelles positives, je vous remercie une nouvelle fois de votre contribution et reste à l’écoute de toutes les bonnes idées.

Comme l’a dit le président de Rothschild, nous sommes convaincus que le secteur des courses saura démontrer une nouvelle fois la résilience exceptionnelle dont il est capable. »